‹ État des colonies et du commerce des Européens dans les deux Indes (volume 4)Chapitre 8 sur 34 · PM · texte numérisé non relu

PM

lenant-coloDclet 1 major.

1 dillo,ditto, artillerie...

Un bataillon de 10 compa-

gnies infanterie des natu-

rels, avec 1 lieutenant-

colonel et 1 major

1 capitaine et a sous-ingé-

a compagnies de pionniers,

et en conséquence a ofC-

cietu

* La pagmU conlieat 168 fanutn, le fanum 4 pÙM. L> pagod» ■nul 8 ; theUii^t ( id fraoci ).

DBS DEOX INDES.

1 quartiet^maltreelicom-

misMire des vivres 95 3i 40 i,ia5

I commia,ilitto,ditto. ., 5H 10 40 675

« adjudans 11731 ■ t,4io

■ maître de baraque 93 3i 40 i,iaS

I inKpecleur et 1 commissaires des munitions... 5G 10 40 6^5 I maître des munitions. . . 43 5 ao 5i7 a a sergeng-majors. ....... 8 > > 06

a quartiers- mallres-ser-

6 sergeuB Bumuméraires. . 3o > > 36o

a chirurgiens 1

4 aides tUirurgiens V 55o ai » 6,606

4 soiu-aides \

Total. . . 14, 190 ig 60 — o,a85 a? ■.

Sommet payée» auœ naturels pour leurs épices.

600,000 Ib. de cloua à 6 d. par Ib. . . iS,ooô * ■

30u,ooo Ib. de muscadesà 7 ^ parib. 6,a5o 1 ■

5o,ooo Ib. de macisà iSd.parlb.. 3,i35 ■ ■

Total payé pour les épices 34,375 • >

Euimation de ta vente des épices ci-destua, déduetitm faite de$ dépentes de fret et autre» chargea.

600,000 Ib. de clous à 8 s. pourlb... 340,000 ■ ■ a5a,ooo Ib. de muscades et macis à

ao s. pour Ib aSo^ooo > *

490,000 Dépense totale des étabtîssemens ci- TÏbi militaires et de marine, frais' extraordinaires et sommes payées pour les épices ia5,ooo

Il existe, après toutes charges possibles, une balance annuelle en faveur de l'étal en livres sterling 365,ooo

a54 ^TAT ACTDEL DU COHXEKCE

t Dans l'état que nous veDOos de donner, les charges ont été portées au taux le plus haut , tandis que le produit des épices et le prix qu'on les peut vendre ont été évalués au plus bas. A l'égard du girofle , si l'on observait qu'il y a des demandes pour une plus grande quantité que celle qu'on a énoncée, on pourrait assurer, sans le moindre doute, qu'il ne faudrait pas trois ans aux plantations bien ménagées pour produire le triple de cette quantité, et environ 600,000 Ib. par an de muscades et de macis. C'est le nooibre de livres que Banda produisait avant l'ouragan de 1778-

■ Tout examiné , en considérant les profits qu'on doit attendre du commerce des épices , et les avantages que promet la vente des produits des manufactures d'Angleterre et des colonies indiennes, auxquelles ce commerce ouvrira sans contredit un débouché aussi étendu que facile , nous nous croyons fondés à conclure que ces îles peuvent produire tous les ans à la Grande- Bretagne un revenu clair d'un demi -million ster~ ling. .

Ces considérations nous ont paru de la plus haute importance pour faire connaître les îles des Épices possédées par le royaume des Pays-Bas ; elles font sa plus grande richesse coloniale dans l'Inde. Ce royaume jouit encore de quatre autres possessions aux Indes occidentales , dont une surtout , Surinam , mérite une attention particulière.

DES DEUX INDES. sSS

C'est le principal établissemeot formé par les HoDaodais dans la Guyane , et celui où se fait tout leur commerce dans cette vaste contrée. 11 serait superflu d'en donner ici ta description ; on la trouve dans l'Histoire phUotopkique.

La culture a fait des progrès à Surinam , et tout annonce que le nouveau royaume des Pays-Bas mettra plus de soin à l'étendre et à en multiplier les productions que n'a fait l'ancien gouvernement.

Les Anglais s'étaient emparés de l'établissement de Surinam pendant la guerre ; mais ils l'ont rendu è la paix d'Amiens , et depuis cette époque il est resté è ses anciens possesseurs , à l'exc^tion des colonies de Demerari , Berbice et Ëssequeby ou Essequibo, que les Anglais ont gardées.

Les rivières qui arrosent la colonie de Surinam sont aujourd'hui bordées de belles plantations de sucre et de café : on j récolte cette dernière production deux fois par an , en juillet et en décembre.

Un état authentique du commerce qui s'y fait en exportation et importation avec la métropole porte qu'en 1818 il est parti de Surinam pour la Hollande quatre-vingt deux vaisseaux ayant â bord dix-huit millions huit cent mille livres de sucre , quatre millions quatre cent mille livres de café, an million trois cent mille livres de coton , quatre-vingt seize mille livres de cacao , et trentetrois mille livrés de tabac. L'année suivante ît

s56 im ACTUEL du cohuerce

Q'en est sorti que soixante-huit bâtimens chargés de quinze millions quatre ceot mille livres de sucre , cinq militons six cent mille livres de café , un million ^eux cent soixante-quinze mille livres de coton , trente-quatre mille livres de cacao, et deux mille quatre cent vingt livres de tabac.

Cette énumération montre en quoi consiste principalement ce commerce , et de quelle importance il est pour les denrées coloniales.

Au reste, cette colonie n'est aujourd'hui que précaire entre les mains des Hollandais. Les Anglais , maître d'Ëssequibo , de Demerarî et de Bei^ bice, s'empareront facilement de Surinam, du moment que la guerre les j autorisera.

Curaçao, Saint-Eustacbe et Saint-Martin, îles des Antilles , sont pour les Hollandais d'utiles établissemens soumis à la même chance que les précédens.

Curaçao , la principale de ces trois îles , a cependant résisté à l'attaque' qu'en firent les Anglais en i8o4', quoiqu'ils l'eussent prise en 1800; ils l'avaient rendue par la paix d'Amiens , et voulaient la reprendre après la rupture.

Cette ile est une preuve de l'ancienne industrie hollandaise à vaincre les difficultés de la nature ; elle est aride, et n'a pour toute eau que de l'eau de plaie. Les Hollandais ont pourvu à cette disette par l'art avec lequel ils recueillent l'eau. Ils ont élevé sur te port de Curaçao une des plus belles et des plus fortes villes des Indes occidentales.

DES DlnX INDB8. 35^

La plupart des travaux s'y font au moyen de machines si bien imaginées, qu'elles transportent tout i coup les vaisseaux dans le chantier.

On en exporte beaucoup de tabac et de sucre; il y a de bonnes salines, d'où les iles anglaises et les autres colonies du continent tirent le sel pour leur consommation.

Curaçao appromionnaît autrefois Saint-Domingue , et la traite était une des branches les plus importantes du commerce qu'il faisait : cet état de choses n'existe plus aujourd'hui.

Nous n'ajouterons sur Saint-Ëustache et Saiot- Hnitio aucun détait à ceux qu'on trouve dans l'Histoire phitotopkique.

-Tout le commerce maritime du Royaume-uni des Pays-Bas est concentré en Hollande; il se ' fait peu de grandes expéditions dans tes ports de la Belgique.

1 Indépendamment du commerce très>étendu que fait le Hollandais avec les productions de son sol et de ses colonies , dit M. le comte Chaptal ■ ,. il s'est constitué le principal courtier de l'Europe. Ses ports sont toujours l'entrepôt général de marchandises de toute espèce. La modicité des droits qu'on y perçoit, l'absence de toute formalité vexatoire, leur donnent par le fait le privilège de la franchise , et toutes les nations y déposent leurs richesses avec une entière cod" fiance.

• 0< r/iM(«MP*« /nmfiaÎM , lome i, page Sa.

>SS AtAT ACIBIL DI CeHHBRCE

• On peut dm»c regarder le naTi|;vteur hollaad»ii cmnme un agent intennédiaire entre le consommatcur et le producteur i et sous ee rapport son commerce foriae 1« complément des relations de chaque payi avec les autres nations. >

Peut-être est-ce à cause de ce ^énie pin-tkulier qui le porte à être facteur et eotrenctteur, que le Hollandais semble aroir bien moins contfu que l'Anglais le grand art de la colonisatiou. et que ses possessions d'outre-mer sont restées in- ' férieures à ce qu'elles auraient pu'ètrc et à ce qu'elles sont , quoique depuis peu d'années entre les mains des Anglais. Nous en verrons la preuve , surtout au Cap de Bonne-Espérance , dont l'Angleterre a déjà fait la plus belle colonie du cootioeat africain.

« Au reste, quand la Hollande serait réduite au seul commerce des productions de sou sol , dît le même auteur, et de celles de son industrie manufacturière, elle tieudrait eacore un rang distingué panni les nations commerçantes : on peut en juger par le commerce qu'elle faisait en France au commencement de la rérolution.

« A cette époque nous tirions de la Hollande pour deux à trois millions de fromages, un million de laine , cinq cent mille francs de lin , deux millions de tabac, huit cent mille fraucs de cémse , douze à quinze cent mille francs de toiles , six cent mille francs de dentelles de fil , et pour trois à quatre cent mille fraucs de produits chi-

ji-vGooglc

rnùpiea, t^ que «ublîmét sien;m«wlmiJtf cjti^hn, tourae&ol» çtc. Lç s^ul article des épiceries pior Tenant de ses colonies fonnait une somine detFoia milIioDS de Frauee. La totalité des importations de la Hollande en France s'élerait^ avant la révolutioB, c'est-à-dire «» 1789, l{ une valeur de 36,779,000 £raqcs- Ces importations consistaient en grains , en potasse , en Wis , en métaux , en fromages , etc> ^ous ïoldions cea importations avec quatre  siit millions de vins , eaux-de^^ie et comestibles; ringt à trente millions de sucre et café, et huit à dix millions des produits de nos fabriques. Le montant de ces diverses exportations de France en Hollande s'est élevé en 1 789 à 43»'57>*'oo livres. »

Ce commerce est bien' diminué aujourdliui , tant à cause des progrès de quelques brancbes d'industrie en Hollande, qui j rendent inutiles certaines importations , que parce que , n'ayant plus l'étendue de colonies que nous possédions , loin de pouvoir fournir du sucre et du café à l'étranger , nous en recevons soit en commission , soit pour la consommation.

• Cependant, comme dit le savant auteur du Traité de l'industrie française ^ nos relations avec la Hollande auront toujours une très-grande importance. Les Hollandais trouvent cbez nous une énorme consommation de tous les objets de leur commerce, et prennent en retour une quantité proportionnelle de nos produits agricoles et in-*

a6o ÂTAT ACTCEL DV COHHEICE

dufitriels , les plus riches et les plus recherchés dans leur genre , de ceux de même espèce que fournit l'Europe. *

Voyons quelle est notre position ris-à-ris de l'Espagne. Les grands évéoemens qui se passent dans ce pays doivent opérer de nombreux changemeos sans doute dans ses immenses et riches colonies; mais ils n'en diminueront en rien l'importance et l'étendue des produits. C'est surtout à les faire connaître que nous nous attacherons.

jnGooj^Ic !

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