‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 9 sur 191 · LES LUSITANIENS · texte numérisé non relu

LES LUSITANIENS

L'iiiiluence romaine gagnait même les belliqueux Celtibél*ielïs, mais lentement, car ils n'avaienf point de grande^ villes parmi les coutumes nouvelles pussent entrer dan^ le pays ; et les vieilles mœurs se défendaient aisément dah^ leo^s' nowbffeU!^ villages, perdus au milieu des montaignes \ lis étaient habiles à forger des armes *, plus encore ai s'en servir; et ciomnio i le ne les pouvaient plus porter pdbï^leur propre catise, ils allaient combattre rous les e* seignes de Rome \ Derrière eux, les tribus celtiques marchaient plus lentement encore dans la fUle» nouvel le. Les Lu^itatifens, si avides * de gUèrre qu'ils luttaient entre eux quand ils n'avaient pas d'ennemis à combattre *, avaient

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romancf, cunctarum reriim ahundaniiam suffkiat. Strabon atteste eç, elfet rimmcnso commerce qu'elle faisait avec l'itaffo, et nous savons /j'ilè parmi les taxes qu'elle payait à Rome était le vingtième de so« blés. Pline, JI. iV., IV, 'M. et Ul, 4, vaute sa race de clievaux, equorvm per)\i^ ces grèges, et on disait qiib sur les bords du Tage ïe vent fécondait les cavales. Strahon ajoute, lïl , p. 103, que ces chevaux, aussi rapides qiié ceux des Parlhes, étaieiU drassés à plier les «eiipux cl à gravir les montagnes. Améliorée encore au viii* siècle de notre ère par le sang aralx-, cette race a , au xiv% donné naissance à la racfe anglaise.

1. 0 Excepté sur les côtes de la Méditerranée ces peuples vivent dans des bourgades et sont d'un caractère sauvage. » Strab., Ihid,

2. « Le meilleur fer et le meilleur acier connus sont, dit Justin, XLIV, 3, ceux qu'on fabrique près du liilbilis, rivière du pays des Cellibères. »

3. De nombreuses inscriptions éjjarses dans Gruicr attestent les services des Kspagnois dans les légions. Seulement il est nécessaire de se t(!nii; très en garde couire les f||(>punjcuts épigraphiques de l'I^spagnc, doiit beaucoup, dit Orelli, huer, amplissima collcciio, t. 1, p. 94 : non vo- Oeîa; suspicione carcnt. H n'y a aucune raison de suspecter l'autiienticité de l'inscrii)iiou de Pintaius signifcrdc la cinquième cohorte des Aslures, à Intercatia, aujourd'hui Errigoyiia ; ce moiumjcnt est d'autant plus précieux qu'il représetilc l'effigie de ce légionnaire de l'Asturle, avec son coutume national et ses armes. Cf. Dorow, l)('n/fm.T/cr, Sluttg., p. 51 , ci Orelli, u" 164 ^ qui eu cite une autre d'un Cominius, natif d'Asla f Mosa de Asta], et mori à cinquante ans, après vingt-quatre années de service.^, n" 1G5. N'oublions pas que les Cellibériens avaient été les prcmit^rs soldats mercenaires employés dans les armées romaines. Us s'étalent mis dès 217 a la solde des deux Scipion.

tvf"^^'"> '!^ ^M^ï ^' hélium qnam oHum maîunt; si extraneum

d'-'eyf, dumi hoslcm quèrunt.

^/ui !fi;l(3 l- ^^ GALLAÏOUES ET LES ASTUHES.

du moins été condamnés au repos. Auguste jos en iera sortir pour les amener à la civilisation romaine. f |

ijîî^unord de la Lusitanie , Jo$ Gallaïques avaieatnété ^^oucis de bonne heure par d^$ relations de commerce avec les Carthaginois qui venaient chercher chez eux 1^ produit de leur pêche et lor qu'ils ramassaient presque É ^^A^KA^Mm^ Cependant à voir le paysan des bords du Minho, labourant d'une main et de l'autre tenant son javerlot, ou reconnaissait la race l)ejliqueuse dont il était Siorti» Les Vascans aussi, placés sur une des grandes routes d'Est pagne en Gaule, mêlaient le commerce et la guerre. De| médailles phéniciennes trouvées sur leur territoire t^t/t^^terit que les infatigables j^vigateurs de Tyr et de Gadès avaient découvert et exploité leurs mines K Mais sur la côte étroite et dangereuse du golfe de Gascogne, d,an^ les ftpres montagnes de ]M,Bisç^yjç.„4êji^ peuples avaient jusqu'à présent refusé le joug sous lequel l'Espagne entière avait courbé la tête. C'étaient les Cantabres, qui tuaient les vieillards dès que leur main ne pouvait plus tenir une épée \ et qui buvaient avec délices du sang de cheval; les Astures qui se peignaient le visage, comme nos Indiens, pour se rendre plus terribles, et qui n'avaient d'autres vêtements que la peau des Mtes fauves tombées sous leurs coups. S'ils étaient pris, jamais ils ne se résignaient à la servitude. Mis en croix, ils chantaient au milieu de l'a-

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