NOMBRE
États de Massachusets. . ..
du Maine
de Ncw-Hampshire...
de VermoDt..
de RhQde-Islaod
de Goaiiecticat
de Neifv-York
de New- Jersey
de PensyWanie
de Delaware
de Maryland
de Virginie
de la GaroKne du nord, de la Caroline du sud.
de Géorgie
de Tennessee.
de K.entucky. ..... . . .
. de rOhio. . . . . .'.
de la Louisiane
de Mississipi
d'Indiana
des Illinois ^ .
d'AIabama
Territoiree du Michigan. .
du Missouri
d^Arkansaw
de Golumbia , ou territoire de Touest. ....
de la Flpride.
District de Golumbia
TOTAL
de milles carréf.
70,000 4.8,000 34»o8o 63,000 4o,ooo 39,000
45>5ob 34)Ooo
d'habitans.
73,674 380,546 974,633 555,5o6 4i5,iJi5 353,435 361,937 4o6,5ii 330,760
ia,ooo 5o,ooo 10,000
.4jOOO 34,033
HOMBBB
de personnes
par milles
carrés.
« La jdiYision de rancien territoire entre les dîfférens états est très-inégale. La surface de Rhode- Island est de quinze cent quatre - vingts milles carrés; celje du D.elaware, de . deux mille cent vingt; du Massachusets, de six mille deux cei^t cinquante ; du Maryland , de quatorze mille ; de la Caroline du sud, de vingt-quatre mille quatrevingts J de la Pensylvanie, de quarante-six mille huit cents ; de New-Yorck, de quarante-six mille quatje-vingt-cinq; de la Virginie, de soixantedix mille. On peut se former une idée de l'étendue de ces états en comparant le Massachusets avec le grand duché de Toscane , le Maryland avec la république de Hollande, le New-Yorck ou la Pensylvanie avec l'Angleterre, la Virginie avec la Grande - Bretagne , et les deux états de Virginie et de Pensylvanie avec la France. Le nombre actuel des états est de vingt - deux. On eotnt)te aussi trois territoires, le Michigan, le Missouri et l'Arkansaw, outre la Floride • cédée dernièrement par l'Espagne; et si nous supposons que le Maine, à une époque future , sera séparé du Massachusets , alors le qombre des états à l'est du Missîssipi , y compris la Louisiane , la Floride, etc., sera définitivement de vingt-cinq. Si, nous supposons encore que les sept cent mille milles carrés à l'ouest de' ce fleuve , entre les parallèles du 36* et du 49* degré, soient divisés en états pareils aux nouveaux états de l'Ohio, de l'Indiana et des Illinois, de quarante à cinquante mille milles carrés
•^26 ÉTAT ACTUEL DU COMMf^CE
chacun, on aura quinze états nouveau^; de qui fera en tout quai*ànte états. »
Il résulte d'états dressée d*aprèè léfS ordres du Congrès , que raccroissenaent de la population à raison de tant pour cent par an a été , de 1 700 â 1790, de 3,o5, où un trente-troisième pat an, et de 1790 à 1810, de 3,10 oti un trente-deuxiènife par an.
« Des recensemens faits en 1 800 et 1 ÎS 1 6 , établissent que le nombre des mâles est à celui dès femelles dans le rapport de 26 à sS ' : la proportion des mariages à la population est évaluée comme 1 à 3o, les naissances comitie 1 à 20, et les décès comme 1 à 4o *. »
D'après les tables du mouvement de la population rapportées par le savant auteur de la Description des États-Unis y i\ est constaté que la population a presque doublé à chaque période de vingt années, depuis l'époque du premier établissement (1700). « Cet accroissement est dû prin^ cîpalement à l'agriculture et à Tintétêt que les fermiers trouvent à avoir un plus grand nombre d'enfans pour augmenter le produit de leurs terres. Il est également favorisé par la forme du gouver-
1 Cette proportioD lest plus forte qu'en Frinifie, où pour âiz'^iept hommes il n'y a que seize femmes, proportion qui difuiDue chaqtie jour, Ta mortalité des femmes étant plus considérable que celle des hommes.
* Warden, Deseriptidn des EiàU-Uliit^ tome 5, pige io5. En Europe les mariages sont à la populalioti comme i à iso; les naissances comme i à 37^ les décès comme un à 3o.
DES DEUX INDEB. 727
jiement , Tindastrie des habitans du pays , et aussi parles émigrations qui s'y font des contréesétrangères ^. L'oQ estime que l'accroissement annuel, qui est de trois pour cent par an , continuera dans la même proportion pendant plus d'un siècle, à cause de l'immense étendue de pays qui iQ'esl pas eocorc peuplée ; de sorte que , si Ton fixe la population de 1810 à sept millions d'âmes seulemecit, elie sera eu i833 de quatorze millions , en i856 de vingt -huit millions, en 1889 de cinqrua^ite-six millions, et en 1902 de cent douane XEÛllions. Ce deirnier nombre, r^a:Qdu Sfur ujie surface d'un million six cent trente-sept mille quatre cent viingt-quatre miUes carrés, pe donnerait encore que soixa«Dle- huit personnes par imUe caiaré ^. »
Ce 0e serait pas par le imauq^ue de subsista^ices, première caMmité des igra^ds états de l'Ëu^rCipe 9 x{ue cette progression américaine pourrait être arrêtée. Son territoire offre uœ gi^ande ?(^arlété de productions agpricoles qui peuTent suffire auxihe-
V Quelques émigrans qui s'étaient fixés dans les provinces du nord ont préféré se rendre dans les établissemens anglais du Canada, attirés par les avantages qu'ils y ont trouvés, et |>ar ce qu'ils «étaient Anglais ou Irlandais.
* Ces calculs sont cxi^gérés sans doute, parce que les accidens de«]|i vie , les difficultés de s'établir convenablement vont en augmentant, et que le nombre de femmes propres à la vie domestique et à la vie (des cbamps diminue, ain» que celui desjmc^ens d'existepce, à noiesure que la société et les mœurs des villes font des progrès ; mais cet accroissement sera long-temps considérable aux États-Unis, quand il ne serait pas constunment de trois -pour cent par an*
soins de la plus nombreuse population. Quelquesunes se réunissent dans toutes les provinces de rUnion ; d'autres sont particulières à chacune ou à plusieurs d'entre elles.
Le maïs ou blé dinde , plante indigène de l'Amérique , est cultivé du Maine à la Louisiane ; piais il réussit mieux dans les étatâ du centre et de l'ouest. La terre de la meilleure qualité produit cent boisseaux de cette précieuse céréale par acre de terre. Les exportations annuelles qu'on en fait vont d'un million et demi à deux millions de boisseaux, dont la plus grande partie passe aux Indes occidentales.
L'érable croît daûs tous les étatô de l'Union, et particulièrement dans ceux du centre et de l'ouest : dans le Vermont, qui confine au Canada, la quantité de sucre extrait de cet arbre pendant Tannée 1810 a été évaluée à un million deux cent mille livres pesant; elle s'est élevée à trois millions dans TOhio ; à deux millions cinq cent mille dans le Kentucky ; à un million sept cent mille dans la Virginie; à un million danslal^ensylvanie; en somme, neuf millions et demi de livres pesant. Le froment est aussi cultivé d'un bout à l'autre des États-Unis. Dans les états du centre et de l'ouest, et dans les terrains élevés des états méridionaux, sa qualité est égale, sinon supérieure, à celle du meilleur blé d'Europe; mais, dans la Nouvelle-Angleterre et dans les états de l'extrémité méridionale, les récoltes manquent souvent»
et d'autres produits paraissent plus avantageux. Les exportations annuelles de farine pendant les années i8i5 et 1&16 se sont élevées à huit cent mille barils, et ont été évaluées à 7,000,000 de dollars. La culture du tabac , à partir du Maryland , environ au 39* et 40' degré de latitude , s'étend dans tous les états du midi , et partiellement dans ceux de l'ouest, notamment dans le Kentucky, et dans le Tennessee. C'est la production principale du Maryland et de la Virginie , où il est cultivé beaucoup plus que dans toute autre partie des Etats-Unis. Les exportations annuelles de cet article pendant les années de 181 5 et 1816 se sont élevées à environ soixante - dixsept mille banques de tabac en feuilles, indépendamment de huit cent mille livres manufacturé. Il ne faut pas aller plus loin que le 37* degré nord pour trouver un sol et un iclimat propres à la culture du coton, qui pourrait encore réussir sous le 39" degré des deux côtés des montagnes. Cette plante utile fut d'abord cultivée pour l'exportation dès l'année 1791* On en récolte actuellement une immense quantité depuis la rivière Roanoke jusqu'au Mississipi; il forme la production principale de touâ les états méridionaux , à partir de la Caroline du nord et du Tennessee , et c'est un des grands articles d'exportation : les meilleurs c;roissent dans la Caroline méridionale et dans la Géorgie , dans les lieux secs , sur les côtes voisines de la mer, quoiqu'il en vienne aussi
dans l6 centre et dans les contrées supérieures. Le coton ne réussit pas bien dans le Kentucky, le Missouri ou l'Indiana , quoiqu'on en cultive dans ces états pour l'usage habituel. La quantité exportée pendyntles années i9i5 et 18116 s'est élevée à 80,000,000 de livres enriron, évaluées pour la dernière année à 249^^^90^o ^^ dollars, et formant à peu près un quart des articles d'exportation. Le riz , qui denaande une grande chaleur et un sol marécageux, est cultivé dMts les mêmes terres que le coton, et peut être placé dans la même classe , eu égard à la position géogra^ pliique. de végétal est l'objet d'une culture trèsétendue dans la Caroline, la Géorgie, la Louisiane, le Mississipi , et dans le Missouri jusqu'à Saint- Louis. Le calcul des exportations annuelles pour 181 5 et 1816 a été porté à i33,ooo tierces environ,* é\|iluées à 3 10,000 dollars. La canne à sucre croît daps les lieux bas et tempérés, jus^ qu'au 35* degré de latitude ; mais le climat favorable à sa culture ne dépasse pas le 3i' degré et demi. La même plante est actuellement cultivée avec un grand développement dans la Géorgie , le Mississipi et la Louisiane. La quantité produite en 18145 dans ce dernier état, a été estimée à seize millions de livres pesant , et il n'y a pas de raison de douter que dans peu d'années son produit ne suffise à la consomma4:ion des habitans des états de l'Union. Le sucre n'a encore été exporté qu'en très-petite quantité. La vigne peut
être coltîvëê jtrsqu'en Pensylvanie ; elle croît naturellement dans la plupart des états du midi let de Touest. Un vin d'une bonne qualité a été fait dans différentes parties des États-Unis ; et lorsque te culture de la vigne sera mieux connue , il est à croire que les Américains trouveront chez eux uûe quantité suffisante de cette bofsson favorite. Le houblon pf>usse aussi sans culture dans les ^tats du centre et de l'ouest. L'indigo avait d^abord été cultivé dans les états du sud comme un article d'exportation ; mais il a été généralement abandonné pour des produits plus avantageux, tels que le coton , le riz et le sucre. Le mûrier croît naturellement, et des tentatives faites autrefois ont proitvé qu'il était possible d'établir des manufactures de soie avec les développemens convenables. L'accroissement de la valeur des terres et du prix des produits opéré dans les états du centre et de l'est, depuis les quinze dernières années , a favorisé l'introduction d'un meilleur système de culture. Plusieurs sociétés d'agriculture ont été farmées ; une alternative de récoltes a été adoptée; l'usage des engrais, et surtout la propriété merveilleuse du gypse (pierre à plâtre) appliqué à cet objet , ont rendu une fertilité uouvelle à des terrains qui passaient pour épuisés. La pl'us grande attention a été accordée à la culture des gramen indigènes et étrangers , et à l'application des différentes espèces à la nature du sol. Dans les états du centre les prairies sont
formées d'après les meilleurs principes. La Pensylvanîe est particulièrement distinguée pour la taille et la beauté de ses chevaux et de ses bêtes à cornes. Les mérinos purs ou croisés sont maintenant répandus dans tous les états du nord , du centre et de l'ouest, et Ton ne trouve, soit dans la quantité, soit dans la qualité de leur laine, aucune trace de dégénérescence. Le nombre total des moutons qui se trouvent dans les Etats-Unis a été estimé être de huit millions /. » ^
Les États-Unis n'ont pas été moins favorisés de la nature, quant aux richesses minérales , que pour la fertilité du sol. Le fer, le charbon de terre, la chaux, le sel, objets de première nécessité 5 s'y trouvent en grande abondance. Chacun des étsits possède des mines de fer ; on les exploite dans le Nev\r-Hampshire, le Yermont, le Rhode-Island, le New-Yorck, le Connecti<;ut , le New-Jersey , la Pensylvanje , la Virginie et la Caroline du nord. En 1810, on comptait cinq cent trente fourneaux et forges dans les États- Unis ; et la valeur annuelle du fer, y compris la main-d'œuvre, était portée à 12 ou 1 5, 000,000 de dollars. Les Etats-Unis tirent le cuivre du Mexique et d'autres contrées ; cependant des mines de ce métal existent dans la plupart des états. On dit même que dans le territoire de Mi- ,. chigan ( autrefois territoire du nord-ouest) il s'en trouve qui sont d'un accès très-facile.. On ex-
' Warden , tome i , introduction.
ploite le plomb dans le Massachusets et dans la Virginie ; mais on le tire principalement du Missouri, où il parait que ce métal est inépuisable. On croit qu'il existe du mercure dans le Kentucky. Quelques parties des Etats-Unis renferment de Targent,maisprobablementpasassezpourqu'onpuisse l'exploiter avec avantage. L'abondance du charbon de terré est peut-être égale à celle de toutes les autres contrées du monde ; on croit que les mines de ce charbon s'étendent sur le côté ouest des montargnes, depuis le lac Ontario jusqu'à fà rivière de Tombekbé , distante de huit à neuf cents milles. Il existe aussi du charbon de terre à l'est des AUéghanys, dans le Rhode-Island / le New- Yorck 5 le Connecticùt ^ la Pensylvanie , le Maryiand et la Virginie. Les couches qui s'étendent le long de la rivière d'Appamatox occupent cinq mille ouvriers. La pierre calcaireabonde dans tous les états de l'ouest. Le gypse se trouve en abondance dans les états du centre et de l'ouest , et deviendra très*-précieux en raison de son importance comme engrais.
Le Kentucky , le Tennessee et la Virginie four- Dissent une plus grande quantité de nitre qu'il n'en faut pour la consommation de tous les états. Outre trois cent mille livres de poudre fournies pendant la dernière guerre , le Kentucky donna annuellement quatre cent mille livres de nitre. A l'cfit des montagnes on importe le sel , ou bien on .le tire de la mer; à l'ouest, il provient des sources
^34 lÊTAT ACTUEL DU COMMERCE
salées , qui sont si nombreuses et d'on produit si abondant dans tous les états et sur le territoire de Missouri, qu'il est probable que des couches de sel accompagnent la grande mine de charbon de terre qui s'étend depuis le lac Ontario jusqu'à Tombekbé, et qui se prolonge peut-être à l'ouest jusqu'aux monts Rocky.
Toutes ces richesses ne sont pas exploitées. La culture des terres obtient une heureuse préfé* rence, dont l'iAdustrie manufacturière semble ressentir l'influence; aussi les établissemens d'in^ dustrie qui ont prospéré principalement sont- ils ceux où le prix de la main-d'œuTre, toujours chère, est compensé par celui de la matière première.
« Le tarif des salaires et la facilité de se procurer des terres à cultiver /dit il. Warden , sont des circonstances défavorables aux manufactures des Etats-Unis. Les manufactures qui ont le mieux réussi sont principalement celles qui fabriquent des articles d'un grand volume ou dans la valeur desquels la main<-d'œuvre n'entré que pour peu de chbse. L'ébénisterie et les gros ouvrages de fer sont exécutés au moins aussi bien qu'eu Angleterre. Les ouvrages filés, les tissus, et differens articles tant de consommation que d'exportation, se font dans les familles des fermiers et des artisaos, principalement par les femmes. Presque tout le suc d'érable se fabrique de la même manière. Ces travaux domestiques étant infiniment plus favor râbles à la morale çt au bonheur prjvé que ceux
des grands établissemeDs^rob doit regretter qu'ils ne puissent y être universellement substitués. Au reste, les progrès de la société produiront un effet contraire. Quand la guerre de 1 8 1 2 priva les États- Unis des ressources qu'ils tiraient de l'étranger, la rapidité avec laquelle les manufactures de tout genre se répandirent dans ce pays est une des choses les plus surprenantes que présente l'histoire de l'Amérique.
« Elle ne prouve pas seulement l'immensité de nos ressources , elle montre encore dans nos citoyens un talent mobile , inventif et entreprenant, auquel jusqu'ici on ne peut rien comparer. Dans quelle contrée de l'Europe pourrait-on trouver des hon^mes aussi prompts à prendre de nouvelles habitudes , et qui réussissent aussi bien dans des travaux difficiles et pleins d'obstacles , auxquels ils avaient été jusqu'alors complètement étrangers ? Les progrès des filatures durant la dernière guerre furent si rapides , que la quantité de cotons employés par elles, qui ne s'était élevée en 1810 qu'à dix mille balles , a monté en 181 5 à quatrevingt-dix mille. Les manufactures ont certainement employé cette année un capital de plus de cent millions de dollars j et quoiqu'elles aient souffert de la concurrence des fabriques étrangères depuis la paix , celles d'entre ces manufactures qui se sont maintenues en dépit de cette concurrence prouve l'énergie avec laquelle elles ont étédirigées.»
Le lecteur en pourra juger par le tableau de ce
y36 BTAT ACTUEL DU COMMERCE
qu'elles étaient en 1818, époque depuis laquelle l'industrie intérieure a dû s'accroître encore par l'extension du commerce d'exportation.
Tableau des numufactures des États-Unis en 1818^ dans lequel est indiqué le montant du produit de chaquehranche d'industrie, non-compris les articles dits incertsikks^ .
dollar».
Forges et manufactures d*objets en fer.. . . 1495649526 lllani:^actures d'objets en or et en argent , -
joaillerie 9 métaux mélangés, etc ay^S^^gn
Plomberies 525,56o
Exploitation etemploi du marbre^des pierres
et des ardoises .1 ^G^i^wS
Verreries 1 J. . . i^o47jOo4
Poteries. . . ^ : 269,720
Drogues, teintiires , peintures , etc. ...... 5oo,582
Etoffes de coton, de laine, de lin, de chanvre
et de'soie; bas manufacturés au moyen de
métiers. ...... 1 ^ .*....... '^qA979^'^7
Idem , dont les matériaux sont filés à la
. main. 2,o5'i,i20
Instrumens et mécaniques fa-
. briqués 1 86,65o
Coton 4 laine cardée; étoffes )> 6,144^4^
foulées, et tapis imprimés au
moyen de mécaniques 5,957,816
Câbles et cprdages 4,24^9168
' Le montant des articles incertains s'élève à a5,85o^ 795 dollars; en sorte que la somme totale de fa valeur brute des produits în'çius« triels était estimiée 163,545,397 dollars.
DES DECX INDES. ^Sy
dollars.
D'autre part. 7i,58o,o5o
Manufactures de papier , de cartou , de cartes, etc. i^959,'i85
Sucre raffîné et manufacturé. 1,41^9724
Liqueurs distillées et fermentées faites avec
des fruits et des grains. 16,528/207
Fabriques d'essences et d'huiles extraites ies
arbres. , 1 79, 1 5o
Fabriques d'huiles extraites de différentes
semences , 858, 609
Produits des grains, non compris la fariné
de blé et de maïs, etc 75,766
Fabriques d'objets en bois. 5,554, 708
Manufactures de tabac 1 ,260,578
Fabriques de chapeaux de laine , de fourrures, et mélanges ^,^25 ^y^^
Savon , chandelle , cire et spermaceti , huile
de source et de baleine. 1,766,29a
Peaux tannées et autres • i799^^»477
Manufactures d'étoffes de crin 129,751
Autres manufactures de différentes espèces. 49^47^60 1
TOTAL GÉNÉRAL 127,6()4,6o2
Ces valeurs, quelque considérables qu'elles soient, ne sont pas les seules qui donnent le mouvemçnt à la circulation des capitaux dans les Etats-Unis ; le commerce y contribue plus encore par ses immenses spéculations.
Les états de l'Union ont fait dans le commerce ainsi que dans la navigation des progrès presque incroyables. Outre les avantages que leur offrent
les excellentes rades ' , les baies spacieuses et les rivières navigables qui entrecoupent toute l'étendue des côtes, leur commerce est aussi favorisé par des circonstances toutes particulières, i* Les lois ne permettent pas le monopole, et n'accordent aucun privilège exclusif. Les marchandises de toutes espèces, exemptes d'icnp6ts, peuvent circuler dans tous les états , et une diminution ou une suppression totale des droits d'entrée est accordée en faveur de tous les articles embarqués pour l'étranger * dans le courant de l'année qui suit leur importation. 2" Le commerce est considéré par ceux qui s'y adoqnent comme une profession très-honora- J)le, et, dans les ports dé mer, les membres les plus recommandables de la société sont des négocians. 3* Les affairés commerciales et maritimes s'exécutent avec plus de promptitude et à moins de frais que partout ailleurs. Les vaisseaux , dans les ports des Etats-Unis, sont chargés et déchargés dans l'espace de quelques jours, tandis qu'il faut autant de mois dans d'autres pays , à cause des règle- Hieffs ^êtttms et du défaut d'activité. 4* Les bâtimens marchands sont construits et équijpés en moins de quatre ou cinq mois , et naviguent pllus vite que ceux des autres nations. Les goélettes de Baltimore, connues sous le nom de piht-boat"
' Warden , tome 5 , page 554.
* Excepté cependant pour les ports qui touchent immédiatement aux .Etats - Unis , tels que Saint - Augustin , la Nouvelle - Écot»e » Ualtlaix , et ceux du haut et do has Canada.
DES DEUX lOTDXS.
sekoeners yùniBmxYtnt fiait Toile arec u^e oargarscm des côtes d'Amérique pour un port de France , et y sont arrivés en dix-sept ou dix-huit jours. 5**»Les marins des Etat'S-Unis sont très -actifs et trèsentreprenans. Des sloops de soixante tonneaux , ayant à bord onze personnes d'équipage, ont fait la tràvei-sée de New-ïorck aux côtes de la Chine. Les sloops de Nantueket, portant quatrevingts tonneaux et dix hommes d'équipage , doublent le cap Horn, et se livrent à la pêche de la baleine dans les mers du sud. L'on a fait dans de semblables bâtimens de nodibreUx voyages depuis le port de New-Yorck jusqu'aux régions glacées de la Géorgie méridionale^ pour se procurer les peaux et l'huile des phoques et des baleines. Les vaisseaux baleiniers visitent la côte sud-^ouest de la Nouvelle-Hollande , la Californie , les îles Malouines ou Falkland et autres , ou relâchent, pour prendre des rafraichissemens , au Cap de'Bontie- Espérance, aux îles Sandwich et aux ports du Chili.
Depuis le commencement de la guerre en 1812, les vaisseaux aroiés des Etats-Unis ont parcouru toutes les mers depuis le Kamtschatka jusqu'au canal Saint-Georges, et ont capturé des bâtimens marchands anglais à l'entrée même des rades an^ glaises. Ils ont fait un tort oonsidérabte au confimerce d'Angleterre. Plus de dix-sept cents de ses vaisseaux ont été pris pendant la durée de la guerre ; et il est prouvé que les Américains n'ont
perdu qu'un seulTaisseàu sur trois de ceux qui faisaient le commerce à la même époque.
L'état de guerre de l'Europe depuis i8o2 jusqu'en 1812 a rendu les Américains facteurs de presque tout le monde commerçant, et leur a assuré un gain de dix pour cent sur les capitaux. Ils avaient aussi cinq pour cent par le change ; de manière que le commerce étranger leur apportait un profit net de quinze pour cent '.
Les exportations des productions indigènes consistent principalement en farine , maïs , coton, graine de lin , tabac , boijs de charpente , merrain, potasse, poisson salé, et diverses productions animales. Les exportations des articles étrangers consistent presque toutes en denrées coloniales , telles que sucre, café, coton , cacao, indigo, poivre.t
Avant la dernière guerre, la moitié environ des produits indigènes passait en Angleterre, un huitième en France , et un dixième en Espagne. Un tiers des marchandises étrangères était importé en France, un quart en Espagne , un septième en Angleterre, et à peu près la même quantité dans les villes anséatiques. La moitié des marchandises étrangères consommées dan^ le pays provenait des manufactures anglaises, et consistait en laine , cuirs , plaques d'acier, objets argentés, fer, cuivre, lin, soie, chanvre, poterie, verre et
' Le commerce éprouve actuellement ( 1819 ) une grande stagnation, qui est due aux escomptes des banques et à la quantité immense de marchandises européennes importées dans le pays.
DES DEUX INDES. 'J^l
papier. La matière première du tiers des étoffes de coton était produite par les Etats-Unis. Cette préférence donnée aux articles de fabrication anglaise n'était due qu'à leur bas pris, au long crédit ordinairement accordé , et à Tavantage de correspondre dans la même langue '.
Le tableau que nous joignons ici fait connaître quelle était à l'époque de i8o5 la valeur totale des exportations des Étas-Unis tant en productions du sol qu'en objets manufacturés et en réexportations de matières étrangères. Nous y joindrons l'analyse de ce qu'a été le commerce , tant d'exportations que d'importations, année moyenne de 1802, i8o3, i8o4j temps où il a été très-actif.
' Afferçu des États-Unis ^ par le chev aliter de Beaujour.
Tambav 80MIUI1B d6è cooportatùms des tnarehatutiêes
indigènes en i8o5.
PRODUIT DBS EAUX.
pâcHiAiBs. Poûson séché et morue.. . .
— PoiiMon salé et mariné , teU que
harengs, aloses, saumoas, maquereaux
— T Huile et côtes de baleine.
— Hutte et chandelles de spermaoeti.