‹ État des colonies et du commerce des Européens dans les deux Indes (volume 4)Chapitre 10 sur 34 · Soo,ooo · texte numérisé non relu

Soo,ooo

On peut, en retranchant ce que fournit le Brésil, connaîtie le montant du produit des mines de l'Amérique espagnole.

Mais on se tromperait beaucoup si on pensait que tous ces trésors passent en Europe ; ils se répartissent surtout leglube,et une grande quantité va s'engloutir dans l'Inde pour le commerce qui s'y fait.

M. Humbolt, qu'il faut toujours citer dans cette matière, a trouvé qu'il était passé en Europe depuis 1693 , époque de la découverte de l'Amé-

543 ÉTAT ACTtEL DU COHHERCE

rique jusqu'en i8o3> la somme de 5,44^*0'^<)t<^<'<^ de piastres, ou 38,5Ô6,ooo,ooo de francs.

< Ce calcul, ajoute M. Huoibolt, comme tous ceux présentés par Forbonnais, Ustariz, M. Necker et Rayiial , est établi en partie sur des faits , et en partie sur des conjectures. Il est aisé de concevoir cependant que les résultats sont d'autant plus exacts que l'on a pu employer un plus grand nombre de faits , et que les conjectures reposent sur une coDiiaissance plus intime de l'histoire et de l'état actuel des exploitations du Nouveau- Monde ; et c'est ce qui arrive ici. ■

Des 4^*500,000 piastres que l'Europe reçoit aujourd'hui annuellement de l'Amérique il en reflue à peu près 25,5oo,ooo en Asie; savoir, 4iOOO,ooo parle commerce du Levant, 17,500,000 par celui qui se fait dans la même contrée par la route du Cap de Bonne-Espérance, et4tOOO,ooo, toujours dans la même partie du monde, par la voie de Kiatcha et Tobolsk.

Il reste donc 18,000,000 de piastres en or et en argent d'Amérique pour l'Europe.

Terminons ces recherches intéressantes sur la statistique et le commerce de l'Amérique espagnole par le tableau suivant., qui en offre en quelque sorte le résumée

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