‹ État des colonies et du commerce des Européens dans les deux Indes (volume 4)Chapitre 32 sur 34 · IMPORTÉES · texte numérisé non relu

IMPORTÉES

. 35,970,000 - 7.09*.oo« . 15,475,000

. 4356,000 83S,ooo

EiporUlioi» 68,i6i,<

Importitùm 75,Si6,ooo

BaliDce contre la i^Uti-Diiia de. . . . £,85.

746 ÉTAT ACTUEL BIJ COmiEKCI

Il réfulte de cos tableftux du oommeree dec États-Unis , et eo formant une année moyenne de ces mêmes trois années 1803 , iSo^ et 1804, qu'il a été aYec les étrangers, en négligeant les petites sommes, de i43tOoo,ooo de doUan '.

Les exportations ont été de €8,000,000 de dollars ; saroir,

■ En productions indigènes , telles que bœuf , porc,>blé, faixne, et autre nourriture animale ou Tégétale^de 1 7,000,000 ; en cotons, de 7,000,000 ; en tabacs , de 6,000,000 ; eo bois , potasses , et autres produits des forêts , de 4iOOf),ooo ; en produits de« eaiu( ou pêcheries, de3,ooo,ooo; en produits des manufactures, de a,ooo,ooo : en tout, de 39,000,000 ;

■ Et en marchandises étrangères ou réexportées, telles que laineriës ou étoffes de laine, toileries, sucre, café, thé, vins et autres liqueurs, de 39,000,000.

■ De ces 68,000,000 de dtïllars , a4>o'*'>>o<^ ont été exportés à l'Angleterre ; 4tOOO,ooo à la Russieet à l'Allemagne ;^,ooo^oo à la Hollande ; ia,oou,ooo à la France ; 7,000,000 à l'Espagne ; 3,000,000 au Portugal ; '3,ooo,ooo à l'Italie , 1,000,000 à la Chine et au Bengale ; 6,000,000 aux autres parties du monde.

■ Les importations ont été de 76,000,000 de dollars; savoir, les importations de l'Angleterre, de 36,000,000 ; celles de la Russie et de TAllema-

' TojM k uUmu ci-aprèi.

edi-vGooglc

BBS DEDX IMDIS. ^4?

gne» de 7,000,000 ; de la Hollande, de 6,000,000 ; de la F^Dce , de 8,000,000 ; de l'E^goe , de 5,000,000; du Portugal, de 1,000,000; de l'Italie, de A,ooo,ooo ; de la ChÎDC et du B^igale , de 6,000,000 ; des autres parties du monde , de 4,000,000.

Les iioportatioiM de rADgletene ont principalemeot coDiîsté en étoffes de laine , en toiles de coton, en quincaillerie et en poterie ; celles de la Russie , de l'AUemagne et de la Ht^lande , en coBdages , on grosses toiles , en rerreries eten genièvre ; les importations de la France , en rius , KO eaux-de-TÎe', «n soieries et en modes; celles de l'Espagne , du Portugal -et de l'Italie , en vins , en huile d'olives et en fruits de toute espèce ; celles du Bengale , en toiles blanches de ooton et de mousseline ; celles de la Chine , en thé et en oftsàios ; et les impoitationa des colonies frai>çaiscs , espagnoles et anglaises , en café , en sucre, en mélasse et en rum.

£n comparant les exportations avec les importations de chaque pays , on trouTc que les États- Unje ont eu la halance en leur faveur avbc k lîrance , la Hollande , l'Espagne et l'Italie , et qu'ils l'oBt eue contre eux avec l'Angleterre , la Chine et le Bengale. Ib ont gagné avec la France unebalaoce de 4,000,000 de dollars, et ils en ont peiKlu nrec l'Angleterre une de 19,000,000 qu'ils ont été obligés de solder avec l'evoédaot de leur balance afec les autres nilâoiM.; eu samine , lia

•j^S Atat actuel du cohxerce

ont eu contre eux une balance ^nérale , résultant de toutes les balances particulières d'eOTÎron 7,000,000 de dollars , qui aurait fini par leur enlever tout leur nuoiéraire , et par les ruiner, s'ils n'avaient racheta par le bénéûce du &et la perte de cette énorme balance.

Le commerce extérieur des États-Unis s'est élevé , dans chacune des années ido5. 1806 et 1807, Â plus de soo,ooo,ooo de dollars; mais, comme l'essor extraordinaire qu'il a pris pendant ces années est dû aux guerres de l'Europe , et qu'il s'est fait toujours avec les mâmes élémeos , les m'èmes Dations, et à peu prés dans des proportions égales, nous avons cru devoir l'analyser sur une moindre échelle, pour ne pas tomber dans l'exagération.

De toutes les nations étrangères qui prennent part à ce commerce , il paraît en dernier résultat qu'il n'est avantageux qu'à l'Angleterre , parce qu'elle en pompe seule, par sa balance , tous les profits, et qu'il est désavantageux à presque toutes les autres nations , mais surtout à la France , à la Hollande, à l'Espagne et à l'Italie , qui sont obligées de solder leurs balances avec de l'argent y envoyé en espèces ou en remises à Londres pour y soudoyer l'industrie anglaise.

Notre dessein n'est pas de nous étendre sur ce point ; nous nous bornerons seulement plus bas i quelques considérations sur ce qu'il conviendrait i la France de faire à cet égard. Mais aupa-

ji-vGooglc

DES DEDX INDES. ^49

ravant jetODS eocore un coup-d'œil sur les exportatioQS à l'étranger faites par les États-Unis.

Celles des productions IndigëDes et étrangères manufacturées dans le pays ont varié depuis 1810, ainsi qu'il résulte du tableau suivant.

ddhn.

En i8io l'exportation a été de 1,917,000

1 8 1 1 de 2,376,000

On prendra une idée dans l'énumération suivante des principaux objets qui composaient ces exportations.

En 1817, il a été exporté en productions du pays , des ports américains , pour une valeur de 68,3i3,5oo doU. ,etea productions étrangères fabriquéesou non f^riquées, pour 19,358,069 doll. L'exportation des bois , mâts , merrain , etc. , a été, la même année, de 3,196^000 dollars;

Des provisions navales , goudron, etc. , de 345,000 dollars;

Ecorce dé bois de chêne et de teinture, 3o8,ooo dollars (en 1S16);

Ginseng, 10,000 dollars (en 1816); Potasse, perlasse (en 1817), exportation, 1 ,967,000 dollars ;

' époque de !■ foerfciTcc l'&nflewne, lenninée parlcttitli de GMd «a iSU .

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750 tTAT ACTUEL DU COHWBRCB

Potunmt et peaux, mtoie année, 790^000 dollanv

Total de la râleur des exportatioDs du produit des forêt» en 1817, 6,9981000 dollarg '.

LexportaEion-<ie8grRîo8«tlïriae8aété,eai8i6t de 7,713,000 dollars, consistant en cinquantedeux mille trois cent vingt-un boisseaux de froment, et sept cent vingt-neuf mille cinquantetrois barils de farine.

La quantité de mais exportée la même année 1816 a été d'un million soixante-dix-sept mille six cent quatorze boisseaux, et quatre-vingt-neuf mille cent dix-neuf boisseaux de farine de la même graine, valeur, 1,646,000 dollars.

Le riz exporté en 1816, cent trente-sept mille huit cent quarante-trois tierces , valeur, 3,5&5.ooo dollars.

Graine de lin exportée ()8i6) , six cent trentesix mille quatre cent soixante-sept boisseaux *.

Tabac exporté en 1817, soixante-deux mille trois cent soixante-cinq barils, brut ; un million cent quatre-vingt-seize mille six cent trente livres pesant , manufacturé ; quatorze millions fieuf cent vingt -huit livres pesant, en poudre. Valeur, 9,a3o,ooo dollars.

Coton exporté en 1817 , quatre-vingt-cinq millions six cent quarante-neuf mille trois cent

' HoB comprii let deux arlicla de iKi6.

■ Le iKÙMCMi uainciia , biuiM, de tnnt«.il«ac fuM'Ii, uoatical qnar^Dte-qoMre litroat et demi de Parn. ( ffardtH ), 1. 1, p. ij>

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OBS DIUX INDS0. 761

viagt-huit livreB pesaot : valeur, 33,628^000 dollars.

Poisson exporta en 1816 : sec , deux cent) dixneuf mille neuf cent quatK-vingt^onxe quÎDtaux i DiaFiDé, trente-huit mille deux cent vingt -huit haril» ' ; mariné eo caques , six mille neuf cent qustrc-TJn j^ trois barilsi Valeur totale de la monte ou poisson sec et poision iiHiriné, i,i56,ooodoll.

Huile et côt«s de baleine eiq}ortées en 1816, valeur , 1 1 6,och> dollars ; huile de spermaceti et bougies , valeur , 59,000 dollars. Valeur totale des productions db la mer exportées en 1816, i,33i,ooo dollars.

Bœufs , cuirs , suif et bestiaux exportés en 1 8 1 6, valeur , 738,000 dollars.

Beurre et fromage, même année, vaieur 333,oon dinars; porcs, lard-, saindoux, et porcs vivans, 719,000 dollars ; chevaux et mules, 364iOoo dol- Iws; moutons, 499OO0 dollars; totaux de l'exp(»tatton des productions animales-, en 1816', 9,093-,ooo dollars.

L'exportation , ou plutAt la réexportation des productioBS étrangères par les vaisseaux et le commerce des États-Unis, a été ainsi qu'il suit en 1816 : sucre, dix-s^t millions cinq cent tiente-six mille quatre cent seize livres pesant ; café , huit millions oeuf cent quaraute^it mille sept cent treize livres pesant ; poivre , sept cent soixante-neuf mille trois cent vingt-neuf livres

■ De cml douie llTrei peunt.

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