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figurer^ pour. ..... 17/ 100 id. ,. id, 1 3/100 id. . . .
les marchands particuliers, pour. ..... i9f 100 * • la. . . la. 36/ioo. .... id, . . •
« 10* Que Ton peut conclure de ces documens, qui sont authentiques, que, pendant les six mêmes années de i8o2-3à 1807-8, la compagnie n'a participé au commerce total d'importation et d'exportation avec l'Inde (déduction faite des envois d'effets de diverses sortes expédiés pour les troupes ) que dans la proportion d'un tiers, et qu'en y comprenant les secours et fournitures envoyés aux armées et à la marine , sa portion n'est qu'un peu plus du tiers de ce commerce.
« 1 1** Qu'il en résulte que l'argent exporté aux Indes parles Américains et les nations de TEurope autres que l'Angleterre , pendant le même laps de temps, a été de 6,594,755 liv. sterl. , et que la compagnie et les deux classes de négocians anglais en ont exporté pour 6,286,544 liv. sterl. ; ce qui fait naître la question de savoir jusqu'à quel point le commerce étranger peut être considéré comme ayant été avantageux pour l'Inde, les matières premières et les marchandises manufacturées qui en ont été importées ayant été entièrement payées en argent.
« 1 2** Que le capital existant de la compagnie , joint aux revenus que produisent ses possessions territoriales et au bénéfice qu'elle retire de son commerce avec l'Inde et avec la Chine , ne paraît pas être tout - à - fait égal à ses dépenses annuelles , si l'on y comprend le dividende des actions fixé à dix pour cent , l'intérêt de sa dette consolidée, et sa dette dans l'Inde.
« i3* Que les embarras dans lesquels la compagnie s'est trouvée engagée paraissent provenir entièrement du transfert qui s'est opéré de sommes considérables faisant partie de la dette dans llnde, et payées en Angleterre sans qu'il eût été fait de fonds pour faire face à cette dépense.
« \lf Que, d'après l'aperçu général ci-dessus de la situation des affaires de la compagnie, les mesures économiques adoptées relativement à la perception de ses revenus, la réduction opérée dans ses dépenses, les probabilités qu'il y a d'un accroi^ement dans le produit net des possessions territcmales dans l'Inde , par suite des encouragênons donnés pour lextension du travail productif, et l'espoir d'une augmentation de population , il est juste et raisonnable d'espérer que , si les Indes orientales anglaises ne sont pas engagées dans des guéries dispendieuses, et que l'on puisse parvenir à réduire son état militaire 4 qui est immense , ainsi que son département civil , les dettes, qui se sont si considérablement accrue^ pendant les douze dernières années , s'éteindront insensiblement, et laisseront à la compagnie et à l'état un excédant de revenu. »
Le âésir de l'estimable anglais n'a point été réa-^ lise; l'état militaire n'a pas été diminué, la situation des affaires dans l'Inde ne l'a pas permis, l'opinion opposée a prévalu dans les remercîmens qui ont été votés par la chambre au marquis d'Hastings.
Au surplus , depuis Tannée 1812 , à laquelle se rapportent les détails précédens sur les possessions anglaises dans Tlnde, un nouvel ordre de choses a eu lieu dans les affairés de la compagnie ; et les discussions qui ont précédé le renouvellement de la charte ' ont donné sur le comiâaerce de rOrient de nouvelles lumières. Par les dispositions de l'acte de 181 3, le commerce avec les Indes anglaises a été ouvert aux sujets anglais indistinctement, sous certains règlemens et moyennant diverses restrictions.
Par le même acte , les acquisitions de territoire dansllnde, et les acquisitions faites en dériver lieu sur le continent de l'Asie , ou dans quelqtro-unes des îles qui sont au nord de Téquateur , sont placées et demeurent sous l'administration de la compagnie pour vingt ans, à partir du 10 avril i8i4« La compagnie a aussi le monopole du commerce de la Chine poiir la même période de temps. Les commerçans sujets de sa majesté dans le royaume-uni, agissant pour leur compte particulier, peuvent exporter des marchandises à quelque port ou place que ce soit , situés dans les limites spécifiées par la charte de la compagnie , pourvu que les cargaisons de/ retour soient expédiées directement à l'un des ports de la Grande-Bretagpe ou de l'Irlande, qui seront dé-
* L'acte du 17 décembre i8i3 expirait au 10 arril 1819; de douveaux débats ont eu lieu dans la cbambre pour son renouvellement, comme nous avons vu plus haut.
signés par le conseil de sa majesté ou par le lordvice-roi et le conseil d'Irlande.
Parmi les dispositions sque renferme cet acte il en est une qui astreint, à partir de cette époque, les directeurs de Is^ compagnie des Indes à tenir des comptes particulier^ et distincts pour toutes les affaires qui sont séparément relatives à Tadlïiinistration territoriale , à la politique et au commerce , objets qui , dans les comptes précédemment rendus , avaient été tellemiènt confondus , qu'il avait été impossible d obtenir avec quelque certitude de* renseîgneùiens positifs sur les profits et les pertes du commerce de la compagnie.
Dans la même année (décembre i8i3) plusieurs actes ont ajouté divers règleïhens relatifs au commerce des Indes orientales. Par le premier de ces actes , les sujets anglais peuvent faire te commerce aujt Indes orientales dans les limite^ déterminées par la charte de la compagnie , et peuvent aller à tous ports ou places quelconques situés au iiord ou au sud dé l'Amérique ( les colonies anglaises dé l'Amérique exceptées) , soit directement ou par circuit , pourvu qu'ils ne fassent pas le commercé de thé et n'abordent à aucun des ports de la Chine. Le second acte accorde la faculté de' faire le commerce de l'Inde avec des vaisseaux non construits en Angleterre, jusqu'au 1" janvier i8i5. Le troisième établit divers rè* glemens concernant les droits d'entrée et de sortie ( dravrbacks ) , etc.
Ces quatre actes ont régularisé entièrement le commerce de llnde , d'après le système nouvellement établi. Il est important d'en bien connaître les dispositions, lorsqu'on veut se livrer à ce commerce particulier et prendre une part quelconque aux spéculations de l'Inde.
Mais ce n'est pas seulement dans les possessions territoriales de la compagnie que les entreprises des négocians anglais doivent trouver des ressources ; les colonies anglaises de Ceylan et de l'île Maurice, situées dans les mers de l'Asie, ainsi que les vastes provinces qui se trouvent sous la domination des princes asiatiques , sont aujourd'hui (la Chiné exceptée) devenues accessibles au commerce particulier. L'Archipel oriental lui est aussi ouvert. Il existe dans ces contrées , sans doute , une foule de personnes opulentes qui peuvent désirer de posséder beaucoup d'objets de luxe venant d'Europe, lorsque les circonstances sont assez favorables pour les y transporter. L'industrie peut être excitée par le désir de goûter de nouvelles jouissances et de vivre dans une plus grande aisance. Les besoins des hommes se multiplient en proportion de la facilité qu'ils ont à les satisfaire. Mais l'étendue et le nombre de ces besoins dépendent aussi des facilités que donne le commerce pour transporter et introduire de nouveaux objets de luxe. C'est ainsi que les épices , le thé , le café et d'autres articles que le commerce a transportés des contrées de l'Orient en Europe, n'y sont
recherchés et désirés que depuis que l'usage en a été introduit.
Le même raisonnement peut s'appliquer, au moins jusqu'à un certain point, aux riches habitans de l'Asie , relativement à beaucoup d'articles de manufactures qui sont le produit de l'industrie . européenne , et qui trouveront un débouché facile et avantageux, dès qu'à force de persévérance et de recherches" on sera parvenu à connaître la nature des articles qui sont dans le cas d'être reçus de préférence par les peuples de ces contrées. Lorsque l'on considère là vaste carrière ouverte aujourd'hui au coimmerce particulier, et qui comprend tous les ports ou places déterminés dans la charte de la compagnie, et qui s'étend à toutes les places intermédiaires au nord et au sud de l'Amérique ( les colonies anglaises exceptées )^ il est im^ possible de dire quels résultats auraient pu avoiï des entreprises faites sur une aussi vaste échelle, et qui jusx[u'à présent ont été absolument interdites au commerce particulier. On ne peut déterminer d'avance quels sont les avantages ou les inconvéniens qui pourront résulter de la nouvelle direction que vient de prendre le commerce anglais ? Un homme célèbre a fait sur ce sujet de judicieuses et profondes réflexions : «S'il y a jamais eu deux cona ,trées destinées par la nature à avoir des relations « commerciales, ce sont les parties méridionales de « l'Asie et les côtes occidentales de TAmérique du « 8ud. Les métaux précieux qui abondent dans l'un
« de ces pays ont toujours été , depuis la plus « haute antiquité jusqu'aujourd'hui , lé principal « article d'inaportatiou de la part de l'autre, dont « les produits, tant ctu sol que des manufactures, « sont si convenables , en raison du climat , à la a consocnaiation du premier. Ces contrées, qui a présentent de si grandes ressources pour le ci»m- « merce , et qui peuvent exciter si puissamment « les entreprises , sont précieuses surtout pour la « nation anglaise. Les marchands prin<;ipalement « doivent y trouver des avantages incalculables ; « et si l'on parvient à introduire dans l'Amérique « 4u sud le goût des ouvrages manufacturés de « l'Angleterre , comme il y a lieu d'espérer que « l'on n'éprouvera point de concurrence fâcheuse a d.^ la part des Anglais qui so^t au Bengale , com* a bien de facilités n'aura-t-on pas pour établir avec a ce pays des relations de commerce dont les résul- « tats profitables seront mutuels et réciproques ! »
Cette réflexion de l'homme d'état qui a tracé ces lignes rappelle et explique le soin que l'Angleterre met à coloniser le grand Océan austral et boréaJ entre l'occident de l'Amérique et lorient de l'A^çie, i^ jalousie que lui inspire la Russie dans ces parages, et les précautions que prennent les Anglais coKttre ses empiètemens.
Le tableau^ de3 possessions soumises au privilège de la compagnie dans Vlnde^ tel qu'il fut présenté au parlement en 18149 achèvera de compléter l'instruction sur ce vaste et in^téressaut suj^t. Nous le plaçons ici.