‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 146 sur 191 · App.,B. CI · texte numérisé non relu

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5. Cic, proScauro, 15. Elles étaient affranchies de l'obligation onéreuse des quartiers d'hiver. Plebisc. de Thermens, lig. 45 : Ne quis magistratus..,. milites.,., hiemandi causa introducito ; Dirksen, Versuche zur kritik der quellen des Ram. Rechts, p. 146, n. 33, et Ahreiis deAthen. Statu, p. 20. Elles gardaient leurs lois, leurs magistrats, voaoï- XptoH-Évouç ToTç uatpîoi;. Polyb., XVIII, 20, et le proconsul ne devait pas empiéter sur leur juridiction: Omitto jurisdictionem in libéra civitate conira leges senatusque consulta. Cic, de Prov. cons., 3.

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194 Si V- VILLBS EXEMPTES.

7" Les villes exemptes d'impôts, immunesK On trouve aussi des villes qui réunissaient plusieurs de ces titres et étaient à la fois colonies et libres , colonies et exemptes, libres et alliées. Ainsi Palras avait le droit de cité parce qu'elle était colonie romaine. De plus, elle était libre , parce qu'ayant reçu un grand nombre d'indigènes , il avait paru dur et impolilique de la soumettre, comme l'était toute colonie, aux lois civiles de Rome. La liberté lui permettait de s'organiser comme elle l'entendait. Ces colonies étaient cependant soumises à l'impôt foncier et à l'impôt personnel * , à moins d'une dispense spéciale , ?m-

1. Vimmunilé ne résultait nullement de la concession de la liberté. Ainsi, eu 1G8, les Macédoniens sont déclarés libres, mais soumis à un tribut (T. Live, XLV, 29, 32). Plusieurs peuplades d'illyrie reçoivent, au contraire, outre la liberlé, l'immunité (Id., ibid., 26). César accorda la même faveur aux Alrébates {B, G.^ Vil, 70), Claude, aux habitants d'ilion. Cf. Bœckh, Corp. Inscr.^ n" 3010 et not. ad. li. 1. C'était alors Vimmunitas plenissima. Cf. Callistratus. au Dig., XXVII, 1, i7,§ i. Antîoche était libre : Caracalla lui accorda de plus le titre de colonie , mais salvis tributis. Dig., L, 15, S, 5. J'ai dit que ces villes prl\ilégiées étaient comme en dehors de la province : il ne faudrait pas prendre trop à la lettre cette expression, car les Romains ne l'auraient pas comprisn. Tarse, ville libre, était la résidence du gouverneur de Cilicic et un cheflieu de juridiction, comme l'était aussi Panorme en Sicile, malgré son titre de chilas libéra. 11 est vrai que, dans ce cas, la ville gardait sa juridiction particulière. Salluste dit {B. Jug. , 31) : Indignabamini œra^ rium expilari, reges et poputos liberos pmicis nobiiibus vectigal pendere. L'immunité afifranchissalt même de la dime, du moins en Sicile (Cic, Il , in Verr.^ U , 09 ; 111, G ; V, 21), et de certaines obligations oné, reuses, comme les quartiers d'hiver [Flebiscit de Thermens , 1. 44-55 apud Goetling : Funfsehn rômische Urkunden, Halle, 1845). On voit que les Romains n'étaient pas si généreux que l'avait cru Savigny, qui accordait l'immuuité à tous les peuples libres, il y a plus, l'immunité était personnelle, non territoriale. Ualicyenses quorumincolœ dtcumas dani, ipsi agros immunes habent (Cic, in Verr., 111, 40) Quand l'État demandait double dime à une province, les villes liberœ et immunes étaient obligées d*en fournir au prix fixé (Cic, in Verr., IV, 9; III, 73). Slrabon, parlant des Elenthérolaconiens, dit (VIII, p. 305) • 7i>.y}v twv ^r/i/.ùiv "/svTovpYiwv

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