Strab., liv. III, 1. Voy. ci-dessus, p. lO, note
2. Strab., IV, 205. « 11 croit au pied de leurs montagnes, du côté de l'Italie, car ils s'étendent jusque vers Côme etVérone.» Cf. Virgile, Geory.^ 11, 95.
EXPOUTATIONS DE LA GUÈCE. 165
riches mines d'or\ était le centre de ce commerce. Elle livrait aux Barbares du vin, des salaisons et de l'huile; elle en recevait des esclaves, des bestiaux, des pelleteries et ce fer delaNorique si estimé pour forger desglaives^ L'ambre lui venait aussi des bords de la Baltique par ces régions où les négociants romains accourront en si grand nombre que, dans trente-cinq ans, un tém lin oculaire, Velléius Paterculus, pourra dire que la langue des Romains était répandue parmi ces barbares et que beaucoup déjà cultivaient les
lettres^
Ainsi, avec les provinces du nord, il n'y avait guère qu'un commerce d'échange dont les denrées alimentaires formaient la base. En Gaule, l'industrie s'éveillait; dans l'Espagne, surtout dans la Bétique, elle avait reçu déjà les plus grands développements; métallurgie, tissage, économie rurale, pêcheries, tout prenait l'essor.
De la Grèce et de ses îles, Rome tirait quelques chevaux, car la dépopulation du pays y favorisait cette industrie*; le miel de l'Hymette et des Sporades, les vins de Chios et de Lesbos, le cuivre et les figues sèches de Cypre^
1. Strab., V, 213. La Tlirace fournissait, mais du temps de Pline, XIV, 4 et XVIII, 7, très-peu de froment. Son vin de Maronéc, célèbre du temps d'Homère (Odyss.,lX, 197), l'était encore.