VILLES FÉDÉRÉES ET LIBRES
5" Les villes alliées avec Rome, fœderatœ\ soit par un traité fait à conditions égales, soit par un traité impliquant « l'obligation de reconnaître la majesté du peuple romain \
6" Les villes libres, qui avaient, comme les précédentes, tous les dehors de l'indépendance , mais tenaient cette liberté du bon vouloir de Rome et d'un sénatus-consulte au lieu de la garder en vertu d'un traité*. Ce|i villes étaient en grand nombre, on en trouvait partout excepte en Sardaigne».
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1. Ce titre ne paraît pas avoir exempté de tout tribut , car Cicéron dit : m r^rr., II, 52 : Omnes Siculi ex censu quotannis tributa conferunt. Voy. cependant sur Ce texte ce que nous disons p. 1 97 , note G. Elles devaient aussi* en cas de nécessité , des auxiliaires, des navires, et en Sicile une part du frumentum imperalum. Cf. Cic, in Verr.,,y, 21. Ces villes fédérées Liaient peu nombreuses. On trouve citées: Messine , Tauromenium et Netumen Sicile (Cic, in Ferr., 111,6); une dans la Tarraconaise, les Tarragenses (PI., H. N., III, 3), Malaca, Epora et une autre, en Bélique (î6îd. ) ; en Gaule, Marseille, les Voconces, les Lingons, les Rèmes les ËduesQt les Carnules (Justin, XLIII, 5, et Pline, 111, i, 4, 17, |8)- Athènes ( Tacite, Ann,, II, 53 ), Aphrodùias et Plarasa en C^rie (Bœckl/ Itiscr., n° 2737 ), Astypalaea ( ibid., n" 2485) , Amisus de Biihynie ( PI ' Epist.,\, 93), Mopsus en Cilicie (Eckhel, D. N., III, p. CO), Sagalassol (ibtd., p. 27), Rhodes (Appien, B. C, IV, GG), Jt/r(Dig., L., 16, proœmA Ces villes, qui avaient contracté avec Rome une véritable alliance, par traité solennel, grav^ sur airain au C^pitole et lu publiquement chaque année (Bœckh, lnscr.,n" 2485), étaient les plus réellement indépendantes pour leur administration intérieure, de toutes celles qui étaient comprises dans les provinces romaines. Cf. Pline, Epist., X, 91.