‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 121 sur 191 · PRODUITS DE L*ESPAGNE · texte numérisé non relu

PRODUITS DE L*ESPAGNE

on attribuait aux Gaulois l'invention des tonneaux propres à conserver le vin , que les Grecs et les Romains gardaient dans des jarres.

L'Espagne, surtout la Bétique, fournissait une masse considérable de produits: du blé, du vin, l'huile renommée de la Bétique, du miel, de la cire, quantité de priantes tinctoriales, de la poix , des salaisons comparables à celles du Pont\ des huîtres ramassées tout le long de ses rivages, du vermillon qui ne le cédait point à la terre de Sinope et qu'on vendait à Rome soixante-dix sesterces la livre, du sel, soit extrait des marais répandus sur la côte de Cadix à Gibraltar, soit tiré de mines fort riches, comme celles de Castille^ et surtout de Catalogne, où se trouve le fameux rocher de Cardona, tout composé de sel assez dur pour qu'on en sculpte des statuettes. Déjà l'Espagne était vantée pour ses laines et on achetait ses béliers jusqu'à un talent ^ Les étoffes qu'on y fabriquait, surtout celles de Saetabis et d'Ëmpories\ étaient d'une incompara])le finesse; etelleex portait une énorme quantité de jonc spartaire, dont on faisait des cordages. Sa plus grande richesse était encore ses mines d'or, d'argent, de cuivre et de fer''; celles de

les Arvernos de fixer à chaud l'élain sur le cuivre. Les Édues avaient inventé le placage : « la Gaule ne marqua pas moins, dit M. Amédée Thierry, par ses découvertes dans l'art de lisser et de brocher les étoffes; ses teintures n'étaient pas sans réputation. En agriculture, elle inventa la charrue à roues, le crible de crin , et l'emploi de la marne comme engrais. Les Gaulois composaient diverses sortes de boissons fcrmentées, telles que la bière d'orge et la bière de froment mêlée d'hydromel. »

1. Srabon suit avec curiosité les évolutions de l'armée des thons, tout le long des côtes, où vers le temps^fle leur arrivée annuelle, des sentinelles étaient placées pour signaler leur approche. Cette pèche ne se fait plus guère en grand que sur les côtes de la Sicile et de la Provence.

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