‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 132 sur 191 · LA FORMULE · texte numérisé non relu

LA FORMULE

tiilions aristocratiques de Rome', comme on ramenait peu à peu les lois civiles des vaincus aux lois civiles des vainqiieurs^ Ainsi, les soixante-cinq villes de la Sicile^^ avaient chacune un sénat, deux censeurs qui fîlîsaient le cens tous les cinq ans , des ordres de citoyens, des charges auxquelles on n'arrivait qu'à la condition de remplir certaines conditions d'âge et de fortune. On permettait même aux peuples, surtout en Grèce et en Orient, de célébrer en commun leurs fêtes religieuses et de reformer leurs ligues inoffensives*.

l. Pausanias le dit expressément, VU, IG, 9 : 'EvTaù6a oYiaoxpatta; (xèv xaT£7raTj£ [M6{i.|xio;], xaôtffraxo ôè àno TtfXYifiâttov xàç àp/^âç. Quinclius lit la môme chose en Thessalie. T. Liv., XXXIV, 51, et^Gabinius en Judée.... 'Af,i(7ToxpaTÎa S.wxoOvto. Joseph., B. J., I, 8, 5. La loi de Ponil-ée, pour la Biihynie et le Pont, qui ne permettait d'entrer au sénat des Ailles quà trente ans, après avoir rempli une charge et y laissait les séna- K urs pour toute leur \ie, llxait certainement aussi un cens pour les déculions. Cf. Pline, Ep., X,83; Athénée, V, 51 : Ilvuxa àçr^pnaévr.v tou SViuov. Cicéron écrivait à son frère {ad Quint., 1, 1 , 2, 8j : Provideri ahs te ut cititatvsoptimatiumconsiliis administrentur. Cette tendance sera beaucoup plus sensible après l'élablissement de l'empire. A la concentration monarchique opérée à Rome répondra une concentration aristocratique dans les provinces. Ainsi il n'y avait de citoyens actifs que les possesseurs, voyez dansOrelli, n"3734, Ordo possessoresque, et Dig., L, 9, 1 : Medicorum in iiumerum pr.rfinitum constituendorum arhitrium... Coinmii^'sum est ordini et possessoribus cujusque civitatis. Cf. Cod. Theod., XI, 22, 2. A Tarse, pour être citoyen actif, il fallait avoir payé cin(| cents drLchmes^ Cf. Dion Chrysost., vol. 11, p. 43, éd. Reiske.

2. Les édils des préteurs et des questeurs provinciaux (Gains, I, 6), souvent même des sénatus-consultes (Ulpien, Fr., XI, 18; Cic. ad Att,, V, 21) opéraient celte fusion.

3. Ciic, in Verr., II, 55. Il faut sans doute ajouter à ces soixante-cinq Ailles les deux cités confédérées. Messine et Tauromenium. Pline {H. JV., Ur, 8) dit soixante-huit; Ptolem. (III, 4) cinquante-huit, Diodore (XXIH, 5} suixante-sepl ; T. Liv. (XXVI, 40) soixante-six.

4. Pausan., VII, IG. Sur l'organisation intérieure de ces villes provinciales, voy. Waller, Geschichte der Rômischcn Rcchts, n" 221. Recker, llandbuch der Romisch. alterthumer, III, I"^ partie, 242-275 et 347-388. Dareste, de Forma et Conditione Sicili.T, p. IG et sqq.; les inscriptions, les monnaies sont une source inépuisable pour les renseigneiuenls de cette sorte,

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