‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 177 sur 191 · Plut., Sylla · texte numérisé non relu

Plut., Sylla

^. App., B. SI., G2,G3, 83. (Obligation de payer l'impôt de cinq années . Id , B. C\, IV, 74 (impôt de dix ans); V, 5, 6 (impôt de neuf ans), tribtri» imposés aux commîmes-. Id., B. 6'., VI, 102. Sur Salluste et ses pillages cm Numidie, voir sa Vie par le président de Brosses. Calon disait (Sa 1., B. a., 52): n Nos hahemus luacuriam et araritiam; pritatim opulf^ntiam, publke eg estât em ; et Cîcéron {pro lege ManiL) : Quod fannm nostris magistratihiis religiosum, quam civitatem sanctan^j quam liomum satis clausam ei mumtam piUaiis fuisse? '■'' '

SOUFFRANCES DKS fROVINCfS. i ;^|| ?29

cjui al léguaîciit leurs privilèges y leur îiidl^peiîàmcèîq <iiQu(^ parlez-vous de lois à qui tient une épéjb î » Et je vois Faïeul (le ,piularquii MVtc louis les Chéroaéens, contraint de porter, sous les -coups de fouet ées centurions, éoitime une bête de sonnne, le blé nécessaire à la flotte d'Antoine. Comment s'^tpnnf r que les provinces fussent pres^sées d'arriver à la fin de ces sanglantes saturnales? Mon, «es acclamations qiti saluèrent l'avéncment de l'empire ne furent pas le vain bruit qui toujours se fait autour idu pouvoir. Il n'y avait point là de servilitt;, «itiiijiinci^poiffiimmeDse. Le spectre que Brutus, dans son imagination troublée, vitaux plaines de Philippes, n'était point son mauvais génie; c'était celui 4q , pelle répiibJiqu^ ,^îi|^e^|t^|^§^iile , Çji^U^^ qui n'abusaient plus personne hormis quelques hommes des anciens jours, comme rauslère Caton et celui qui se ci]9pit le descendant du premier Brutus.

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.^ YI. LE PEUPLE ROMAIN VERS LE TEMPS DE LA u,,zs^ . .FONDATION DE L'E»iPIRE:i' "'* /ijiî J*. -' -

Dëcomposilion du peuple romain. — Mauv;iis succès des réformes démocratiques des Grecques et de la réforme aristocratique de Sylla. — Progrès de ropinioii monarchique, — Rôle du peuple et de l'armée dans la révolution. - l.e parti républicain. - Le sénat. y-jjyg,||ia)rrti§fS: Octave-Mécène et Agrippa. — LUio. .. .

4,prsqueilM^ fija (iû J'une luUedeux fois séculairëii reconnut, suivant la formule consacrée, la majesté du peuple romain, Rome devait ce triomphe légitime à l'habileté de son sénat et à la discipline de se^ légion^, au pajriolisme de tous les ordres et aux mœurs austères âé im§ M' citoyens. Pyrrhus l'avait étonnée; une troupe d'audacieux bandits et up grand homme Lavaient mise en périL Mais FinCurie gauloise avait sauvé le Capitole, et, en face d'Ânnibal, les Romains avaient donné aux peuples qui voudront rester libres un exemple impérissable de patriotisme et de

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230 g VI. DICTATURE DU SÉNAT.

constance. Carthage abattue, le sénat n'avait plus rencontré devant lui qu'anarchie ou faiblesse : dans l'Occident, mille peuplades désunies; dans l'Orient un monde qui se mourait de te mal dont les peuples ne reviennent guère, la dépravation de la vie publique et privée. Aussi, malgré ses guerres intestines, malgré la ruine de ses mœurs et des fortes institutions qu'elles avaient portées, le peuple romain avait tout asservi; et, de l'Euphrate à la Manche, des Alpes à l'Atlas, il n'y avait plus eu qu'une seule domination.

Mais ceux qui commandaient à tous, eux-mêmes s'étaient soumis, d'abord au sénat, ensuite à un parti, plus tard à un homme qui va hériter de la république tout entière et de ses armées.

Le sénat, en effet, avait saisi, durant les périls de la seconde guerre punique, une dictature que, après Zama, il ne voulut pas abdiquer. L'égalité qui régnait naguère entre les ordres, comme entre les fortunes, disparut; l'intervalle qui séparait le peuple des nobles alla toujours s'élargissant jusqu'à devenir un abîme où la république s'écroula. Cet abîme, qui engloutit les vieilles mœurs et l'antique liberté, un tribun, ami des grands, nous le montre : « Dans toute la cité, il n'y a pas deux mille propriétaires ^ »

Qu'était donc devenue cette nombreuse population qui, un siècle auparavant, savait si bien défendre l'État et la liberté? Elle avait disparu, usée par la guerre éternelle à la quelle le sénat l'avait cohdamnée, usée plus encore par la corruption que les vaincus avaient inoculée à leurs maîtres. « Tu demandes, dit Juvénal, d'où viennent tant de choses monstrueuses. Une humble fortune conservait jadis la chasteté des femmes latines. Un labeur assidu, de longues veil-

1. Cicéron, de Offic, 11, 21. Non esse in civitate duomillia hominum qui rem haherent.

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