‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 120 sur 191 · IV. VILLES COMMERÇANTES DES GAULES · texte numérisé non relu

IV. VILLES COMMERÇANTES DES GAULES

lève, et où bientôt l'or des Tectosages et des Tarbelles, l'argent des Ruthènes et des Gabales seront convertis en monnaie; Autun, qui allait devenir célèbre par ses écoles : Genabum, sur la Loire, où, avant même que la guerre des Gaules fût achevée , les négociants romains accouraient ; Trêves, sur la Moselle ; Reims enfin , qui oubliera si bien son origine gauloise qu'elle s'appellera la fille de Rémus et mettra dans ses armes la louve et les deux jumeaux. Strabon parle, cinquante ans plus tard , des marchandises portées de la Saône sur la Seine pour l'île de Bretagne, laquelle donnait en échange des cuirs, du fer, de l'étain, des bestiaux, des esclaves et, comme aujourd'hui les meilleurs chiens de chasse ^ Dans moins d'un siècle, Joseph dira : « La Gaule a en elle-même une source inépuisable de toutes sortes de biens qu'elle répand dans tout le reste de la terre.

Pour augmenter la valeur des terres d'Italie, un sénatusconsulte avait interdit la culture de la vigne et de l'olivier aux nations transalpines^ 11 faut pourtant que la Narbonaise ait été exceptée de cette mesure, comme on l'excepta de plusieurs autres à raison de sa proximité de l'Italie, car on voit Fontéius mettre un impôt sur les vins qui circulaient dans cette province, à moins que ce ne fussent de ces vins d'Italie « qu'une foule de marchands amenaient dans la Gaule, soit dans des bateaux par les rivières navigables, soit sur des chars qu'ils conduisaient à travers le pays. En échange d'un tonneau de vin, ils obtenaient un jeune esclave : pour la liqueur ils avaient l'échanson^ » Cependant

1. Slrab., IV, p. 200. Diodore, V, 2G-27. Cf. Caes., B. C, V, chap. xii.

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