Strab., VllI
5. Jos., A. J., XX. 2. Strab., III , 1G3. Les vins les plus estimés étaient ceux de Chios, de Samos, de Clazomènc, de Cypre, de Lesbos, de Smyrnc, de Tripoli, do Béryte et de Tyr. Quelques vins de Sicile (le Mamerlin et celui de Tauromenium) et d'Espai;ne (le Lalétan, celui de Tarragonc, <\" Lauron et des Baléares), se vendaient bien. Ceux de Gaule gâtés par cevtaines mixtures, ne paraissaient pas sur les tables riches. J'ai cité plus haut, p.t58, n. 2, ceux d'Italie. l'line,lV, 19, compte quatre-vingts espèces tie vin dont cincjuante en llaUe
i66 § IV. EXPORTATIONS DE l'aSIE MINEURE.
les parfums fabriqués à Athènes et à Corinthe, et quelques mets réservés pour la table des riches, des paons de Samos, des grues de Mélos, des poissons de Rhodes, de Chios et de la mer Noire; de plus les marbres du Pentélique, de Paros et de Chios, l'airain de Corinthe, le cuivre de TEubée, des étoffes légères, le hijssus de l'Élide, si recherché des dames romaines, l'ellébore d'Anticyre, précieux spécifique qui guérissait, disait-on, de la folie même, et que Perse conseillera à Néron.
Les cinq cents villes de l'Asie, riches, peuplées, industrieuses, consommaient beaucoup, mais aussi produisaient beaucoup : des toiles peintes, les étoffes milésiennes, mille objets d'art, statues, bronzes, de jolies bagues bithyniennes, les fers ciselés de Cibyra, les tapis de Laodicée\ les poteries de Tralles, les marbres précieux de Synnade veinés de rouge, les teintures d'Hiérapolis, les vins du Tmolus, qui servaient à donner aux autres une vieillesse factice. C'était par ces villes que passait une grande partie du commerce oriental. Les denrées de la Chine, de l'Inde et de la Tartarie, laines, fourrures, pierres précieuses, esclaves, soieries, acier sérique, arrivaient en effet par l'Oxus, la Caspienne et l'isthme caucasique, à Dioscurias, où les marchands de soixante et dix peuples, dit Strabon^ se rencontraient, et où venaient les prendre les trafiquants grecs et romains ^