‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 155 sur 191 · LES CITÉS AN IXHJ ES · texte numérisé non relu

LES CITÉS AN IXHJ ES

daires', ayant un budget des recettes et des dépenses, des magistrats pour faire le cens, rendre la justice, veiller aux travaux publics, à la police, à la salubrité;'! Hdtis lës llifili" rets enfin de la ville et du territoire, et prêts, si la main qui leur impose la paix se retire, à armer leurs milices et à les envoyer en guerre contre leurs voisins, qu'ils hlilî ment pas plus que les grands États n'aiment ceux dont ils touchent les frontières*. iiift/i7 ) i ;" '

Si cette organisation municipale laissait peu de chose à

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!. Nimes avait daus sa âé{>endahec vit%t-qiiaitre bourgs. Sirabon et Pline, III, 5. Cent soixante-dix-neuf villes de la Tarraconaise possédaient deux cent qualre-vingt-lreize bourgs (Plin., //. JV., III, 3). Les bourgades des Carnes, daus les Alpes carniques, étaient dans la juridiction de Tergeste (Zumpt, Decretum municipale lergestinum]-, Calalia relevait de Capoue, Caudîum de Bénévent (Becker et Marquart , Uandbuch dcr Rom. Altenth., HI, p. 3.) C'dtalt le principe grec t ainsi W n\ avait qu'une ciic dans l'AtUque et dans la Laconie, bien qu'il y eût dans ces deux provinces plusieurs autres villes. Aussi les Grecs prenaient-ils volou- Uers le nom de la ville pour celui du territoire : ArjXiov h xfi Tavaypa.... £V Kv2;ixw MsXiaaa,... èv 'A^tttévSw Kàcrtviov, etc. Etienne de Byzanoe, passim. Ces lieux secondaires, loci, s'appelaient en Italie forayConciliO' buta, vici, castella. Cf. lex Uuljria {lex Gallix cisalpirue) col. II, h 1» 2G, 53, 58, et Paultis, sent. recept.,l\\ 6, 2. Les chefs-lieux étalcrtt généralement appelés municipia ou oppida. Là où il n'y avait pas de villes on divisait le pays comme en Pannonie, en pagi , comme la Mœsie, en regiones, les uns et les autres subdivisés en vici. Becker, ibid. On peut conclure de la loi Julia {tabula Heracleensis) que les seuls habitants des municipes, colonies ou préfectures pouvaient être élevés au duumvirat ou au qnaluorvirat, les plus hautes charges municfpales (ligne 15, 21, 24), mais que les habitants des fora et des c on dliabula ]^om ment aspirer au décurionat (Iji?. 35 , 45 , 50 , 54 , 56 , 6 1 , 62). « .i ^: i » * t , i .

2. Voyez dans Tac, U,\, C5, la violente haine de Lyon et de Vienne qui s'attaquent dès que les troubles de l'empire leur permettent de le faire impunément; et une bataille sanglante entre les gens de Nucérie et ceux de Pouzzoles, Id., Ann.^ XIV, 17. Cicéron, dans un passage que nous avons déjà cité, ad Quint. ,1, 1, il, montre tous ces petits Etats prêts à se déchirer si Bome ne leur imposait la paix. Tyr et Sidon étaient libres, Auguste fut obligé de leur ôter cette liberté (18 av. J. C.) à cause des sédiUons qui les désolaient. Dion Cassius, LXIV, 7. Néron rend aux Grecs la liberté; ils retournent aussitôt à leurs guerres intestines 'E;

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