‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 12 sur 191 · GAULE · texte numérisé non relu

GAULE

Au delà des Pyrénées, les Ibères s'étendaient jusqu'à la Garonne , dont les tribus aquitaniques bordaient hi rive gauche. Autrefois ces peuplades avaient dominé jusqu'à ia Loire; car, entre les deux fleuves, M. de Uumbôldt a trouvé un grand nombre de noms géographiques ^appartenant à la langue des Basques. Mais ils avaient été refoulés au sud parles Galls, et ils n'avaient mêmeilpu défendre le passiige de la Garonne contre les Biluriges et les Tectosages. L'habitude de travailler aux mines rendait les Aquitains propres à l'attaque et à la défense des iplaces , comme cette merveilleuse agilité qu'ils ont léguée à leurs descendants , faisait d'eux les meilleurs soldats pour les escalades et les surprises. Leur dévouement en-

IM

1. Rapports anlériettrs avec Uome. — Anliciue aHiancc de Rome avec

Massolie qui sert aux Romains de stalion pour la Uaversée d'Italie en

Espagne. — Les Massaliotcs appellent les Romains contre les Salyes

' 1^125). — Fondation d'AqUcX-Sexlvv, première colonie romaine en Gaule,

«et formalion d'une provmce romaine (i 22) ; les Édues sont déclarés- par

le sénat fratves et consangmnei P. JL — Défaite de Bituit, roi des Ar-

vernes(l20. — Fondation d'une seconde colonie romaine Karho-War-

Jius (118). — Les Ombres en Gaule (11^^-102). — Sertorius soulève la

province romaine que Pompée écrase ; celui-ci favorise l'agrandissement de

Marseille (7G). — Les députés des Allohroges prennent part au complot de

Catilina (G3). — Invasion des Suèvcs en Gaule ; campagnes de César (58-50).

— Siège de Marseille par César (49). — Fondation de la colonie romaine

de Lugdunum par Munatius Plancus (43).

'^'^■li.

LES AtJlITAI.SS. '17

YfL [latin -l'k ^ ■>'

v^rs le cliof qu'ils avaient clioisi était à toute épreuve : les soli^uril vivaient et luouraient avec celui auquel ils s'étaient

,^^ donnés. Au siège de Lectoure, Adcantuan refusant pour ïui-même le traité que ses compatriotes acceptaient, se

^^ Jeta sur le camp romain. De ses six cents braves, pas un seul ne recula devant cette lutte désespérée K Malheureusement les Aquitains étaient divisés en plus de vingt peuplades, sur un territoire en grande partie couvert de landes et de montagnes; aussi n'étaient-ils ni puissants ni riches, malgré leurs mines d'or des Pyrénées et les sables aurifères

*i/dei'Adour. César ï»e daigna pas marchera <;ontre eiit;'un

'^i «de ses plus jeunes lieutenants, Crassus, avec douze' cohdi^tes, lei/r imposa son Alliance. Traversée par la seconde Toute de Gaule en Espagne ,. :Cfârnée, par Narbon ne et Toulouse, deux giiânds fayets dé civilisation romaine, et par Bordeaux qui bientôt le deviendra, l'Aquitaine changera vite en cités brillantes ses vUlages qui ne-isortufincore que des amas de cabanes bâties en bois et couvertes de chaume*. 1 i* * t j;

L'Aquitainp touchait, par l'est,. à.iaJSarhonaise où Home elMarseille «valent travaillé do concert à effacer, dans la population indigène, les traces de sa double origine ibérienne et celtique, l'une, par ses grandes colonies d'Aix et de Narbonne, l'autre, parles comptoirs dôhreîTë cou la côte, et par ses écoles qui faisaient oublier aux jçunes Romains le voyage d' Athènes ^ A Marseille, difcTacite, « l'élegauce des Grecs se mariait heureusement à la sévérité des mœurs piovinciales*. » Pour Narbonne que Strabon appelle le port de toute la Gaule, elle a déjà donné naissance

•lit UFTril 'il I*.

'il i> .'tliflii I Ht

L César,^. (;., ni, ^.

Page 1