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1. La montagne de Haya, au sud d'Irun, contient des mines de fer et de plomb argentifère, dont les anciens durent retirer un grand proOt, puisqu'ils y ont fait dos travaux d'une immense étendue et plus étonnants sous ce rapport que tout ce qui a été exécuté dans nos mines modernes. Voir le récit qu'en a fait M. Thalacker, dans les Variedades de eiencias', Madrid, 1804, ou les .Wm.de M. Palassou, Pau, l82l. Druguiêre. Oro^raphie de l'Europe, p. G2.
2 Cum pigra incanuit œtas, .fq
Imhelles jam dudum annos prœvertere saxo , '^'"*' "'
Nec vitarn sine morte pati. Sil. Ital., III, v, 326.
EXACTIONS DES PRETEES. 13
gonio, et les femmes mêmes égorgeaient leurs enfants pour les sauver de Tesclirvage *.
L'Espagne avait été longtemps pour les magistrats roniairts une riche mfi^e à exploiter; et bien rarement le sénat faisait justice aux réclamations des habitants. Une fois pourtant, c'était, if ^t vrai i au'Wbment où la guêtre* tîé Mffèëdoitifc; mal engagée'. Imposait aux Romains quelque prudence, les plaintes furent si vives qu'on autorisa les habitants des deux provinces à se choisir Uûpatfdtt'^Jî Rèttïe'k^àlritërftet^in'në âcbusatîon éontre les coupables. Deux se condamnèrent à un exil volontaire à Tibur et â Prëneste. C'était une satisfaction dérisoire; mais, èé'ipl vaMltthleti^, tn'^^atlis-^coTîsuîte Interdit au préteur d^ ta^er' à l'avenir le blé, de forcer les habitants à vendre leurs vingtièmes au prix qu'il lui plairait de fixer et d*étab^ît (îàteles villes des receveurs pkir percevoir lès taxes.
Ces préteurs, souvent si avides, maintenaient cependant un ordre dont le commerce profitait, et quelques-urts
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1. Un enfant, par ordre de son père, saisit une épée et massacra ses frèr-es efyes parents enchaînés. Une femme tua tous ceux qui étalent pris avec elle. Des Cantabres mis en croix entonnaient des chansons guerrières, Strab^,ÎJL p. iGô, et Justin, XLIV^ 2 11 nous reste un curieux monument épigraphiquë dé ce temps et de ce pays. C'est une lame d'airain sur laquelle se trouvent gravées deux inscriptions reproduites par Orelli, l'une de l'an 27 de notre ère, l'autre de l'année l.j2, toutes deux concernant des Astures. Sans entrer dans l'examen des diverses questions (jue ce monument présente, nous remarquerons seulement ce qui convient à notre thèse, c'est que dans la première inscription, par conséquent à la première date, il n'y a pas encore un seul nom romain, et que dans la seconde, un siècle plus tard, tous le sont. Dans les deux inscriptions, il s'agit dé liens d'alitique h'o'sjiitanté.Jioip/ftUMi veluslum antiquum, que deux familles d'une niëitîè iribu renouvellent, et d'étrangers qu'elles i-eçolvent in fidcm dientefanique suam suorimque^- în eadèm fœdera. On peut remanpicr la fbrcfî de fermes qui expriment''ces '^nTanceS, et de plus qifëlles sont fartes ail profit dMiommes d'autre raCë, a /ta de gehte, et par conséquent que 'c§s peuplades n'étaient point des clans fermés où l'on ne connût que le lièh du sang.
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li4 g l. RÉFORMES m VÊm^.
s'étaient honorés par des travaux utiles. Nous avons prëcodemment parlé des fondations de Scipion (if(dica)y i\e Marcellus (Corduha)^ de Sempr, Gracchus (Gmrr/t«r/.<;), de Wvxkixxh {Valent la) et de Ponf)pée '. A l'embouchure duBfètis un Caîpion avait bâti sur le modèle du phare d'Alexandrie un admirable ouvrage pour indiquer l'entrée du fleuve, que les navires pouvaient remonter dans une étendue de douze cents stades , entre deux rives couvertes de populeuses cités. César, dont 1 Espagne avait épousé la gloire, après avoir combattu deux t'ois sa fortune , avait, à deux reprises aussi, réuni autour de lui tous les députés de la péninsule, établi une administration régulière et récompensé les villes, comme les îyarticuliers, de leur dévouement à sa cause *; c'est-à-dire multiplié pour les unes les titres de municipes ou de colonies, et donné aux autres le droit de cité , l'anneau d'or de Tordre équestre, le laliolave sénatorial. Nombre de villes avaient pris son norri; et Gadès, qui prétendait conserver dans son temple fes ossements d'Henîule, Gadès, la plus riche des cités provrnciales, car, comme Padoue, elle n'avait pas moins do cinq cents chevaliers, avait obteriu pour tous ses habitants les privilèges encore enviés de citoyens romains ^ Un
DERNIERS TROUfil>ES tii ESPAGNE.
1. Cf. ci-dessus, t. Tl, p. 314. Pompée avait prodigué le droit de cité aux Espagnols, Cic, pr. Balbo^ 8, 14. Le nombre des citoyens roniaiiis, dans la seule province Ultérieure, était si considérable, en l'aimée 48 av. J.C. , que Varron put lever sur eux 120 000 boisseaux de blé, 20 000 livres d'argent, et 190 000 sesterces. Caesar, if. C.,Ii, 10.
% Ga»&i, B. if., 27. Après Munda, il établit une colonie romaine à Empories, Tite Live, XXXIV, 9. Pline, III, 4 , nomme cinq colonies de César : Cartliagèue, Valence, Tarragonc, Celsa et Acci. ,,j , ,; i ,,,, ,.* .,^ r
3. Tribulis quihusdam publicù^privaiùque pramiiiSt... privatim ac publiée quibmdam civUatibus habilia konoribus. Caes., de B. G.^ Il, 18. Pour Gades, cf. Columelle, Vlllf lU^ Dion dit la même chose, mais en ajoutant que les concessions n'étaient point gratuites, où (J.rjv xoù upoT/ca aùxà i/ia^i<so.\Oy XLIII» 39. Il est vrai qu'il l'appelle ailleurs xp-/i|ji.QtTo«oi6;
Gadit^iii^, Coru. Balbus, était devenu ppu de temps après i^onsuU C'était le premier des provincianx (}iii fût arrivé à qet honneur *. D'autres osaient écrire dans la langue de leurs maîtres, et Cordoue avait enltmté déjà toute une famW^ d^ poètes dQntJe§,vers étaient allés jusqu'à Rome, où Cicéron s'irritait de cette invasion provinciale *. .,f) Par ses populations du sud et de l'est, l'Espagne entrait rioucj vivement daiii^ ,14, civilisation romaine et i'unité itlipérialâ : Octave régularisera ce mouvement et retendra au cpntre et au nord de la péninsule qui résistent encore à çettq,,ç.^iXtralisalion. Apres h, totliilte de Mwiida, Sextus Pompée, réfugié dans les montagnes, y avait vécu quelque temps de brigandîiges ; puis sa troupe grossissant, A avwt repris bauj^mem H^a oiotiè' «t; bêttu deux lieutenants de César. Son rappel, provoqué par Antoine, avait rendu à l'Espagne une paix bientôt troublée par deux vmi n)mm% B<t>gu4. e,|,,Çoccbus, qui sous les noms des deux trmravîrs vidèrent leurs querelles particulières. Bogud fut chassé; mais les Cerrétans, ses alliés, tinrent longtemps, et le^r,.soji|pissiw valiMrtti triamplu) i Mmitius. Les deux successeurs de ce général eurent le même honneur, sans qu'on sache de quels services il fut le prix ^
Une province d'où revenaient tant de triomphateurs n'était pas un pays tranquille, aussi sera-t-elle une des premières à attirer l'attention d'Octave. Là, du moins, il n'aura pas à combattre, comme en Gaule, un clergé
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àvTjp, et qu'il lui prête ce pro|K)s qu*avec deux choses, des soldats et de l'argent, on a tout le reste, XLIl, 49. '■'^'^
1 Le premier aussi qui reçut les honneurs dn triomphe, Pline, T.^S!*
2. IJl etiam Corduba^: natis pbetis pingue quiddam sonantibus atque peregrinum aures suas dederit. Cic, pr, Arch., 10.