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216 § V. PISOJV, FLAICUS, FONTÉILS.
Verres, cependant, n'avait pas épuisé tous les genres d'exactions, un consul, Manius Aquilius, vendit à Mithridate V la Phrygien Pour deux cents talents, un autre gouverneur, Pison , reconnut aux Apolloniates le droit de ne pa^ payer leurs dettes-. Il est vrai quil laissa ensuite agir les créanciers. Il vendit plus cher, trois cents talents, au roi Cotys, la tête d'un ch^f thraçe, venu près de lui comme ambassadeur. Sous prétexte de fabriquer des boucliers et des armes, il réunit tous les troupeaux dosa province et les vendit. Dans son armée, tous les grades, jusqu'à celui de centurion, étaient à l'encan. Flaccus faisait payer aux villes d'Asie l'entretien d'une tlotte qui n'existait pas; Fontéius mettait à son profit un impôt sur les vins de la Narbonaise \ et Émilius Scaurus, en menaçant de la guerre un prince arabe, lui arrachait trois cents talents '\
Ces ex^ptions dataient de loi^, ^u temps de la guerre de Persée,on avait vu les consuls et les préteurs piller à l'envi les villes alliées, et en vendre les citoyens à l'encan ; ainsi à Coronée, àllaliarte, à Thèbes, à Chalcis. La stérile Attique
inPis.y 38. Aussi les Siciliens dciiiaiidèrent-îfeau sénat quï! leur fOt défendu d'élever des statues à leurs gouverneurs avant qu'ils fussent sortis de charge.