‹ Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIVChapitre 32 sur 76 · NOBLESSK ET TERRES TITRÉES · texte numérisé non relu

NOBLESSK ET TERRES TITRÉES

Quoique cette partie de la Normandie ait moins d'étendue que les autres qui composent les généralités de Rouen et de Caen, il ne laisse pas dy avoir beaucoup de principaux seigneurs de la cour et de maisons illustres, qui y possèdent des terres.

On ne parle point de Madame la grande duchesse de Toscane (i), qui possède le tiers du domaine du duché d'Alençon, par la succession de Madame de Guise, sa sœur. On ne parle point aussy de Monseigneur le Prince (2) et de Monseigneur le Duc (3), qui possèdent, dans le Timerais, les terres et seigneuries de Sénonches, Bressolles, Dampierre-sur-Blevy, Mesnil-Thomas, la Salle et Tardais, depuis 1667.

De Monseigneur le comte de Toulouse (4) qui possède le duché de Damville.

(i) .Martrucritc-Louisc d'Orlcans.lîllcdcCiaslon de lYanco, duc d'Orléans, née le 2K juillet 164.S, mariée le n> avril iO'')i, à (Onie 111 de Medicis. trrand duc de Toscane, morte à Paris le 17 septembre 1721.

(2) Ilenri-Jules de Bourbon, prince de Condé, tils du «rrand Condé, né en U^^^, mort en l7u^^ marie à Anne de UaviJre.

(.1) Louis, duc de HourN)n, fils du précédent, né le 11 octobre i'»'»o. mort en 1710, marie à Louise-l'ranv'oise. fille le«j:iliméc de lYance.

(4) Louis-Alexandre de Hourbon. comte de Toulouse, duc de Damville, de Penthièvre, de Chfiteauvillain et de RamN»iiillet, pair, amiral et «rrand veneur de l'rance, fils naturel de l-ouis Xl\\ né le 6 juin 107:',. Il avait acquis du prince et de la princesse de Kohan, la terre de Damville. par contrat du 21 juillet i(h;4, et il obtint le rétablissement de cette terre en titre de duché et pairie, par lettres du mois de septembre de la même année.

De iMonseigneur le duc de Vendosme (i)qui est engagiste, comme il a esté dit cy-devant, du domaine d'Argentan.

iMonsieur le duc de Bouillon (2), y possède le domaine de Conches et de Breteuil dépendant de celuy du comté d'Evreux.

Monsieur le comte d'Harcourt (3), le comté d*Harcourt dont relèvent dix-sept liefs, du nombre desquels est la baronnie de Beaumesnil (4).

Monsieur le comte de Marsan (5), par Madame son épouse

(i) Louis-Joseph, duc de Penthièvrc, puis duc de Vendôme, fils de Louis, duc de \ endômc, et arrière-petit-fils du roi Henri IV, né le 3o juillet 1654, célèbre gênerai, mort le 11 juin 1712, sans postérité.

(2) Ciodefroy-Maurice de la Tour II<^ du nom, duc de Bouillon, duc des duchés-pairies dWlbrct et Chûteau-Thierri, vicomte de Turenne, comte d'Hvreux cl dWuvorgnc, baron de la Tour. seig:neur de plusieurs autres grandes terres, pair et chambellan de France, mort en 1721, en sa 82* année.

(3) Alfonse-Ilcnri-Charles de Lorraine, comte, puis prince d'Harcourt, né le 14 août 1648, mort en février 1719. C'est en sa faveur, que le comté d'IIarcourt fut crij^c en principauté. — Harcourt (commune de Brionne, Eure), faisait autrefois partie de l'élection de Conches.

(4) lieaumesnil, chef-lieu de canton de l'arrondissement de Bcmay (Eure), autrefois de releclion de Bernay. Cette baronnie fut érigée en marquisat au wiU' siècle.

(5) Charles de Lorraine, cinquième fils de Henri de Lorraine, comte d'ilarcourl, d*.\rma;rnac, etc., grand-écuyer de France, né le H avril 1648, fui comle de Mar>an, sire de Pons, prince de .Mortagne, souverain de BcJcillc. marquis d'Anibîcville, baron de Miossens, mort le i3 novembre I7<».'î. Il avait épouse : i • en mars i6R3. Marie d'.Albret. veuve de Charles- Amanjeu d'Albret, sire de Pons, prince de Morlagne. fille unique de César- Phcbus d'Albret, comle de Miossens, maréchal de l'rance, gouverneur de Guyenne, morte sans enfants le 1 3 juin i^^^jz: y* le 22 février V^i, Catherine- Thérèse de Mali.^non. marquise de Lonrai. veuve du marquis de Seignelay. fille de Henri Cioyon, sire de Matignon lI vie la Roche-Guyon, comte

de la maison de Matignon, le marquisat de Lonray dont relèvent cinq fiefs, et qui est d'environ dix mille livres de revenu.

de Thorigni, marquis de Lonrai, baron de Saint-Lô, de Moyon et de la Roche-Tesson, marquis de la Luthemièrc, etc., lieutenant gênerai de la province de Normandie, gouverneur des villes de Cherbourg, Granvilleet Saint-Lô, mestre de camp du régiment royal cavalerie, mort en 1682, et de Marie-Françoise Le Tclîier, dame de la Luthumière, fille unique de François Le Tellier, seigneur de la Luthumière.

La marquise de Lonrai mourut en couches le 7 décembre 1699, âgée de 3q ans, laissant de ce second mariage deux fils et une fille, à savoir : Charles-Louis de Lorraine, prince de Pons, comte de Marsan, chevalier des ordres du roi, etc., né le 19 novembre 1696, marié le F»" mars 1714, à Elisabeth de Roquclaurc. fille du duc de Roquelaurc, lieutenant général des armées du roi ; 2" Jacques-Henri, prince de Lixcin, grand maître de la maison du duc do Lorraine, chevalier des ordres du roi, né le 24 mars 1698, marié le 19 juin 172 1 à Margucrite-Gabrielle de Beauveau, fille du marquis de Beauveau, tué le 2 juin 1734, à la tête du pont de Philisbourg, n'ayant point laissé d'enfants ; > Marie de Lorraine, née le 7 décembre 1699, morte le 16 du mémo ni<»is.

Le marquisat de Lonrai appartint, après la mort de Catherine-Thérèse de Matignon, à Taîné, fils no du premier mariage qu'elle avait contracté le 6 septembre 1679 avec Jean-iînpliste Colbert, marquis de Seignclay, ministre et secrétaire d'Ltat, commandeur et trésorier des ordres du roi, fils du grand Colbert. Llle avait obtenu, en i683, des lettres patentes, portant confirmation de lereclion de la terre de Lonrai en marquisat. De ce premier mariage, elle laissa cinq fils, dont l'aîné, Marie-Jean-Bapliste Colbert, marquis de Seignelai, hérita du marquisat de Lonrai. Reçu maître de la garde-robe du roi. en survivance du marquis de La Salle, en iCnyn, il fut nommé colonel du rêgimerit de Champagne, en 1702, brigadier d'armée le 20 juin 170?% et mourut le 20 février 171 2. Il avait épousé, le 10 janvier 1708, .Marie-Louise-Maurice de l'urstemberg, née princesse du Sainl-Kmpire, fille du prince de l'urstemberg. dont il eut .Marie- Louise et Marie-Sophie Colbert. Cette dernière, hcriîi ère des marquisats de Seignelai et de Lonrai,

Monsieur le duc de Saint-Simon (i), les terres et seigneuries de la Ferté (2) et Beaufort, depuis environ quatre-vingts ans.

Monsieur le comte de Médavy (3), maréchal de camp des armées du Roy et gouverneur de Dunkerque, la baronnie de Médavy dont relèvent sept à huit lîefs, et d'environ vingt-cinq mille livres de rente. Monsieur le comte de Grancey (4), son père, est gouverneur des ville et château d'Argentan ; le gouvernement est très ancien dans cette famille, qui est du nom de Rouxcl, et connue dans l'histoire pour illustre. Le

épousa, le 8 janvier 1724, Charles-François-Frédéric de Montmorenci- Luxembourp: I^ du nom, duc de Pi n ei - Luxembourg, et de Beaufort- Montmorenci, pair de France, prince d'Aigremont et de Tingri, seigneur de Prcci, ne le i3 décembre 1702, gouverneur et lieutenant général pour le roi de la province de Normandie, maréchal de France, mort le 11 mai 1764, si connu par ses relations avec J.-J. Rousseau. De ce mariage naquirent : 10 Anne-Maurice, née le 7 mars 1729. morte jeune ; 2» Marie-Françoise- S<^)phic, née le 6 novembre 17.32, morte le 6 janvier 1740: > Anne-François, né le 5 décembre 173.5, cnîonel du régiment de Touraine. Ce dernier vendit le domaine de Lonray à Thomas Mercier, écuyer, fourrier des logis de la reine. Kn i7«"/», il lui avait donné procuration, pour vendre et affermer le château de Lonrai et ses dépendances, à l'exception des terres du Plessis, Cuissai, Saint-Céneri, vendus précédemment. Thomas .Mercier devint dcliniiivenient acquéreur du domaine de Lonrai par acte du 17 janvier 1792. in Louis, duc de Saint-Simon, né en 1670, mort en 173.5, Fauteur des Mcmoircs.

«21 La Inerte- Vidame (Eure -et -Loire), chef-lieu de canton de raiTondissement de Dreux, autrefois de l'élection de Verneuil.

(3i jacques-Leonor Kouxel de Médavy-Cîrancey, maréchal de France, né en i'».33, mort en 17.53 (\'nir Victor des Diguières, les Rouxel de tSIèJarV' Grjriccy, p. 27<> et suivantes).

(4' Pierre II Rouxel, comte de Grancey. lieutenant généra! des armées du p'i. né en i^iCk mort en 1704.

comté de Granccy y a esté apporté par le mariage de Charlotte de Haultmer, fille de Guillaume de Haultmer (i), maréchal de France, lieutenant de Roy en Normandie, avec Pierre de Rouxel (2), baron de Mcdavy, gouverneur des villes d'Argentan et Verneuil en 1601.

Monsieur le Marquis de Nonant, dont la famille est du Plessis-Chastillon (3). Le marquisat de Nonant luy appartient par Madame sa mère, héritière de Monsieur le Conte qui a longtemps possédé cette terre. Il a esté cornette des chevauxlégers Dauphin, et ensuite colonel d'un régiment de son nom. Monsieur le marquis, son fils aisné, faisoit Tannée dernière sa première campagne.

Madame la marquise de Louvois (4), le marquisat de Messay.

(i) Guillaume de Haulcmcr, no en i.S.V au château de Fervaqucs, maréchal de l'Yance, comte, puis duc de Grancey, mort en 161 3.

(2) Pierre Rouxel, baron de Mêdavy, comte de Grancey, nù en i562, lieutenant crêncral au irouverncmcnt de Normandie, mort en 1618.

(3) André du IMcssis-ChAtillon. avait épousé, en 1 638, Catherine Le Conte, srcur et héritière de l-^ran^'ois-Pomponne Le Conte, marquis de Nonant. Au siècle dernier le marquisat de Nonant fut possédé par I-ouis du Plessis- ChAtillon. chevalier, lieutenant ironcral des armées du roi. Louis XV, par brevet du 4 octobre 172.".. lo nomma j^^ouverneurdWrjjentan: il jouit de ce gouvernement jusqu'en if.So. époque où il donna «a démission. Le roi par brevet du 27 janvier 17.S1. nomma à sa place, son fils. Marie- Félicité du Plessis-ChAtillon. héritière de ce marquisat, le porta en 17^10 à Mernarddc Narbonne-Pelel (Ch. du Mays. L'Atuicn C\fcrlcrjult, p. 7).

(4) La baronnie de Messci avait été érij^ée en marquisat en 162 1, en faveur de Joseph de Souvré. sieur du Kenouard. Ce dernier étant mort sans postérité, en \(M. tous les biens de la maison de Souvre passèrent à Anne de Sr>;ivré, marquise de Courlcnvaux, née le 3o ncnembre 1646, fille posthume et unique de Charles de Souvré, marquis de Courtenvaux, premier C"entilh'»mme de la chambre du roi, mort le 3 mai 1646, et de

iMonsieur le Marquis d'O, de la famille de Montaigu (i), et dont le père estoit conseiller au Parlement de Rouen ; le marquisat d'O. Il a servi longtemps le Roy dans ses armées, en qualité de colonel, et ensuite s'estant retiré du service, il a commandé la Noblesse de la généralité dWlençon à Tarrière-

Margucrile de Barcntin, morlc le îî février 1704. Anne de Souvré épousa, le 19 mars 1662, François-Michel Le Tellier, marquis de Louvois, ministre et secrétaire d'Kcat, chancelier des ordres du roi, qui obtint, en 1686, que Icrection de la baronnie de Alessei en marquisat fût maintenue en sa faveur. Louvois mourut le 16 juillet i6(;i, et la marquise sa femme, le 2 décembre 171 5. Parmi les sept enfants issus de ce mariage, Louis-François-Marie Le Tellier. marquis de Harbesieux, né le .3 juin 1668, chancelier de Tordre du Saint-Fsprit, secrétaire d'Ktat, mort le 5 janvier 1701, laissa de son second mariage avec Marie -Thérèse- Delphine- IZustochie d'Alègre, Maric- Magdelainc le Tellier. qui épousa le 3i mai 1717, l'rançoisduc d'IIarcourt, pair de l'rance. auquel elle porta en mariage, le marquisat de .Messei, et mourut le 10 mars 1735, sans laisser d enfants. A la mort du duc d'Harcourt, son mari, le 10 juillet 1750, Hyacinthe oc la Motte- Ango lit Tacquisition de celte terre que sa famille a possédée jusqu'en lîkyj, où elle fut vendue au comte de Redern (Lefaverais, Histoire des communes' du canton Je Messei. — Moreri. art. Le Tellier et Ilarci'url).

(i; La seigneurie d'O avait été érigée en marquisat, au mois de mai i'>i6, en faveur d'Alexandre de la (juesle, nieslre de camp du régiment de Champagne. 1-llc passa à Marguerite de la Caiesie, dame de Chars, sa nièce, mariée en août 1M2. à Pierre Scguier 11F du nom, seigneur de Soret, conseiller au parlement, puis maître des requêtes. L<»ui^e-Marie Seguier, marquise d*0. Jaiuc Je Soret et de Char>. leur lilie unique, ayant épouse Louis-Charles d "Albert, i\ue de Luynes et de ChcvrLi.se, pair et grand fauconnier de l'rance. vendit cette terre en 1647 .'i Pierre de Monlagu, baron d'Aunou-le-l'aucon. conseiller au parlement dv. U«.uen. Llle-méme mourut le i3 septembre l^3I.

l'n l'ôi, lors de la convocation des Trois l^lats pour la reunion des Liais généraux. Pierre de Monlagu. marquis d'^ ) fui. avec le ^eigneur deTouvoic,

IDO

ban et fut enfin choisy par Sa Majesté pour colonel du régiment des milices dWlençon, qu'il a quitté aussy dans la suite.

iMonsieur le comte de Tillicres(i), de la famille de le Veneur possède les comtés de Tillicrcs, Cârouges et la baronnie de Bourg ; cette famille est des plus distinguées de la province ; Ton compte parmy ses ancestres deux évoques d'Evreux (2), un de Lizieux qui a esté cardinal (3), des cordons bleus et un

nommé députe de la noblesse du Bailliage d'Alençon ; il figure dans la Recherche de Marie en i665 (de sable aux trois mains adextrées d'argent). Il avait épousé: 10 le i3 août 1637, Catherine Romère, et 20 le 9 juin 1659, Claude des Barres, veuve d'Antoine du Prat, seigneur de Vitaux. Du premier lit il eut Claude-Hugues de Montagu, écuyer, marquis d'O, baron d'Aunou-le-Faucon, capitaine des vaisseaux du roi, marié, le 11 février 1705 avec Mario-Camille Bruslé des Jouis. De ce mariage naquit Marie-Joseph- François-Claude de Montagu, écuyer, marquis d'O, né le 25 février 1718, reçu pai;^c en 1728.

(1) Jacques-Tannegui Le Veneur, comte de Tillières et de Carrouges, fils de François le Veneur, comte de Carmuges, mort le i.S avril 1607, et d'Anne Favier du houllai, fille de Jacques Favier du Boullai, fut fait brigadier des armées du roi en 1702, et é|»usa Michelle-Gabrielle du Gué de Bagne )ls, fille de Louis Dreux du Ciué de Bagnols, conseiller d'État ordinaire, dont il eut Jacques-Tannegui le Veneur, né le 17 novembre 1700.

(2} Ambroise le Veneur, fils de Philippe le Veneur, baron de Tillières, du Homme et du \alquicr et do Marie Blosset, dame de Carrouges, évoque d'Evreux en i5ii, mort le 2.1 septembre i.S3().

Gabriel le Veneur, fils de Jean le Veneur, chambellan du roi, baron de Tillières, seigneur du Homme et de Carrouges et de Gilonne de Montejean, fille de Louis, seigneur de .Montejean, succéda à son grand-cmcle, sur le siège d'Fvreux. après lui avtiir clc donné comme coadjuteur en i532, avec le titre d'cvêque de Thessalonique. Il mourut le 16 mai 1 754 au château de Tillières.

(.3) Jean le Veneur, frère d'Ambroise le Veneur, évéque d'Evreux, succéda à son oncle Etienne Blosset, comme évéque et comte de Lisieux,

— lOI

ambassadeur (i) en Angleterre sous Louis xiii. Celuy-cy est colonel du régiment des Cravattcs.

iMonsieur le marquis de Thury (2), de la maison de Beuvron,

le 2 octobre i5a5. Il fui établi lieutenant général au gouvernement de Normandie avec le sire de Rouville, par lettres de Charles IV, duc d'Alençon, gouverneur de la province, le 4 mars i525. L'année suivante François ri'le nomma grand aumônier. Il fut créé cardinal, par le pape Clément vu, le 5 novembre i533. Il mourut le 7 août 1543 et fut enterré dans Téglise de St- André-d'Appeville. Son portrait se voyait aux vitres de Téglise de Thospice des Quinze- Vingts, dont il avait réformé les statuts en sa qualité de grand aumônier.

(i) Tanncgui le Veneur, comte de Tillièrcs, seigneur de Carrouges, marié en 1608 à Catherine de Bassompierre, sœur du maréchal, nommé en 1619, ambassadeur en Angleterre, mort à Paris en i652. Il a laissé des mémoires publics sous ce titre par M. C. Ilippcau : Mcmofrcs incJits du Comte le Veneur de Tillières^ ambassadeur en Angleterre, sur la cour de Charles /««' et son mariage avec Henriette de France, recueillis mis en ordre et précédés d*une introduction. Paris, Poulet-.Malassis, 1862, in-12.

La famille le Veneur compte, en outre, plusieurs abbés de Silli: Jacques le Veneur, fils de Jacques, comte de Tillicres. sci^rncur de Carrouges, bailli et capitaine de la ville et du chûteau de Rouen, lieutenant général de Normandie, chevalier des ordres du r<M, fut nommé abbo de Silli à la place de Thomas Loiscl, chanoine de Carrouges. II rcsiirna ses fonctions en faveur de son frcrc, Jean le Veneur, qui procura la réforme de l'abbaye de Silli en 161 4, et fut en même temps abbé commenJalaire de I'<»nlaine-l)aniel. A sa mort, Jacques le Veneur, son frère, obtint la commande de labbaye de Silli et l'unit à la congrégation de Prémonlrc, de l'anlique rigueur de Saint- Norbcrl. en i6.3o. Il donna sa démission en KkV. en faveur de lYançois le Veneur, lils de Tanncgui le Veneur et de Catherine de Hassompierre. qui prit possession en 1637, et mourut en K/»7. Il fut enterré au séminaire de X'alognc. Il était en même temps abbé C(»mmendataire de IVmlaine-lc- Comlc et de l'ontaine-Daniel.

(2) Louis d'IIarcourl, marquis de Thuri el Je la M<»lte. gouverneur de

le marquisat de Thury dont relèvent environ quinze fiefs, est de trente mille livres de revenu. Il est cadet de Monsieur le Marquis de Beuvron chevalier des ordres du Roy, lieutenant général pour Sa Majesté en la haute Normandie, gouverneur de Rouen. Il a un fils qui porte son nom, et est colonel d'un régiment d'infanterie du Maine.

Monsieur le comte de Rhingraf (i) qui sert dans les troupes allemandes, la baronnie de Tournebu à cause de son ayeulle qui portoit le nom de Tournebu (2) ; il y a onze fiefs oui en relèvent ; cette terre est d'environ de six mille livres de rente. 11 possède encore celle de Croce affermée environ i3oo livres par an, et la terre et seigneurie de TEssart, près de Bayeux, de sept à huit mille livres de rente. Toutes ces terres ont esté confisquées et régies au profit du Roy pendant la dernière guerre.

Falaise, lieutonanl des chcvau-lcgrer de la reine Anne dWiitriclie. fils cadet de l'ranv'ois d'Harcourt. II^- du nom, marquis de Beuvrun, épousa, le 5 novembre ic55, Gilonne-Marie-Julie d'Harcourt, marquise de Thurl, sa cousine {germaine, dont il eut Odet, marquis de la Motte, né le 26 mars i656.

(1) Jacques Thézard prenait seul, en 160.% le nom de baron de Tournebu. Sa lille, .Mar^ruerite, épousa Krcdcric Rhinj^rave, seiyrneur de Neuvillers, appartenant à une puissante famille d'Allemagne, mort à Macstricht en 167.3. Il avait eu de son mariatre avec .Mnr;;:uerile Thézard, ÎYédéric Khingrave, meslre de camp au service des I^tals-Ciénéraux tué en 166.S et Charles-Florent Khinurave mort en 1676. l'n de ses fils, ( lUillaume-FIorent Rhingrave baron de Tournebu et de Praêt, colonel dans les armées de l'empereur et des Klats- (îénéraux,né en 1670. mort en 1707, avait épousé Marie-I'léonore, comtesse de .Monlfcld, née en ]U\2. (Mnreri. Dict. lUst., et Amédée Miriel. Etrcnnc tniisfumnc iie Falaise, 1^87. p. 1217-1.30.

(2) I.a baronnie de Tournebu passa à M. de Bernière de Mondrainvillc, qui avait épousé Tunique héritière de cette maison.

Monsieur le Marquis de Vieux-Pont : la baronnie de Vieux-Pont (i), qui est le nom de sa famille, laquelle passe pour très ancienne. Cette terre est d'environ trois à quatre raille livres de rente. Il y a onze fiefs qui en dépendent, il est colonel du Régiment d'Infanterie de Bourbon (2).

Monsieur le marquis de Neufbourg (3), dont la famille, du nom de Rieux, est originaire de Bretagne, de laquelle il y a eu un maréchal de ce nom (4), et que Ton prétend être alliée à celle de Bretagne, la baronnie de Neufbourg dont relèvent environ douze fiefs ; cette terre a esté autrefois un marquisat ; mais les lettres patentes d'érection portant qu'à dcffaut d'hoirs masles de l'impétrant, elle reprendroit son ancien nom de baronnie ; le cas est arrivé. Ledit sieur Marquis de Neufbourg passe pour avoir 60.000 livres de rente.

Monsieur le comte de Gacey (5), lieutenant général des

(i) Vicux-P'jnt-cn-Aii^c, canton de Sainl-Picrre-sur-I)ivos, autrefois de l'élection de l'alaise et de la sergcnterie de St-Pierre-sur-Dives. Ancienne baronnie niouvanlc do la vicomte de Talaise. tenue par Jean de Vieux-Pont en 1.586.

(2) Alexandre de \"ieux-P»>nt réunit les deux demi-haronnies de X'ieux- Pont, qu'il i\{ ériirer en marquisat en i^i.>. Le marquis de \'ieux-P«ml, lieutenanl du roi au pays d'Aunis, fut promu au ^^rade de lieutenant ^rènèral d'armée. le <; mars 1710.

(3^ Paul-llercule de Ricux. filsd'Alexandre de Rieux. marquisdeSourdcac, mort sans alliance en i"»»»!.

(4) Il faut dire deux maréchaux: Jean, sire de Rieux. maréchal de l'rance sous Charles vi. mort en I-417 et Pierre son lils. dit le maréchal de Rochefort, mort en i^'^o.

(5) Charles- Au^'-ustc Cioyon de Mali^'^non, comte de (îacé. baron de Rriquebec, irouverneur et lieutenant j^'^enéral jv^ur le roi. du paysd'Aunis,

armées du Roy, de la maison de Matignon ; le comté de Gacey, dont relèvent neuf liofs (i).

iMonsieur TEvêque de Lizieux, qui est aussy de la maison de iMatignon (2), le comté de Lizieux à cause de son Evôché dont relèvent douze licfs (3).

La baronnie de Glos (4) dont relèvent neuf fiefs.

La baronnie de Thiberville (5) dont deux fiefs relèvent.

La baronnie de Canapville (6) dont relèvent trois fiefs.

Celle de Toucques (7), dont relèvent quatre fiefs ; celle de

nommé niarcchal de lYancc, le i.'î février 1 708, et charjré la môme année, avec le litre de jjrénéralissime, du commandement de l'expédition dirigée contre rAn.i;lclcrre, mort à Paris le 9 décembre 1729.

(I ) La baronnie de Gacé avait été érii;ée en c« «mté au mois de juillet i63i. On y avait réuni le lief de ('haumr»nt. mnilie du lief de la !-'anireais, trois quarts du lief de .M«»nllorl, le lief de Canlel et li«»ultemr>nt. Plusieurs arriCre-liefs en relevaient, et ce comté s'étendait dans les paroisses de Gacé, .Montfort, ("liaumont. Grandval. la (Iiapelle-.MMiULrenouiL Or«,'-êrcs, le Thilleuî et IJunères.

[2) l.eonor ('»(»yon de MaliL^non. evéque el comte de îjsieux. mort en 1714 âLje de 77 ans.

(,">) \'. Xdlicc hishtriquc sur l'ancien cvcclic comte Je Lisieux. par H. de Tormeville [Mèm. Je la Société Jes Ant. Je XarnunJie, > série, t. \*1!I;.

{4) ( lodefroy- Maurice de la Tour, duc de P.nuillon. comte d'I'vreux, mort en i~2i. était alors baron de (îlos: il m(»unille 2'i juillet i~2i. La baronnie deGlos «canton de Lisieux». relevait du comte de Lisieux ^IL de l'«»rmevillc, Ibid, p. iM)).

(5) Thiberville (/: wrc». était une des sept Kironnies dépe.idant de l'évêchc comté de Lisieux.

(h\ Canappeville Orne) était aussi une dépendance de l'évéché de Lisieux.

(7) Touques {('aivjJos). elait dans le même canton.

Nonant, dont relèvent deux liefs, et celle de Boniicville-la- Louvet (i), dont relèvent quatorze fiefs.

iMonsieur le marquis de Mailloc ; le marquisat de .Mailloc (2) dont relèvent dix fiefs.

Monsieur le comte de Chamilly, brigadier des armées du Roy : la baronnie de Beaumesnil (3), dont relèvent près de vingt fiefs et qui est d'environ 5ooo livres de revenu ; elle est ancienne dans cette famille.

Feu Monsieur Talon (4), président à mortier du Parlement de Paris, les terres et seigneuries de rEclusettes (5) et du Luat (6j, depuis environ quinze ans.

(i) P>onncvillo-la-Louvcl (Calvados), appartenait à la gfcncralité de Rouen et non à la «rèncralité d'AIcnçon.

(2) La baronnie de .Mailloc, dont le chef était à Saint-Pierre-dc-Mailloc (canton d'Orbec, Calvados), autrefois de l'élection de Lisicux, futérig:éeen marquisat par lettres patentes de 169,1, en faveur de dabriel-René de Mailloc. fils de dabriel de Mailloc et de Renée de Mailloc {\)cC aumnni. Statistique monumentale de V arrondissement de LisieuXy p. .'22;.

(3) iîcauniesnil {Eure), autrefois de l'élection de liernay. appartenait à la fin du xviK siècle, à François lîouton, comte de Chamilly, nommé maréchal de camp en i^m>7. ambassadeur extraordinaire en Danemarck en l'V/î, lieutenant ^^énéral des armées du roi en 1704, mort en 1722 (CharpiIlon,/^/c7. historique de l'Eure] .

(4) Denis Talon, fait président à mortier en i^x/). marié à lilisabeth- An.i:elic|ue Favier du Uoulay. fille de l'intendant d'Alençon. mort le 2 mars !(>»;?>. — Ceci donne la date du Mémoire de M. de Pommereu.

(5) Kcluzelles, canton de Dreux, Eure-et-Loir, autrefois de l'élection de Verneuil. Le seip:neur de ce fief était vassal de la baronnie de ChAteauneuf.

(6) Le Luat-Clairet commune de Lurav (Eure-et-Loir) relevait é^^nlemeU de Chûleauneuf.

Monsieur Desmarets, cy-dcvant intendant des finances (i) la baronnie de Chftteauneuf par engagement depuis 1600 (2); il possède encore le marquisat de Maillcbois (3), de dix à douze mille livres de rente et dont vingt fiefs relèvent.

Madame la Marquise de Verderonnc (4) : les terres et seigneuries de Saint-Lubin et de Rouvray, qui sont dans la famille depuis trente ans,

(i) Nicolas Des Marets, neveu de Colbert, né vers i65o, mort en 1721, destitué de remploi qu'il avait dans les finances, à la suite d'une accusation de malversation, dans la refonte des monnaies. Il avait acquis la baronnie de Chateauneuf, des héritiers de M. le Clerc de Lcsscville, en 1679, (V. Inventaire-sommaire des Archives d'Eure-et-Ijoir^ M. 3i2).

(2) ChAtcauneuf, arrondissement de Dreux (/:î/rc-c/-Lo/V), était, avant la Révolution, le sicy^e d'une subdélé^ation, faisant parti'* de l'élection de Verncuil et fut érij^ré en baronnie-pairie en i3i4 (suivant M. L. Mcrlet), mouvant de la tour du Louvre. Celte baronnie était très étendue, et comprenait les quatre chûtellenies de Brezoiles, Chûleauncuf, Champrond et Senonches, d'où le proverbe : duché de .Milan, comté de Flandres, baronnie de ChAleauneuf. Klle surpasse toutes les autres, dit du Lorcns, dans ses annotations de la coutume de ChastcriU-Ncuf-cn-Thimerdis :

(Juanto delphinis balcna lirilannica major.

Snivant une note fournie à l'intendant d'Alenvon, par le subdéléj^ué de Châteauneuf, en I7.1«^, on ne voit pas de titre plus ancien de l'érection de celle terre en baronnie, que le contrat d'en;^^i;4^cment fait par le Roi, le i<* mai i^Ko.au sieur lïurault, dans lequel ChAleauneuf est qualifié de baronnie.

(.>ï Maiîlebois canton de Châteauneuf, avait été ériire en titre de marquisat en 1621, avec la terre de lîlevy, par lettres accordées à .M*"- de Jambvillc. enre^'^islrées le .M)anut K)25. Nicolas Des Marets l'avait acquis en 167.I, avec la baronnie de ChAleauneuf.

{^\ lllienne-Claudo de r.\ubespin. marquis de Verderonnc, luéâ la bataille de l'icurus. le f^ juillet i^m/). avait épousé Marie-Anne de l'eslard, fille de

Monsieur le marquis de Rouvray (ly, les terres et seigneuries de Saint- Lubin et de Rouvray, qui sont depuis cinquante ans dans sa famille (2).

Monsieur le Marquis de Montigny ; la baronnie de la Coudraye (3), qui est depuis vingt ans dans sa famille ; et Monsieur Tabbé son frère la vicomte de Dreux qui consiste en la terre de Louvilliers les Perche (4), qui est dans la même famille depuis environ quatre-vingts ans.

Monsieur le Marquis dWilly : la terre d'Ecorpin (5) qui est

Charles, marquis de Bcaucourt, morte en 1727. Cette dame fiyrurc dans les actes de Fétat civil de Manou, avec les litres de dame de Manou et de la Ferrièrc, en U>*v) (Inventaire-sommaire d* Eure-et-Loir, série E., suppl. IV p. 35.")).

(1) On voit par V Inventa ire-sommaire d'Eure-et-Loir, K. .^(^ que Nicolas Des Marets, marquis de Maillebois, avait acquis les seiirr.-uries du I^nivray et de Sainl-Lubin-de-('ravanl. sur Jérôme- François de Courseulle.

(2) Le licf de la Coudraye est situé dans la commune d'Ardelles, canton de Châtoauneuf. Dans Iclal civil de celle commune, on trouve en Kii)^^ l'acte d'inhumation d'Anne l\c Oan^cul, veuve de Philippe de Montiirny, chevalier, baron de la Coudraye {Inventaire-sommaire d'Eure-et-Loir, M. suppl., l. iv, p. 174. c. 2).

'.") Dans l'ctal civil de la même commune, on trouve en l'Vîi un baptême de cloches, dans lequel lii^ure Joseph de Montijrny.prêlre. vicomte de Dreux*, l'.n i^v'>-'5, Ciuiilaiime ue Monti.irny. chevalier, vicomte de Dreux, fut parrain de Marie Corron dbid. p. 174-175).

(4) I.(»uvilliers-le-!V'rche. canton de Senonches.

(5i liscorpaiii. canton de IJrezolIcs. Dans l'état civil de cette commune, on voit liiurer cnmnie marraine en J')54, Marie-Madeleine d "Ailly. fille de noble homme Charles d'Aiilv, chevalier, seiirneur d'Iimerv. et de l'eue noble dame Keîiee de \ ieuxpoiil Ibid.. l. I\'. paire ii.'î».

dans sa famille depuis soixante ans. Monsieur de Verthamont ( i ) premier Président du Grand Conseil, la terre et seigneurie de la Lande, qui est depuis trente ans dans sa famille.

Monsieur Lambert d'Ilerbigny (2), maître des requestes et intendant à Lyon ; le marquisat de Thibouville, d'environ dixhuit mille livres de revenu ; il est depi.is trente ans dans la famille ; il en relève dix fiefs. Monsieur de Pomponne (3), ministre d'Etat : là baronnie de Chambrois, d'environ vingt mille livres de rente depuis quatorze ans ; il en relève soixante fiefs.

Monsieur de Breteuil (4), conseiller au Parlement de Paris: la baronnie d'Ecouchê.

(i) l'ranv'oi s- Michel de Vcrihamont. sieur Je I>reau. prcmiL-r président au Grand-( Onseil. prcla serment en celte qualité, le 24 février i6.>7.

(2) Henri-François Lambert d'Ilerbigny, fils de Pierre-Charles Lambert, conseillcrd'l-^lal. précédemmentconseiller au (irand-Conseil, nommé maître des requêtes en K)>^>7. puis intendant de la y:énéralité de Montauban, et ensuite intendant de Lyon, ("est lui qui lit eri.î4:er en marquisat la châteilonic de Thibnuville (canton de IJeaumonU I-^ure).

(3) Simon Arnauld. marquis de Pomponne, fils de Robert ArnaulddWndilli et de Catherine le IVbvre de la I>oderie. avait acheté en i^*?2, de Jacques du Plessis, époux de Catherine îe Conte de Nouant, la baronnie de Chambrais. Nommé pour la seconde fois ministre d'i^lalcn i'>;i. âla mort de Louvois, le marquis de Pomponne mourut en Kvftf. — Chambrais est aujourd'hui Hroi^lie. chef-lieu de canton, arrondissement de ÎJernay {ICurO.

(4) Claude le 'l'onnelier de lireteuil. reçu conseiller au Parlement, le février 1^02, marie à .Marie-'l'hercse de lYoulé, avait acheté de I-ouis de Montj^^ommeri. la l\ironnie d'1-couché en K»7(; (A. deCaix, Ifist, Jtt tour^ dEcouchù, p. ^4>.

Monsieur le Marquis de Monteclair (i), dont le marquisat est dans la province du Maine : la terre et seigneurie de rilonneur d'Ecajeul et du Mesnil Mauger (2) d'environ quatre mille livres de rente ; il y- a dix-huit fiefs qui en relèvent.

Monsieur le Marquis de Rasnes (3), colonel d'un régiment de dragons : le marquisat de Rasnes, uni s'étend en quatre paroisses, et est composé de plusieurs fiefs : le revenu en est composé de plusieurs fiefs : le revenu en est de trente mille livres. Feu Monsieur le Marquis de Rasnes, son père, estoit colonel des drag-ons de France. La famille est du nom d'Argouges-la-F'ée (4).

Outre les seigneurs qui ne demeurent pas dans la province il y en a plusieurs autres qui y 0 nt leur résidence, et il y a aussy des maisons anciennes et illustres :

(i) Monlcclcro (Mayenne), canton de Châtres, crij^'^c cii marquisat en 1616, par lettres enregistrées à la Chambre des Comptes, en l'^'v;? ^^ vertu de nouvelles lettres accordées à Joseph-l'ranvois de Monteclère.

(2) lin iny>, suivaiîî M. (h. \'asseur. Jean do la l'iêche. chevalier, •:enlilh«»mme ordinaire de la chambre du Koi. était seiiineur de l'îlonneur d'ICcajeul et de Mesnil-.Mauuer. D'autre pari, il parait que, dès le wv siècle, ^es \'auquelin de la l'resnaye étaient en p(.ssessinn de la terre d'Mcajeul (De ( aumont. Si,itisiiguc monumentale de Varnmd. Je Lizieux. canton de .\\ezid»«nK

[?>) (.< «uis d'Ar;^' u.^es, ne en i '•'»<>, leva un ré;4:iment de dra;rons qui portait son ri» .m. fut fait maréchal de camp à Tnccasion du si';;.^e de Lille en 170.S et lU' 'urul en i^^^d. Nicolas d*.\ri;ou^'^ess«>n père, fait bri;;adier en \^r2, avait obtenu la même année, l'érection de la terre de UAnes en marquisat. (\*. c«»:i,te de Condades. Rasnes, IIisti>ire J'un cliâieau \ormanJ. Paris, Champion, i.'-q. in-4" de fyf p.)

14» « A la fee ». nu •» à la f:iye •». était le cri de iruerre des d'ArL^ouires.

Monsieur le comte de Montgommery (i), dont relèvent plus de soixante fiefs, de neuf à dix mille livres de revenu. Il possède aussi la baronnie du Mesle-sur-Sarthe, dont relèvent quatre fiefs, de 9 à 10.000 livres de rente (2).

Monsieur le Marquis de Courtomer : le marquisat de Courtomer (3), composé de sept à huit fiefs, d'environ douze mille livres de revenu. Son nom de famille est Saint-Simon ; il est né et a été élevé dans la religion prétendue réformée, de laquelle il a fait abjuration solennelle avec Madame son épouse, fille de Monsieur le duc de la Force (4).

Monsieur le comte de Quincey : la terre et seigneurie de Quincey (5). 11 se dit comte du Saint-Empire et a esté cy-devant colonel du régiment des carabiniers. 11 est gouverneur des ville cl chasleau de Domfront, et possède environ dix-huit à vingt mille livres de revenu. La terre et seigneurie de Quincey

(i) Nicolas-Franvois, comte de Montîromnicri, dont la nièce. Maric-Annc- Rosc de Mont«ir«>mnieri, mariée en 1732 à L()uis-l>anv^>is, marquis de Thiboutot. (\*. VAvcu p.ir dénombrement du comte de Mont^^ommcry^ public dans V Annuaire de lOrne de ili'^n),

(2) Il existe aux Archives de l'Orne, dans le fonds du cr)mté de Montt,n^mmeri. qui est considérable, de bons pians de la baronnie du Mclcsur-Sarthe. arrondissement d\\Ien(;nn. et de nombreux documents sur cette baronnie.

(3^ La baronnie de Courtomer, arrondissement dWlencn, fut ériirée en marquisat en i')2f), en faveur de Jean- Antoine de Saint-Simon.

(4) Claude-Anloin-j de Saint-Simon avait épousé le 2'» avril i'»'»2, Jeanne de Caumont, fille aînée de jacques-Nonipar de Caumont. duc de la l'orce, pair de l'rance, mort en Kk/>. après avoir abjuré la relijri<m protestante.

(5) La terre de Quincey est située à la l>aroche-sous-Lucé (canton de Juvi^ni-sous-Andaine. Orne). Thébault do C'hampassais, subdelé^^ué de

est ancienne dans sa famille. Le iMarquis de la Brisolicrc, bailli d'Alençon (i) : la baronnie de Septforges, de la Brisolière dont relèvent environ quatre fiefs de haubert, et seize fiefs simples.

Monsieur le marquis de TAigle (2) : le marquisat de l'Aigle dont la ville fait partie et dans laquelle il a seulement la police et une basse justice ; il y a soixante fiefs qui en dépendent. iMonsieur son fils, qui porte son nom, est colonel d'un régiment d'infanterie du mesme nom.

Monsieur le marquis de Rabodanges: le marquisat de Rabodangc (3), depuis environ vingt-cinq ans que cette terre a

Domfront, dans ri Plaides Icrros litrccs de celte élection, envoyé à rintendant en 1758, ne fait pas mention de la terre de Quincey. Les Quincey étaient seulement comtes du Sainl-l:)mpire.

Louis de Quincey, mentionné dans la Recherche de B. de Marie, est cité dans les histoires de nomfronl ;\ cause de ses libéralités; il est mort en 1708, suivant Caillebotlc.

(i) Jacques h^ de Koyes, sei«rneur de la I'>risolicre, bri^'^adier général de cavalerie, nomme irrand bailli d'AIençon en i6f^4, commanda rarriêre-ban de la noblesse du baillia^^e, en i6</). Le fief de la Brisolière, auquel avait été réunie la baronnie de Sepl-l'orj;es et les fiefs de Boulay, Juviy:ni. Rovenceslre, Défaits, avait été éri^'^é en marquisat en 1672, en faveur de Jacques I*'' de Koyer, conseiller au parlement de Normandie, mais les lettres d'érection ne purent être enreiristrées (\". la Xoticc sur la paroisse ci les marquis de Sept- For^cs^ par .\L le comte de Beauchênc).

(2) Louis des Acres, second marquis de Laifrle, né en 1642, lieutenant du roi en Normandie, pour le bailliajre d'AIençon, mort en 171 7. L'érection de la baronnie de Laiy:le en marquisat avait été obtenue par Jacques des Acres, son père, et les lettres en furent enregistrées à la chambre des comptes de Normandie, en 1^54.

(3) Rabodanges. canton de Putanires iOruc), autrefois de lelection et de

été érigée en marquisat en faveur de Monsieur son père, qui avoitservy le Roy dans ses armées pendant les guerres civiles; elle portoit, avant l'érection, le nom de Culé, qui fut changé en celuy de Rabodanges, par les lettres patentes. 11 y a six fiefs qui en dépendent, et peut valoir quinze mille livres de revenu. Il a plusieurs enfants, dont le fils aisné, qui a fait quelques campagnes en qualité de volontaire, a épouzé une fille de la maison de la Ferté-Sénecterre ; les cadets sont encore dans le service.

Monsieur de Montcclair, cadet du marquis, dont il a esté cy devant parlé : les terres et seigneuries de Thiéville (i), Donville (2) et Brettcvillc-sur-Dives (3), qui sont d'environ quatre mille livres de rente ; il a esté capitaine de cavallerie, et s'est retiré du service.

Monsieur le marquis de Vassé (4) : la baronnie de la

la vicomte de Falaise. Celte terre, autrefois connue sous le nom dcCuleysur-Orne, avait àtê portée en mariage, le 4 août i.VkS, par Anne d'Olliamson, à François de Rabodang:es. sciijrneur de (rcvecceur, chevalier de l'ordre du Roi, capitaine de cinquante h- mimes d'armes, pourvu de la charjro de [rrand bailli d'Alençon, le 7 juillet i.V)i\. I.ouis III de Kalv)danjros, son petit-fils, obtint en 1649, des lettres d érection de sa terre de Culey en marquisat, enrey:istrêcs au mois de mars i^oi. Son lils (luy, marquis de RaNxiang'cs, baron de l'umechon, chevalier de l'ordre du Roi, j,^ouverneur de Lisieux, épousa en i^/jo Charlotte rFscalopier. Leur lils. Louis-César, marquis de Rabodanj^es, fut marié en l'^ny.i à Cécile- Adélaïde de la I-'erté-Sennectère (Fxpilly, Dictionnaire des Gjulcs ci Je la France),

(1) Thiéville, ancienne commune réunie à Donville et à Saint-Picrre-sur- Dives (CalraJos),

(2) Donville, commune réunie à Saint- Pierre-sur-Dives.

(3) Bretteville-sur-Dives. canton lIc Sainl-Picrre-sur-Dives.

(4) Fmmanuel-Armand. marquis de Vassé, baron de la RtKhc-Mabile,

Koche-Mabile (5), d'environ douze à treize mille livres de revenu.

Monsieur le marquis de Bellegarde : les terres et seigneuries de Héranvilliers (6) et Boissy (7), de revenu d environ quinze à vingt mille livres de rente. 11 est brigadier de Tarmée qui est sur les costes de Normandie.

Monsieur le marquis de Créquy (8) : les terres et seigneuries de Combon, Espegard (9) et Sainte-Opportune (10).

vidame du Mans, jrouvcrncur de Plcssis-lcs-Tours, brigadier des armées du Roi, mort en 17 10.

(5) La Rochc-Mabile, canton dWlcnçon ouest, autrefois do rélcction et de rarchidiaconc do Passais, clait le chef-liou d'un dovenno et d'uno baronnie remontant au xii- siècle. Les foires de la Rochc-Mabile furent confirmées en faveurdu baron de la Roche-Mabile, en i.S2.'>, par Charles, duc dWlençon, en i535 par Henri roi de Navarre, qui avait épousé Marj^uerito de France, veuve du duc Charles, et duchesse douairière d'Alenvon.

(6) Hellenvilliors, canton do Damvilîe (/w/ro, licf relevant de la baronnie de Courneuil, unie au duché de Damvilîe. J^rit Ilorenviller. dans un aveu de Henri de Silli, on i3?i4 {Dictiotuuirc ioptr^raphiqtie Je l'Euro,

(7) IJoissy-sur-Dam ville, canton do Dam ville. Le fief delà Brethonnie.situô sur le territoire do Boissy-sur- Damvilîe. fut apporté en dot par Jeanne d'Hellenvilliors. à Ciuillaumo de Mainomaros. sieur do Bolle.irardo. avec Hellenvilliors ol Coulon^^'^os. on I4<)4. daspard de Mainomaros le lit unir à sa terre d'IIollonvilliors on l'xq.

(8) Ciabriol-Anlnjnc do Créqui, fils de j.-I>. de Cro^^iui et de Ronoo de Vieux-Pont, avait ou on parla^'^e do la succession do son père, la l^aronnie de Combon (cant(»n do l*>oaumont. Euro,

(9) Kpij^rard, canton du Nouboury: [Eure).

(10) Sainlo-Opportuno-du-nosc. canton de lieaumont {Euro, où clait situé le fief du Champ-do-naiaillo. domaine princier, appartenani à la famille de

Le marquis de Beuseville : la terre et seigneurie de la Houssaye (i), par Madame sa femme. 11 a servy en qualité d'enseigne des chevaux-légers de la garde. 11 a deux frères, dont l'un est colonel d'un régiment d'infanterie, et l'autre^ chevalier de Malte, et capitaine de cavalerie. 11 a environ quarante mille livres de rente : le nom de sa famille est La Luzerne.

Monsieur le marquis d'Orbec (2), de la maison de Chaumont originaire du Vexin françois : les terres et seigneuries de Bienfaite (3), Tordouet (4), le Ronceray (5), et la Chapelle- Yvon (6).

Messieurs Cornu de la Balivière : la terre et seigneurie de Bois-Anzeray et (7) autres, d'environ vingt mille livres de

Vieux-Pont, et sur lequel les Archives de TEure possèdent de nombreux documents, qui m*ont été obligeamment signalés par mon collèguCr M. Bourbon.

(0 La Houssaye, canton de Bcaumont (Eure), Cette terre fut apportée en mariage en 1687, par Madelai ne-Françoise de Pommereuil, à Gui-César de la Luzerne, marquis de Beusseville, mort en 1736.

(2) Ciui de Chaumont, marquis d*Orbec, seigneur de Quitri, né le 22 juillet 1641, avait épousé le 7 avril 1673, Jeanne de Caumont-la-Force.

(3) Bienfaite, château, commune de Saint-.Martin-de-Bienfaite (canton d'Orbec, Calvados).

(4) (Canton d'Orbec), demi-fief de la vicomte d'Orbec.

(5) Saint-Cyr du Ronceray, canton d'Orbec.

(6) (Canton d'Orbec).

(7) Bois-Anzeray (canton de Rugles, Eure). Cette terre était possédée au \\'\U siècle, par la famille le Cornu, dont le membre le plus illustre est François le Cornu, marquis de la l^livière, lieutenant général des armées du Roi, grand'croix de l'ordre de Saint- Louis, mort en 1735.

revenu ; ce sont deux frères, tous deux enseignes des gardes du corps.

Monsieur le comte de Melun (i), originaire de Flandres: la terre et seigneurie de la Cressonnière.

Monsieur d'Angennes (2), sorty des cadets de sa maison, dont il est à présent le chef: la terre et seigneurie de Fontaine- Riant, de cinq à six mille livres de rente, en laquelle il a toujours demeuré : cette maison est fort ancienne. L'on compte parmy les ancestres du dit sieur d'Angennes des gouverneurs de province, des chevaliers des ordres du Roy, des cardinaux» évesques et ambassadeurs.

La maison de Vassy (3), dont les cadets possèdent les terres et seigneuries de la Forêt-Auvray et d'autres terres, dans la Généralité de Caen, d'environ douze mille livres de rente ; cette famille est de la religion prétendue réformée et embarassée d'affaires*

La maison d'Aché (4), d'une noblesse très-ancienne, qui est

(i) Alexandre, comte de Melun, vicomle de Gand, seigneur de Survie (canton d'Exmcs, Orne), et de la Cressonnière (canton dOrbec), avait épousé en 1690, Klisabeth de Rohan.

(2) Charles d*Angcnnes, marquis de Fontaine-Riant, gouverneur de Sêes, fils de Jean dWngennes, seigneur de Sainte-Colombe et de Fontaine-Riant, et d'Isabelle de Graffart.

(3) Sur la maison de Xassy on peuiconsuWcr: Généralité Je Caen, Recherche delà noblesse, par Guy de Chamillard 1. 1 p. 266, Caen, Delesques, 1887, in-d».

(4) Le 17 avril i685, M. de Boullemer, lieutenant général du bailli d'Alençon, fit dresser procès-verbal de Tétat du chûteau et de ses dépendances, à la requête de Thomas Morel, écuyer, sieur de la Carbonnière, stipulé par dame Renée d'Aché, son épouse, en sa qualité de curateur de

sur le point d'être éteinte, le dernier de cette maison estant muet et imbécile et hors d'état de se marier. La terre et seigneurie d'Aché est d'une mouvance très étendue.

Outre ces seigneurs et maisons, on peut encore mettre au rang des gentilshommes ceux qui suivent :

Monsieur de la Porte (i), conseiller honoraire au parlement de Rouen, qui possède la terre et marquisat de la Ferté, qui est de neuf mille livres de revenu et ancienne dans sa famille. Il en relève huit fiefs.

Monsieur de Rosse Glaudey (2), capitaine de cavalerie dans le régiment de Montplaisir : la baronnie de Bréouse, qui est d'environ trois mille livres de rente et dont la mouvance s'étend en onze paroisses.

messirc François d'Aché, sieur de la Courbe, sourd et muet, interdit. A la mort de Thomas Morel, eut lieu une assemblée de parents et d*amis le 6 juillet 1699, pour la curatelle du dernier représentant de cette famille. Mais le 8 février 1698, cette terre, ainsi que les fiefs de Congé et du Grand-Ecurcs, ayant appartenu, par droit successif, à feu Charles d'Aché, ensuite à Alexandre d'Aché, son fils, et enfm à Charles- Alexandre d*Aché, fils de ce dernier, chevaliers, avaient été vendus à Charles du Val-Poutrel, seigneur de Guenille, et à dame Geneviève d*Aché, son épouse. La déclaration en fut rendue aux héritiers desdits seigneurs et à Ch. Morel, curateur du fils sourd-muet de feu Charles d*Aché, par François Pinczon, écuyer, sieur du Sel, subrogé au droit desdits acquéreurs (Archives de rOrne, série E, Fiefs, Aché).

(1) Charles de la Porte avait acheté, en 1660, la première portion de la baronnie de la Ferté-Frénel qui lui avait été vendue par Louis d*Houainville. On ignore Tépoque de l'érection de cette baronnie en marquisat (V. Notice sur la baronnie de la Ferté-Frénel et sur ses seigneurs^ par H. QueviUy, Annuaire Normand , 1884, p. 218-226).

(2) Rosse-Glandey, nom inconnu.

Monsieur de Plasnes, la baronnie de Plasnes (i), dont relèvent dix fiefs et d'environ six mille livres de revenu.

La famille d'Erard (2), dont feu monsieur le marquis d'Echauffour estoit le chef. Il a laissé une fille mineure, qui possède la baronnie de Montreuil dont relèvent vingt-cinq fiefs et d'environ trois mille livres de revenu ; le dit sieur d'Echauffour n'estoit point sorty de la province à cause de ses infirmités.

Monsieur de Rebais : la terre et seigneurie des Botereaux (3), dont relèvent vingt fiefs, d'environ trois mille livres de rente.

Monsieur de Glatigny (4) : la terre et chastellenie de la Ferté, dont relèvent six fiefs, de dix mille livres de rente.

(i) Plasnes, canton de Bemay (Eure). LouisedeHautemcrfilledcGuillaumc de Hautemer, avait apporté en mariage cette baronnie à Aymar de Prie, marquis de Toucy, dont elle était veuve en 1624. La famille de Prie la conserva jusqu*en 1777, époque où elle fut adjugée à M. du Clos-Lange, moyennant 100.000 livres.

(2) Gaspard Erard le Gris, chevalier, marquis de Montreuil et Echauffour, dispensé du service de rarrière-ban en septembre 1674. Il avait perdu, quelques jours auparavant sa femme, fille de M. le Merle, seigneur de Hlanc- Buisson.

Les baronnies de Montreuil et Echauffour avaient été érigées en marquisat, par lettres enregistrées en la chambre des comptes, en 1673. En 1676 eut lieu Tunion audit marquisat de la châtellcnie de Cisai et des fiefs du Jardin, le Val-Poutrel, la fiefTerme de Gonnor,etc. (Registres Mémoriaux de la Chambre des Comptes de Normandie^ p. 207-211).

(3) La fille unique de Philippe Gruin, baron des Bottereaux, avait épousé en 1666 Anne le Vaillant, chevalier, marquis de Rebais (Dict.hist.deFEure),

(4) Gilles de Giverville, chevalier, seigneur de Glatigni, baron delà Ferté- Frcncl, était par sa femme, Gabrielle Langlois de Colmoulins, propriétaire de la seconde moitié de la terre, châtcllenie et baronnie de la Fcrté-Frénel.

Monsieur Rosnevignen (i): il est de la famille d'un Rosnevignen qui fut maistre d'hostel du Roy Louis XI, gouverneur de la Ville-Dieu.

Monsieur Ango, conseiller au Parlement de Rouen : le marquisat de la Mothe-Lezeau, ayant donné le dit nom à sa terre, à cause de Madame sa femme (2), de la famille de Lezeau.

(8) Pierre de Rosnevignen, gouverneur de Caen à l*époque de la Fronde, était devenu propriétaire de la chAtellenie de Chambois, comnae héritier d'une fille de Jean de Tilly. Il prit possession à cette époque, du château d*Argentan au nom du duc de Longueville, en chassa M. de Mare, auquel on appliqua ce verset des psaumes : Mare vidii etfugit. C'est dit-on à cette occasion, que P. de Rosnevignen fit frapper une médaille présentant d'un côté, la figure entière d'un sanglier (Il portait d'or à la hure de sanglier de sable), et de Taulre cette légende : P, de Rosnengnen, M, de Chamboy. G. de Caen, i656 (Description des i6ç paroisses qui composaient Vancienne vicomte d^ Argentan, par Jacques-Pierre-Toussaint Bai'leul, ms.)

En 1674 M. de Chambois commanda en qualité de capitaine, le premier escadron de la noblesse du bailliage d'Alençon et le 22 novembre de cette année il était à Verdun avec l'armée du roi (Arch, dép., série D,, arrière-ban).

(9) Catherine Cochon, veuve de Nicolas AngOf sieur de la Chaise, conseiller et secrétaire du roi, avait acquis, le 14 octobre 1664, la terre de la Motte (en Joué-du-Plain), qui lui avait été vendue pour 83.ooo livres, par Elisabeth de Montbouchcr, munie de procuration de Jean de Montgommery, son mari. Jean-Jacques Ango, leur fils, ayant épousé la fille unique de M. Le Febvre de Lézeau, doyen du Conseil d'Etat, qui était une très riche héritière, devint conseiller en la grand*chambre du Parlement de Normandie et obtint l'érection de la terre de la Motte, en marquisat, sous le nom de la Mottc-Lézcau, par lettres patentes du mois de juillet 1698, enregistrées au Parlement le 20 septembre 1696. Ces titres sont conservés au chartrier du château de la Motte (A. de Caix, Histoire du bourg d'Écouché, p. 65. — V. des Diguères, La Vie de nos pères en Basse- Normandie, p. 42).

Monsieur de Goullet : la baronnie de GouUet (1).

iMonsieur de Blanc-Buisson, de la famille du Merle (2) originaire de Normandie et d'une noblesse distinguée.

Monsieur de Saint-Julien : la baronnie de Saint-Julien le Foulcon (3). Le feu sieur son père a esté advocat général de la Cour des Aydès de Normandie.

Monsieur de Folleville-le-Sens, conseiller au Parlement de Rouen (4) : la terre et seigneurie de Folleville. Le feu sieur son père avoit beaucoup servy dans les armées et estoit parvenu à estre lieutenant général.

Monsieur de Tlsle, colonel d'un régiment d'infanterie : la terre et seigneurie de l'Isle (5).

(i) On a vu plus haut que la baronnie du Goulet, engagée après 1667, à Nicolas des Brosses, sieur du Sauçay, resta dans sa famille jusqu'à la Révolution.

(2) Jacques du Merle, sieur de Grandchamp, au Renouard (canton de A'imoutiers), portait de gueules aux trois quintefcuilles d^argent 2 et i. Il avait pris les armes des du Merle de Blanc-Buisson (Recherche de la Noblesse, par Bernard de Marie, élection d'Argentan).

(3) Le Prévost, avocat général en la cour des aides de Rouen, seigneur de Saint-Julien-le-Faucon (de Caumont, Slatistique monumentale de r arrondissement de Lisieux, page .S09).

(4) D'après Louis Dubois (Histoire de Lisieux) et Charpillon et Caresmc (Dictionnaire du département de F Eure) Guillaume Le Sens de Folleville. conseiller du roi en ses Conseils, lieutenant-général de ses armées, s*était en effet signalé dans les guerres de s(m temps. 11 demeurait en 1687 au manoir de Launay. Son fils, connu sous le nom de marquis de Folleville, se distingua dans les campagnes auxquelles il prit part, particulièrement à celle du Piémont en 1691. C^est en récompense de ses services que la terre de Folleville fut érigée en marquisat.

(5) Louis des Moulins, marquis de Tlsle, auquel fut adjugé par décret le (icf de Larré, saisi sur René Jajolet

Monsieur de Boulan, major d'un régiment de cavalerie (i) : la baronnie de Saint-Rémy, qui est depuis plus de soixante ans dans sa famille et de trois à quatre mille livres de rente.

Saint-<jermain-du-Corbéis était, dans rorigine, un quart de fief, qualifié plus tard de demi-fief de haubert. Il s^étendait sur les paroisses de Notre- Dame d*Alençon et de la Magdelaine de Hellou. Le possesseur était tenu en quinze jours de garde à la seconde porte du château d^Alençon, et ses vassaux, lorsquMls venaient vendre leurs marchandises à Alençon, devaient un denier par semaine, pour droit d*étalagc. Il avait été partagé entre filles, et la portion atnée avait pris le nom de Chauvigny, qui f>aratt se rattacher au nom d'un célèbre château du Poitou, ou à un autre lieu situé sur les confins de la province de la Marche (V. à ce sujet la monographie sur Le^ châteaux du nom de Chauvigny, par M. Ch. Tranchant, ancien conseiller d*état). Marguerite de Chauvigny, fille du président Cochon de Chauvigny, le porta en mariage à Georges des Moulins de la Qucustièrc, capitaine et maître des eaux et forêts du bailliage d'Alcnçon, qui en rendit aveu en 1639.

Louis-François Desmoulins, son arrière-petit-fils, d'abord colonel du régiment de Barrois, ensuite maréchal-de-camp, acquit le fief de Larré, saisi sur René Jajolet, de 1687 à 1697, et obtint en 17 16, l'érection en marquisat, sous le nom de marquisat de Tlsle, de la baronnie de Hertrc, avec union des fiefs de Chauvigny, Beaumais et la Tirelièrc, en vertu de lettres patentes dans lesquelles le Roi déclare qu'il désire « donner des marques Je sa satisfaction des services par lui rendus et la faire passer à la postérité, psiv des marques d'honneur. » Les seigneurs de l'Isle étaient tenus en trois jours de garde à la première porte du château d'Alençon (Odolant Desnos, Mémoires historiques sur Alençon, t. II, p. 4R7).

(I) Dans la Recherche de la noblesse de la généralité de Rouen, par Barin de la Galissonnière, intendant, en 1666, on voit figurer « Henri de IV^ullent, sieur de St-Remy et de Bailleul, capitaine de chevaux-légers », qui portait « d'azur à trois gerbes ou épis d'or, deux en chef et une en pointe. » En i523, Guillaume Boullent, de la paroisse de Saint-Denis d'Evreux, produisit sa généalogie et portait les nicmcs armes (Recherche de la noblesse de V Election

Monsieur d'Herbouville qui a plusieurs années de service (i) : la terre et seigneurie d'Arescourt qu'il a acquise depuis dix à douze ans.

Le sieur de Briqueville-Nicole, originaire de Basse-Normandie : la terre et baronnie de Livarot, à cause de iMadame sa femme (2), dont relèvent six fiefs.

Le sieur de CourceuUes, de famille distinguée (3). Il a esté mestre de camp de cavalerie et possède la terre et seigneurie de Jaudrais depuis environ quarante ans.

Le sieur Boutier, qui possède la terre et seigneurie de Fontaine-lcs-Ribourt (4) qui est depuis plus de soixante ans

d'Evreuxen 1 523, publiée par M. Tabbé Lebeurier, archiviste du département de l'Eure, Annuaire de PEure, 1868, p. 262, 263).

(i) Herbouville, ancienne famille de Télcction de Caudebec.

(2) Charlotte-Elisabeth d'Oraison, héritière des barons de Livarot, avait apporté en dot cette seigneurie à Charles Nicolle, sieurde Briqueville, fils d'un receveur des tailles de Coutances. La baronnie de Livarot fut plus tard érigée en marquisat, en vertu de « lettres de distraction et de mouvance du fief de Livarot, et union d'icelles au fief de Chiffreville, en faveur de M. le marquis de Bonnelle. » Registres mémoriaux de la chambre des comptes de Normandie, tables, année 1763, p. 273,2). Louis de Nicolle la vendit en 1763, se réservant d'en porter le nom exclusivement. Cette terre fut vendue de nouveau, en 1767, pour 3 10.000 livres. à Joachim- André-Louis Gosscy. riche négociant, qui parcette acquisition, devint seigneur de Livarot et Ponialery, les Loges, le Quesnay, Carcl et Picncourt. Elle fut vendue en délai! en 1816, et, quelques années après, on rasa le vieux château, sur l'emplacement duquel s'élève aujourd'hui l'école communale (de Caumont, Statistique monumentale de V arrondissement de LisieuXy p. 677-678).

(3) Louis de Courseulles, écuyer, chevalier, seigneur de Rouvray et Faudrais. — l\audrais, canton de Senonches (Eure-et-Loir),

(4) Foniaine-le-Ribout (Eure-et-Loir), canton de Châtcauncuf.

dans sa famille, et de deux à trois mille livres de rente. Il a esté gentilhomme ordinaire de la chambre de feu son altesse royale Monsieur d'Orléans.

Le sieur Desguets de la Pommeraye.

Le sieur de Sailly.

Le sieur de Couterne.

Et le sieur d'Aveme.

On peut compter, dans cette étendue de pays 8484 seigneurs de paroisses, et deux mille quatre cens quatre-vingt simples gentilshommes.

Page 1