‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 176 sur 191 · V. INUTILITÉ DE CES LOIS · texte numérisé non relu

V. INUTILITÉ DE CES LOIS

Mais à quoi boîi des lois, que ridl n'observait? Si, en pledne paix, quand un {^gouvernement régulier siégeait encore au (^apitoie, Ks Verres, les Pison élaii'nl possibles, quel fut-ce quand la guerre civile étouffa sous le bruit des armes, la voix déjà si faible de ces lois impuissantes; quand chaque gouverneur put couvrir ses exactions des spécieux prétexter de rintérêt d'un parti ; quand d'immenses armées traversèrent les provinces comme un fléau destructeur, et que le vainqueur punit encore les sujets du crime de s'être laissé ruiner par le vaincu? Après la défaite de AJithridate, Sylla distribua son armée dans les villes d'Asie, où elle vécut à discrétion. Chaque soldat dut recevoir par jour de son hôte seize deniers, avec un souper pour lui et pour autant d'amis qu'il voudrait eriimtener ; chaqiïè'cfenlurion cinquante, avec une robe pour rester à la maison, et une autre pour sortir*. Enfin la province fut condamnée à payer l'impôt de ciiitjf années, vingt mille talents; et comme l'argent manquait , après tant de pillages, les villes donnèrent en gage aux usuriers, leurs théâtres, leurs gymnases et jusqu'aux murailles et aux portes-. Mais Sylla avait ainsi payé d'avance à ses soldats la guerre civile. Pourquoi recommencerais-je cette lamentable histoire? Les noms de Cassius et d'Antoine, les souvenirs du second triumvirat et la misère de l'Italie disent assez ce que les provinces eurent à souffrir durant cette agonie de la république. J'entends encore le plus modéré de tous ces ambitieux répondre à des alliés

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