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24 S I. PJilPLBS DES ALPliS.
au cou de leurs chevaux les têtes de leurs enoenûs vaiiicwsy iiA et d'immoler des victimes humaines. » îM 5«î
Néanmoins, cette société grossière encore boira avide- ijj ment à la coupe que Rome va lui tendre, car dans sesinoa coutumes nationales il y ^ pJiis liluftj^iapport mi\me avec iq les lois civiles des Romains; et la croyance druidique àj.oq l'immortalité de l'àme prépare ces hommes intelligents et! al curieux ^.écouter ce que les apôtres d'une foi plus pure n; viendront leur dire de cet autre monde dont kurs prêtres jp les ont si longtemps entretenus ^ i-- ii'nii m
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PEUPÏ^ADES R# ALPES ET DE L'ILL^RIE -. rii^Liiua
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A l'ouest, les possessions romaines étaient donc nettement déterminées; l'Atlantique leur servait de frontière.
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1. Voir sur cette question l'important ouvrage de M. Laferrière,^/^toire du Droit civil de Rome et du droit /Va?jrau , qui entre autres services pendus à notre histoire , a reconstitué, après une savante et habile analyse, notre vieux droit gallique et retrouvé les singuliers rapports qui existaient entre les coutumes gauloises et le droit civil de Rome. « D'après cette analogie intime , dit M. Laferrière, on ne devra plus s'étonner de la propagation rapide du droit romain dans les Gaules. Ce résultat devait naître, selon l'expression de Tacite de l'union des mœurs. » T. Il, p. 17 i.
2. Rapports antérieurs avec Rome. — LcsYénètes avaient été soumis vers 181 , les Carnes en 115 , les Istriens en 177 , l'ijlyrie grecque en 22^ et 210, rillyrie barbare en 1G8 , mais non complètement, — Expéditioi>s de Marcius Figulus contre les Dalmates (i5C), de Sempronius Tuditanus contre les lapodes (129), — de Mètelliis contre les Dalmates (117), — d'Ascottius (13&} , «t de Gaton contre les Scordisques (114), — guerre contre ce peuple qui pénètre jusqu'à l'Adrialiciue (113-109), — destruction de la peuplade des Stœnes dans les Alpes maritimes (118), — victoires inutiles sur les Salasses dans le val d'Aoste ( 143).— Les Romains pénètrent dans la Norique avant 113, mais ce tut Auguste qui en fil la conquête ainsi que celle d,e la Rhélic, de la Vindélicie et de la Pannonie. L'IUyrie fut sans doute organisée en province en i'aunée 107 , mais il est difficile d'en marquer les limites, surtout au nord; au sud c'éuitle Drilo, (Pl.-,I/.JV.,IIJ, 22 et App., B. C, V, 65.) César réunit ce gouvernement à celui des deu-x Gaules, yjatinius administra l'Illyrie de 47 à 44. Au traité de Brindes elle passa dans le lot d'Octave. Dion, XLVIII, 28.
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MESLUES DE CÉSAH (:u>srKE LES MONTAGNARDS. 25
Au nord, la ligne serait moins aisément tracée. On sait que les Alpes n'enveloppent pas ketlMieitt ritaîîë, ttiaîs 4aii Grèce et la Thrace. Les montagnes de Tlllyrie et rHœmus^ sont en effet leur prolongement oriental. Depuis un siècle, plusieurs e^pédilions avaieiit franchi c^tte haute barrière pour pénétrer dans la NoiMque, la Pannonie et le nord de la Thraoe, mais sans succès, car il était évident qu'll^Wy auraitb4e conquête rfèrabîè éàns 1» ' Vallée du Danube , qu'aiïtîlnt que les montagnards ne pourraient plus fermer inopinément les passages. Or, cette grande chaîne qui» couvrait le monde civilisé et d'où l'on eût menacé le monde barbare, le sénat ne Tavait pas encore fait occuper par ses légions.
Si dans les, Alpes occidentales, les routes étaient à peu près libres \ dans les Alpes pennines elles ne s'ouvraient qu'au prix de péages onéreux et de sérieux périls \ Après la rude leçon qu'il avait donnée aux Helvètes, César avait "renvoyé les débris de ce peuple dans ses cantons, pour que les approches des grandes Alpes fussent gardées, contre les Germains, par des ifibus désormais fidèles. Afin de compléter l'investissement de ces montagnes, il avait voulu soumettre encore la partie supérieure de la vaUee du Rhôn^, .ce qui eut porté les limites de sa province mt la crête même des Alpes et jusqu'aux cols par lesquels on descendait dan^s la Cisalpine. Mais son
t H' ■ I '1111'). 'iitinii'ii*'
1. Le passage du mont Ccnis lï'était pas encore établi à travers vi to-j KoTTtou Y^ (Strab., IV, p. 20i). Ce roi qui résidait à Segusia (Suse) et commandait à quatorze peuplades dont les noms furent gravés sur farc de triomphe (ju^on voit encore à Suse et que Cottius avait élevé à Auguste (voy. rîBscr. dans Orelli, n* 6v«) , était indépendant de même que les Ligures Chevelus des Alpes maritimes qui ne furent domptés qu'en ti avant J. C. Dion, LIV, 24.
2. Magno cum pericnlo, niagiiiaque cum pcyrtoriis. Caîsar, B. G., HI, I, et Appien, ///., 17. '-