HISTOIRE PHILOSOPHIQUE
ET POLITIQUE
DBS ^AIlUnWDIfl R DU COMXnCB DBS SDlOPins mu! lU DMDX IHDEI.
SVPFLÉMEMT. — 0>iZIÈIlE VOLUME.
DB L'IHPBIHBBlB DB DIDOT LE JEUNE,
ETAT
DSI BDIOFiSflS DANS LES DEUX IIIDBS,
DDcis 1785 jubqv'bii 18a i,
A L'BISTUIRE PHILOSOPHIQUE ET POLITIQUE Ml, n BATHAL;
PAR M. PEUCHET
PBEHIÈRE PARTIE.
PARIS
AllABLE COSTBS n C* , LIBSAIR ES-EDITEURS ,
NGoogle
PREFACE
Li célèbre auteur de ÏHùtoire phitoiophique avait posé la plume en 1783. Depuis lors de grands chaDgemens s'étaient opérés daos le régime des coloDÏes ainsi que dans le commerce qu'elles font avec leurs métropoles. Il fallait faire connaître ces changemens pour épai^oer au lecteur des méprises sur la situation du commerce des deux Iodes pendant cette période. C'est la tâche que nous nous sommes imposée.
Nous avons dû recueillir les nouveaux documens, les connaissances positives que les voyageurs, les publicistes, les économistes et les actes des divers gouvernemens nous ont offerts. Aucun historien n'avait encore rassemblé dans an corps d'ouvrage les faits et les domiées propres à offrir le tableau complet des révçlutions qui , depuis trente-sept ans , ont changé la face des colonies; nous signalons tes causes qui les ont tour à tour fait passer d'une domination à une antre , qui ont agrandi leur existence politique an détriment de leur existence commerciale , ou agrandi leurs relations commerciales en dimiauaot leur importance politique ; nous
y\ PBErACE
suivons les progrès des établissemens fondés sur des plages DouTellemeut découvertes; nous observons la progression toujours croissante de l'iuditatrie qui a ëteodu ses mille bras sur toutes les parties du globe, et fait jaillir du sein des terres iocultes les sources de la vie et de la civitiiatioD.
Notre opinion sur quelques points pourra différer de celle de certains esprits pour qui toute idée nouvelle est suspecte , et doit être proscrite sans examen, par cela seul qu'elle est nouvelle.
Appuyé de quelque expérience au milieu de la guerre des partis et des opinions qui a tristement signalé la dernière moitié du dix-huitième siècle, nous avons cru pouvoir nous exprimer franchement sur les libertés que réclame le commerce , mais que la faiblesse et l'irrésolution craignent d'affranchir de ses entraves.
Nous n'avons pas cru que la volonté changeante des hommes pût utilement pour les peuples remplacer la stabilité des institutions fondées sur la raison ; et si la liberté du travail nous a pasu l'àme de l'industrie et la pmnière ridiessc des nations, Dous avons pensé aussi, avec tes mciDarqnes les plus éclairés de nos jours , qu'elle
PIEFACI. Vlj
doit être ^leiuent la source la plus pure de la cÎTilitatioD et la base la plue solide des empires.
Nous désirons avoir fait un livre digiie de son objet , et avoir contribué ainsi aux progrès des coonaiisapces utiles et à l'établisseinenl des vrais principes de l'ordre social ; c'est du moins le motif qui nous a déterminé à écrire cet ouvrage. Puissions-nous avoir réussi 1
AVERTISSEMENT DES ÉDITEURS
JNoos avions d'abord annoncé que nous donnerions en un seul volume le tableau de tous les changemens qui ont eu lieu dans les colonies depuis que rabl>é Kaynal a cefsé d'écrire ; mais Tauteur , en élaborant les nombreux et intéressans matériaux qu'il avait rassemblés sur cet objet , areconnn l'impossibilité de les renfermer dans un seul volume, à moins de ne donner que des notioos tout-à-fait BoperitcielleB et insuffisantes sur les colonies. n s'est donc attaché à donner au supplément de l'^Mtoire phUotophiçtic tous les développemens qu'il a jugés propres à mieux laire connaîtra l'histoire des colonies, i tempérer' la sécheresse des calculs ou des détaUs statistiques auxquels il a dû se livrer, et à établir de justes proportions entre le nouvel ouvrage et VHxatom phitoêopiUqus.
Le travail de H. Peuchet étant ainsi mis en harmonie avec son modèle, dont il est la suite et le complément, a produit deux volumes, qui forment les tomes xi et xii de VHùttnre p/UloiopfU^ue. Nous nous plaisons à croire que le public nous saura quelque gré de cette augmentation , qui tourne tout entière à Favantage de l'ouvrage. Les personnes qui, jusqu'à et jour, ont souscrit à cette nouvelle édition , ne paieront pas ce douiième vohime. Le seul désir de présenter un ouvrage complet nous a décidé à faire ce sacrifice.