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4. Suét., Oct., 40. Cf. Sénèque, deBenef., III, 27, l'anecdolc de ce sénateur Rufussi lâclie et si avide. En voyant ce qu'une crise politique cause de misère dans nos sociétés modernes, on comprendra ce que vingt années de guerres civiles devaient en produire dans les sociétés antiques qui avaient si peu de capital, et où ce faible capital était en bien peu de temps consommé ou détruit. Dans l'antiquité, l'homme ne s'était encore approprié d'autre agent naturel que le sol. Enécononùe rurale il avait fait de grands progrès pour la domestication des animaux et racclimatemenldes plantes (Cf. Dureau de La Malle, Écon. pal. des Romains). Mais il n'avait guère d'autres outils que ses bras: point de machines même les plus élémentaires comme la roue hydraulique et le moulin à eau qui ne fut connu en Italie qu'aux derniers jours de l'empire; point non plus la division du travail; de sorte qu'il y avait un labeur immense et peu de produits -.c'est là ce qui légitimait l'esclavage aux yeux des hommes les plus graves. Tant que la paix durait ou qu'il ne fallait subvenir qu'aux nécessités de la guerre extérieure, le travail ordinaire, tout en faisant une énorme consommation d'hommes, suflisait. Mais (|uaiid la guerre était partout, elle commençait d'abord par désorganiser l'esclavage, état contre nature qui ne peut être maintenu que sous une pression énorme; les esclaves désertant en foule, le travail s'arrêtait, la production était suspendue, et comme celle société vivait au jour le jour sans capital accumulé, la misère devenait promptement épouvantable,
5. Oùxér oOôelç èÔeXovtI pou),EU(Twv EÙpicrxexo..., (XY^SeU £TI ^a^iw; Ty)v tri\LapyjaL-^ fixet. Dion, LIV, 26.