‹ Etat de la généralité d'Alençon sous Louis XIVChapitre 44 sur 76 · ÉTAT ECCLÉSIASTIQUE · texte numérisé non relu

ÉTAT ECCLÉSIASTIQUE

La province du Perche, comme il a été ci-devant remarqué, est de trois différens Diocèses : de Sées, pour la plus grande partie, y ayant 99 Paroisses, qui en dépendent ; de Chartres, dont dépendent 38 Paroisses ; et du Mans, qui en comprend II seulement (i).

11 y a trois doyennés (2) et deux archidiaconés, qui dépendent de celui de Sées.

Il n'y a pas, dans le Perche, un grand nombre d*abbayes

générale Je la société de Vhistoire de Normandie^ le 2 juillet 1674, par M. Léon de La Sicotière président d^honneur. Rouen, H. Boissel 1874, \n-&> de 20 p.

(1) Suivant Delestang (Recueil statistique ms^t, /, p, loi) les 171 paroisses appartenant aux provinces du Grand -Perche, du Thimerais et de la Normandie, dont se composait Tarrondissement de Mortagne, étaient reparties de la façon suivante, au point de vue de la dépendance spirituelle :

,, . r. u TA- • j c • ' ^ 42 par. de l'archid. du Corboaoais. CirandPcrche. — DioccsedeSecs 00 < ;^ ' .......

/ o3 — du Bellémois.

Diocèse du Mans 3 — de MootforL

T\- A nu ^ ^ ^ '5 — de Dreux.

Diocèse de Chartres 20 \ ^ , ^.

f 5 — de Chartres.

Thimerais.— DiocèsedeChartres 14 — de Dreux.

Total i32

Normandie. — Diocèse d'Hvreux 20 \ d'Oachc

Diocèse de Lisieux 3 ^

Diocèse de Secs il — de Sées.

Total 39

(2) Les trois doyennes de la partie du Perche dcpcodant do dkxrèse de Sces. étaient ceux de lk:llême, Mortagmc cl la Perrière.

d'hommes et de filles, de Chapitres et Eglises Collégiales, et Communautés. Les plus considérables sont :

La Trappe, de Tordre de Citeaux, dont Tabbé est régulier, comme Tont été les deux précédens (i). Cette abbaye a été fondée par Rotrou, comte du Perche, en Tan 1140, du vivant de saint Bernard, et quarante-deux ans après Tordre de Citeaux. C'est M. Tabbé de Rancé qui a remis en vigueur, Taustérité de la Règle où il s'est fait religieux, quelque tems après y avoir été pourvu en commende.

Le Roi, à sa prière, a bien voulu, après sa démission, donner cette abbaye successivement à deux de ses religieux.

On ne dira rien, ici, de la sainteté de cet abbé, et de ses religieux qui sont au nombre de plus de quatre-vingt, quoique Tabbaye n'ait qu'environ 9000 livres de revenu, au lieu de six ou sept religieux qui y étoient, sans aucune discipline, avant lui, parce que, non seulement le Roi, mais toute TEurope, connoît le mérite, la vertu et la sainteté de ces solitaires.

L'abbaye royale de Notre -Dame -du- Val -d'Arcisse (2),

(i) Les trois premiers abbés rég^uliers de la Trappe furent Rancé, dom Zozimc (Pierre Foisil), élu le 2 mai 1695, mort le 2 janvier 1696, et dom Gervaise, élu le 29 mars 1696, démissionnaire au mois de décembre 1698. Ces dates nous donnent Tépoque de la rédaction du Mémoire sur le Perche, le Cariulaire Je l'abbaye de la Trappe, dont une copie avait été offerte à la Société historique de TOrne par M. le comte U. de Charcncey, vient d*éire publié aux frais de cette Société, par les soins de deux de ses membres.

(2) Arcisse, commune de Brunelles, arrondissement de Nogcnt-le-Rotrou (Eure-et-Loir) Jui d'abord un prieuré dépendant de Tabbaye de Thiron, puis fut érigée en abbaye, en i225. par Guillaume, comte du Perche, évéque de Châlons. Le vingl-quatrième et dernier abbé fut Philbert II de Blavette,

ordre de Saint-Benoît, dépendant du diocèse de Chartres, de 8.000 livres de revenu ; il y a vingt-deux religieuses professes ; TAbbesse est déccdée depuis peu. Le Roi a nommé i< sa place une des religieuses qui est originaire ; elle a mérité cette dignité sans lavoir recherchée par sa grande régularité et conduite.

Les Clairets (i) est aussi une abbaye royale de Tordre de Saint-Benoit qui sont au nombre de quarante religieuses professes, presque toutes, filles de qualité, et ont pour Abbesse, Dame Angélique Françoise d'Estampes de Valcnçay (2), recommandable par sa grande piété et vertu, elle dépend aussi du diocèse de Chartres, son revenu est de i3 ù

qui abdiqua en 1627. Arcisses fut alors converti en une abbaye de fcmmcH soumise à la juridiction des Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, par les soins de Henri 11 de Bourbon, duc de Vcrneuii, évéquc de Metxct abbé commcndalairc de Tyron. La première abbesse, Françoise de Riant», fille de Denis de Riants, baron de Villeray et de Madeleine Kernel, fille du savant médecin de ce nom, fut bénie par Léonor d*Etampes, év6que de Chartres en i632, abdiqua en 1649 et mourut en 1697. Jeanne de Chaumont lui succéda en i65o, et mourut en 1697. La troisième abbe%%e fut Anne Pesneauqui abdiqua en 1726 (A. Gouverneur Précis historique sur le Perche

(1) L*abt>aye des Clairets, autrefois du dioccse de Chartres, àtait %\iuùc sur le territoire de la commune de .Mâles (cantr>n du Tlicil), dans un salUm formé par la rivière des Clairets. Elle avait été fi^ndéc par («oillaume, c« 47tU du Perche, cvcqu- de Cbâlons. \jis archives de rOmc rcafcrmcnt de prcckux documents rebtifs à cette abbaye.

(2) Françoîsc-.Xngéliqoc d'Htampcs de Valcosay. ûl]c du duc dliUunpc» de Valenfay et de I>H!isc-Marjnieritc de MrjotOKiraid« nfummot abbcf«c vn 1607, fut t>cnk: au mooastlTc des Clairets, le 4 do m^n% de juio 1690* par k lynthillier de Rancc. abt>é de la Trappe. Elle oioonfl le 1 f des cakodc^ de sziai i7Cf>. aprls zxw abdique sa chaire.

14.000 livres de rente, par estimation. C'est M. Tabbé de Rancé, qui est le directeur spirituel.

Il y a aussi une belle Chartreuse, nommée le Val-Dieu (i), fondée par Rotrou iv, comte du Perche en 1 1 70, vingt-et-un an après l'établissement, des Chartreux de Paris ; cette Chartreuse est bâtie au milieu de la forêt, appelée présentement du Val-Dieu, qui avant l'établissement, s'appelait Reno ; elle est de 25.000 livres de revenu.

ir y a encore au Perche plusieurs prieurés considérables qui sont :

Courteraye (2), fondée par le seigneur dudit Courteraye, en 1 226, de 600 livres de revenu, dont est pourvu M. Tabbé Brisart, Conseiller au Parlement de Paris.

Poix (3), en Sainte-Ceronne, de i5o livres.

Maison-Maugis (4) et Marchainville (5), son annexe de 800 livres.

(i) La chartreuse du Val-Diou était située sur le territoire de la commune de Feing:s, canton de Mortagrne. Le fonds du \*al-Dicu est un des plus considérables des Archives de l'Orne (série H), au moins par le nombre des liasses renfermant des titres de propriété. Une copie du Cartulairc du Val-Dieu existe à la bibliothcquc d'Alençon.

(2) St-Aubin-de-Courtcraye, canton de Bazoches-sur-IIoêne, était le siège d*un prieuré dépendant de 1 abbaye de Saint-Lvroul. L'église du prieuré se voit encore aujourd'hui.

(3) Le hameau de Poix est situé en la commune de Sainte-Céronne, canton de Bazoches.

(4) Canton de Rémalard. Ce prieuré, fondé vers 12 14, par Cieoffroi, comte du Perche, fut donné par Thomas, son fils, à labbaye de Saint-Evroul {Inventaire sommaire des Archives de VOrne), \\. 702, p. i57-i58.

(.5) Canton de Longni, Prieuré fondé au Xï« siècle, par Foucher, fils de (îirard, et donné par lui à labbaye de Saint-Evroul (Inventaire sommaire Ibid),

— igS —

Courcerault (i), de 5oo livres.

La Magdelaine-de-Reno (2), de 800 livres, dont est prieur le sieur abbé de Lépine, conseiller au Parlement de Rouen.

Coulimer (3), de 600 livres.

Saint-Léonard-de-Bresnart (4), de 400 livres.

Dame-Marie (5), de i.5oo livres de revenu.

Saint-Martin-du-Vieux-Bellesme (6), de (>oo livres, dont M. Tabbé de la Grange, conseiller au parlement de Paris est prieur ; il y a quatre prêtres séculiers qui dessen^ent le dit bénéfice.

Saint-Léonard-de-la- Ronchère, de i.5oo livres.

Pervenchères (7), de i.5oo livres.

(i) Canton de Noce. Ce prieuré dépendait de Saint-Lomer-de-Blois.

(2) Commune de Saint- Victor-de-Reno, canton de Long^ni. L'église, qui paraît être du xi« siècle, offre un portail roman parfaitement consen'^é. Ce bénéfice était à la nomination de Tabbé de Tiron.

(3) Coulimer, canton de Penenchères. Ce prieuré, fondé vers la fin du xiii* siècle, dépendait de Tabbaye de la Couture-du-.Mans.

(4) Canton de Bazoches-sur-Hocne. Ce prieuré dépendait de Tabbayc de Pontlevoi, diocèse de Blois. Le prieur de Brcsnard figure dans le procèsverbal de la rédaction des Coutumes du Perche, en i558.

(5) Dame- Marie, canton de Bellémc. Prieuré fondé versio23, par Albert de la Ferté-Crnault, en faveur de Tabbaye de Jumièges, où lui-même avait fait profession.

(6) V. Notice sur le prieuré de Saint-Martin-du-Vieux-Bellémey par M. H. Bcaudouin, Alençon, Poulet-Malassis et de Broisc, 18,54, in-12.

D»- Jousset. Le Vieux 'Bellémc ^ une page de son histoire religieuse. Nogent-le-Rotrou, A. Gouverneur, 1868, in-8», de 97 p.

(7) Pervenchères, cheMieu de canton, autrefois du doyenné de la Perrière. La chapelle du prieuré de Saint-Georges fut bénie en i52i.

Grandmont, 4.000 livres. Le prieur est d une famille de Normandie, il n'y a que trois religieux qui vivent en règle avec lui.

Le prieuré-doyenné de Saint-Denis-de-Nogent, en commende, de Tordre de Cluny, fondé par les Rotrou, anciens comtes du Perche, qui est de 12.000 livres de rente par estimation, que Ton réduit à 5 ou 6.000 livres par an, à cause des grandes charges et réparations auxquelles est sujet le titulaire, qui est le sieur Desmarestz, grand-vicaire de M. Tarchevôque de Rouen, à Pontoise, qui passe pour très charitable et recommandable par sa vertu ; les religieux ne sont qu'au nombre de huit, non réformés.

Moutiers, dans le diocèse de Chartres. C'est un prieuré conventuel. Cependant il n'y a point à présent de religieux. Le sieur abbé Meillaud, fils de feu M. Meillaud, conseiller en la grande chambre, au Parlement de Paris, en est prieur commendataire. 11 est de 4.000 livres par an (i).

Regmallard (2), le prieur est le sieur de Grancy (3), grand prieur de Touars ; ce bénéfice est de 800 livres de revenu.

(i) Moutiers-au-Perche, canton de Rcmalard, autrefois Corbion, tire son nom du moutier que saint Lomer y fit bâtir au vf siècle. M. labbé Burel, cure de Mouliers-au-Perche, a découvert récemment dans l'église des peintures murales qui ont été signalées à la Société française d'Archéologie,

(2) Le prieuré de Saint -Germain- de -Rémalard (Regimalastrum^ Roumaillard) dépendait de Tabbaye de Saint-Lomer-de-Blois. Dans le Fouillé de Chartres de 1738, le revenu de ce prieuré est porté à 960 livres.

(3) S'agirait-il ici de Tabbé de Grancey (Hardouin Rouxel de Médavy de Grancey). dont le Gallia christiana a pu dire qu*il était < quasi innumeris

Chartrage, qui est un prieuré conventuel de chanoines réguliers de Saint-Auguslin, fondé par Rotrou, III* du nom, comte du Perche, dont la fondation est sans date ; mais il faut nécessairement qu'il soit du commencement de l'onzième siècle, parce que Geoffroy, père de Rotrou, est mort à la fin du dixième. Le roi, au môme droit des comtes du Perche, nomme le prieur. Le prieuré est de 1.200 livres de revenu (i).

Notre-Dame-de-Nazareth-de-Nogent, prieuré perpétuel de filles, ordre de Saint-Benoist, établi il n y a pas plus de soixante ans. Les religieuses qui sont au nombre de 3o professes, ont droit, par le titre de leur fondation, d'élire leur prieure qui est perpétuelle ; c'est à présent la dame de Sillan de CreuUy qui remplit parfaitement tous les devoirs de cette place ; le prieuré est de 6 ou 7.000 livres de rente.

Sainte-Ursule-de-Nogcnt, ordre de Saint-Augustin, qui a environ i.ooo livres de revenu; il y a aussi dans ce couvent 3o religieuses professes. La prieure est triennale.

Pour les commanderics, on en avait érigé une à Chartrage, près la ville de Mortagne, au lieu de l'ancienne léproserie, en conséquence de Tédit du mois de décembre 1672, à laquelle ce môme édit en avait uni la maladerie à iMauves ; mais depuis, l'une et l'autre ont été renvoyées à rHôtcl-Dieu dudit Mortagne,

dives abbatiis} ». Le silence de M. V. des Digrucres, dans son beau travail sur les Rouxcl ie MùdaYy-Grancc)\ semble répondre à cette question.

Ce que nous savons des prieurs de Rcmalard se réduit à ceci, c'est que le 27 mai 1784, sentence du siège de Rcmalard adjugea la succession de sieur David, précédent prieur, à Tévôque de Chartres. M. de la Cottiere, chanoine de Meaux, était prieur de Rémalard en 1789.

(i) Le prieur de Chartrage, à cette époque, était Claude Presty.

par lettres-patentes accordées par le Roi, en conséquence de son édit du mois de mars et des déclarations des mois d'avril et août 1696, ce qui rend ledit Hôtel-Dieu en état de faire subsister les pauvres malades de la ville et faubourgs de Mortagne, en conformité de leurs statuts, qui ont été faits par Henri de Navarre, comte du Perche, donnés à Verneuil, au mois de janvier i53o (i).

11 y avoit encore près de Nogent une maladrerie de Saint- Lazare, de i.ooo livres de revenu par an, qui a été aussi réunie à rHôtel-Dieu dudit Nogent, où Thospitalité est actuellement gardée.

Quant aux chapitres, on compte Téglise collégiale de Toussaint de la ville de iMortagne, fondée par Âlathilde, veuve de Geoffroy, troisième comte du Perche, du consentement de Thomas, premier du nom, son fils, comte du Perche, par lettres données à Longpont, au mois de mars de Tannée i2o3 (2).

Les chanoines élisent un doyen (3). Le Roi, aux droits des comtcsdu Perche, nomme le chancelier et le prévost ; le chapitre, le chantre et le trésorier, et à Tégard des chanoines, le Roi y nomme alternativement avec le chapitre qui confère à son tour et donne collation à ceux que le Roi nomme.

Ce môme chapitre confère toutes les chapelles qui en

(1) Ce rcglement existe aux archives Je ril6tcl-Dicu de Mortagne.

V. VJIôpital de Mortagne en i53o, par M. le D' Jousset. .Mortagne, Daupclcy (s. d.) in-O» de 25 p.

(2) Bart des Boulais, cité par M. O. des Murs, Histoire des comtes du Perche, p. 557-558.

(2) A la fin du xvii« siècle, Jean Chouct était prévôt du chapitre de Toussaint de Mortagne.

dépendent et sont desservies en ladite église, au nombre de i8, savoir : douze grandes, qui doivent résidence et assistance comme les chanoines, et six petites.

Les dignités de ce chapitre sont d'environ 5oo livres de revenu. Les canonicats, qui sont au nombre de sept, sont d'environ 3oo livres chacun ; et à l'égard des chapelles, les grandes sont de 76 livres, et les petites de 20 livres.

L'église collégiale de Saint-Jean-de-Nogent, composée d'un prévost, chefcier, chantre, trésorier, de dix prébendes, de quatre chapelains et de quatre autres chapelains-chantres.

Ce chapitre a un droit particulier, qui est de nommer et conférer tous les bénéfices qui en dépendent, et vacquent par mort ou autrement, sans avoir recours à l'ordinaire, sinon pour avoir permission d'élire, le doyen, laquelle ils sont obligés de demander à l'évoque et la confirmation de 1 élection qu'ils en ont faite, de sorte que ce doyenné est un bénéfice électif confirmatif, de la nature duquel il s'en trouve peu à présent dans le Rovaume.

Quant aux revenus de ces bénéfices, le doyenné est de i.ioo livres, et la chcfcerie, 700 livres. Elle est à la nomination du prieur-doyen commendataire de Saint-Denis-dc-Nogent. La prévôté est de 700 livres.

Pour ce qui est de la chantrcrie, c'est une dignité sans revenu, et la trésorerie n'est que de 3o livres par an, et les autres sont en patronage laïque, à la nomination et présentation du seigneur de Nogent. Pour les canonicats, ils sont chacun de 460 livres. Deux des quatre chapelains, à simple tonsure chacun, de 200 livres. Kt les autres, aussi à simple tonsure, chacun 100 livres. Le bas<hceur, c'est-à-dire les chapelains, chantres, chacun 3oo

Il y a encore quelques communautés de religieux et religieuses, savoir :

Saint-Eloy, en la ville de Mortagne, qui sont des iMathurins- Cette maison a été fondée en Tannée 1204 (i), parce qu'en la dite année, il se trouve une transaction faite avec le prieur et les religieux de Saint-Denis-de-Nogent, sur l'opposition que ces derniers faisoient au bâtiment de ce monastère ; mais on ne trouve point qui en est le fondateur; on voit seulement qu'en Tannée 1257, saint Louis leur a donné le moulin du Val (2).

Les religieuses de Saint- François et Sainte-Claire, fondées par Marguerite de Lorraine, femme de René, duc d'Alençon, comte du Perche, en Tannée i5o2, et leur église consacrée par Jacques de Silly, évêque de Séez.

Il y a en outre des sœurs hospitalières, établies pour le gouvernement des pauvres en THôtel-Dieu dudit Mortagne, de la fondation des anciens comtes du Perche, lequel Hôtel-Dieu ayant été brûlé pendant les guerres, fut récdifié et doté par Geofroy, ni*" du nom, comte du Perche, et .Mathilde, sa femme en Tan 1 195.

Un couvent de Capucins, que feu M.. de Catinat, conseiller de la grande chambre au Parlement de Paris, aïeul de M. le maréchal de Catinat, auroit fait bûtir sur un fonds par lui donné en Tannée 1616.

Et une Ecole de filles, fondée sous le titre de la Doctrine chrétienne, par M. Tabbé de Rancé, ci-devant abbé de la Trappe, le 4 janvier i08(;, confirmée par M. Savar}', évêque de Sécz, le

(1)0. des Murs, p. .V>3.

(2) Pilard. Fragments historiques sur le Perche^ p. :(;i col. 2.

4 février ensuivant, qui approuve les règlements faits de ladite Ecole par le fondateur, le T' mai 1697.

Pour le revenu des cures, il y en a peu de considérables, à l'exception deSaint-Germain-de-la-Coudrequi est de 2.ooolivres; Préaux, de i.5od livres; Saint-Juliec-sur-Sarthe.de i.5oo livres; de Vichères, de 1200 livres. Toutes les autres sont de 3oo, 400, 5oo, jusqu'à 900 ou i.ooo livres, au plus.

Il y a environ 3oo Ecclésiastiques, qui sont d'assez bonnes mœurs; ils ont de la piété et de la vertu, mais ils ne sont pas tant portés à l'étude qu'en bien d'autres endroits, et peu se font docteurs. Le sieur curé de Coulongcs et officiai du Perche à Nogent passe, entre les autres, pour un habile prédicateur et a mérité l'estime de M. l'évèque de Chartres.

L'on compte environ i5o, tant religieux que religieuses; et parmi les religieux, l'on distingue le prieur claustral du monastère de Saint-Denis-de-Nogcnt et visiteur de l'ordre de Cluny qui est en réputation d'avoir beaucoup d'esprit, de vertu et de conduite ; il est aussi en estime auprès de M. le cardinal de Bouillon, chef de l'ordre.

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