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26 $ h BRIGANDAGES DES RHÈTES.
lieutenant Galba avait dû reculer devant le soulèvement « de toutes les tribus valaisanes. Même sur le versant italien, daî>s le bassin de la Doire, les Salasses ne laissaient pas approcher de leurs mines d'or; récemment ils avaient Mt payer aux soldats de Décimus Brutus une drachme, pkr tête, pour le passage de leurs montïïgnes *. 'i*'""» l'i'iiiini^' Les peuplades d^s Alpes rhétiennes étaient encore plus hardies. Leurs bandes, celles des Rhètes surtout et d^^ Vindéliciens, arrivant à l'improviste par les hautes vulléevS de t'Adig^ et de TAdda, désolaient le bas pays ; elles attaquaient même les villes, tuaient les liommK^s et jhsqti^^ux femmes que leurs devins supposaient grosses d'enfants mâles *. Ces incursions sauvages, qui font penser aux dé^^ vastalions des Indiens du nouveau monde, étaient umi honte pour l'Italie. Maiâ l'antiquité ne semble pas avoir estimé très-haut cette sécurité que nous prisons si foiM:^ Les gouvernements s'inquiétaient peu de tdût ce qtli ti'était pas guerre sérieuse, et la police dé l'empire était leur moindre souci. Contre de pareils dangers, les villes, comme les individus, devaient latéit se défendre ; Rome laissait aux unes et aux autres tout juste assez d'imlépendance et de libellé d'action, pour qu'elle se crût dispensée de veiller, de penSief , d'agir, en place efatï nom de tous Même sous Auguste , les Corses et les Sardes pillaient incessanmient les côtes de la Toscane et de la Ligurie. Plus
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1. Non-seulement les montagnards des Alpes n'étalent pas soumis, mais ceux de l'Apennin , manquant d'un gouvernemenl central inspiraient encore des craintes ; et cha(|uc année le sénat envoyait aux Ligures montagnards, pouv les gouverner, un oflicier de l'ordre équesti-e, aiuSi qu'il fait, dit Slrahon, IV, 203, à l'égard d'aiiUes |H;uples absolument barixires. Cet oliicier portait le nom de procurateur. (X Tac, tf., IJ, 12, ciGruter Insc. 426 ou Orelii n" 3331 et 3223, bMO. vi ^'xiitfnt
BRIGANDAGES DES NORIQL'ËS, ETC. 27
Urd encore, Strabon disait d'Ortonium, ville desFrentans : •■ C'est un rocher habité par des brigands, qui vivent comme des bètes fauves et ne constryjsent leurs rtiaîsons qu avec les débris des naufrages «. -, ,, ,.,,„
Plus à l'est la chaîne des Alpes s'abaissant, les roules devenaient moins difficiles. Jilles conduisaient direelement datiSi la vallée au Danube et derrière les montagnes qui dominent la péninsule hellénique et la Thrace. La république avait un grand int.irêt à veiller sur ces régions pur où étaient arrivés les Cimbrrâ, et où s'agitait une masse confuse de peuplades belliqueuses dont le voisinage entretenait l'esprit de résistance des lUyriens ^ de» Dalmates. MmM. sénat avait oublié depuis longtemps la politique prévoyante qui lui faisait autrefois tourner les yeux de ce coté. Il laissait les Noriques et les Taurisques s'associer aux brigandages des Rhètes , et leS Carnes ravager la vallée du Tagliamento. Deux colonies romaines, Aquilée et Trieste, avaient cependant été établies dans ces parages. MaisVune voyait son territoire continuellement dévasté, et l'autre venait d'être pillée par les lapodes, peuple brave et féroce canionné dans les Alpes Juliennes . d'où il tenait tous ses voisins sous I» terreur de ses armes». Un pou plus loin les 1 annoniens avaient reçu de telle sorte un général qui s'était aventuré au miliiu d'eux, que l'ijalie tou*,«mià|)*[ avait etjj iflix^éfi,ûa, désastre. Depuis ce jour il ne s'était pas trouvé un consul qui osât passer leur frontière.
En lllyrie la situation était plus mauvaise. Même au sud