‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 22 sur 191 · MACÉDOINE ET GRÈCE · texte numérisé non relu

MACÉDOINE ET GRÈCE

Si la péninsule orientale a ses Alpes dans riîœmus, elle a son Apennin dans le Pinde, épaisse muraille qui descend droit au sud, ne laissant passer sur sa crête qu'un petit nombre de sentiers, et en un seul point, une route facile-

I. Cette région était naguère encore une des niohis connues de TEurope. Les voyages de Pouqueville en Grèce et de Boue dans la Turquie d Europe, ceux du colonel Leake in Ihc northern Greece et le voyacre de Grisebacli durch Itumelien und nach Brussa, ont permis de rectifier toutes nos cartes ((ui étaient défectueuses , comme les travaux de 1». Jos. Schaflfarik et de M. Cypiien Hobert nous ont fait connaître des populations qui étaient enveloppées pour nous d'une complète obscurité. Des renseignements fournis par les voya-oms, il résulte que le l.jubalrin qui domine la pTaine de Kossovo sur la limite méridionale de la Bosnie et de la Servie, est rextrémlté N.-E. d'une chaîne qui court au sud jusqu'à TEtoile, celte chaîne que les anciens appelaient Scardus et Pinde, n'est interrompue qu'une fols à la Klissoura de Devol, sous la latitude de Lychnidus ou

LA PROy|lfCK UK MAjCîOipi. 31

iUtjîUlpruticable'. LaDalmulic et lÉpire étaient à droite sur IffjP^nte qui va à l'Adrialique, la Macédoine etla Thessalie à gauche sur le versant de la mer Egée. A son extréniité méridiouale cette chaîiiç se brise eu mille rameaux qui Yit^p); projçt^r dans trois mers leurs innombrables promontoires et former le cliaos de montagnes et de vallées qw'oû appelle la Grèce. Ces pays composaient ordin^r^i^^.]jitj(^^u;^ p^pyinceî^ : l'Ai^l^aïe et la %cé^ie. Dans les derniers temps de la république, alors que s'établirait, çpmnf)ç en annonce de l empire , l'usage des grands com-

ffl^^^fflf^S^IS; iJlSifi>fJS9^ m^^m^ réunis, Pisqft„,rt§.tiiate Oîén>oirç, les eut aiosi. Alors c'était la Macédoine qui donnait son nom à ce vaste gouvernement duquel relevaient ^9f|§,(9S.p^y§ sujets ou allies de h république, entre l'Adriatique et l'Euxin -. . „;;.,t,

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Ochrida. Le Devol , né sur le versant oriental , traverse cette brèche et vient se jeter dans l'Apsus. Partout ailleurs la chaîne à 7 000 pieds de haut et n'oflre que des sentiers. Aussi toutes les armées passaient par la Klissoura de Uevol, c'ost^à dire par Lychnidus. Ain.«»i Brasklas ^Thucyd., IV, 124). Philippe (Diod., XVI, 8), Alexandre (Arrieu, l, 5) et les llonvains (T. Live, XXXll, 9). Ce l'ut par là aussi que les liomains lireut passer la gi*aude voie iif/ natta. '"

,, J. La Macédoine, après la défaite de l'ersce, en 168, fui divisée en quatre districts, et après celle du pseudo-Philippe réduite en province, en HG. Cette année devint le commencement d'une des deux ères dont se servait la province de Macédoine sur les médailles et dans ses inscriptions, la seconde était celle de la bataille d'Actium. Cf. Gruter, Insc.iv" 1U70, 1071 et 2007', 2007% 2007% 2007'". Cf. Dœckh, n" 1970. De la province de Macédoine relevait l'ancienne lllyrie grecque, c'est-à-dire toute la côte entre les villes de Lissus a d'Aulona (Cic, de prov cons,^ 3, 5} in jPison.^ 3'«, S5; Dion, XLJ, 49. Les côtes méridionales de la Thrace a\ec la Chersonèse, c'est-à-dire la route d'Asie, étaient une dépendance du gouvejrncnient de Macédoine. Cic, de prov. con6-.,2, 4 ; Cic, in rison., 35, 86. 2. Cic, in Pison.f 35. K. F. Hermann {Die Eroberung von Korintk und itire/olgen fût GriecUenland, Dàle, 1847) a même soutenu que l'Achaîe n'avait été décidément réduite en province qu'au temps d'Auguste. Mais Mpsène, Mégare, Hermione, Egine, d'autres encore se servaient dans leurs inscripUons de Tère de 146. Cf.Bœckh, Insc, n"' 105», 1062, 1203. 1297,

PF 32 g I. IN(:i'ïlSlOX»/DÏS BARBARES LN MACÉDOINE.

.. J*]iiftjmiée4i>us SOU quadriblèiiô^de niontagnes , h Macédoine était la forteresse d'où Rome surveillait et ooiit^Aait '^„tBou plus la Grèce où il ne se trouvait malheureusement per$oo!ie à contenir, mais les barbares et remuantes* peu- ,,. p\i^l€îs de la vallée du Danube, toujours prêtes à reprentlre la route du brenn ^ulois vers Delphes \ comme s'il y avait >ti, encore quelque butin à y faire. Nombre de généraux étaient 1.4 r||j(ejau;3.d^.G«ttQ province avec le triomphe pourd'obscui'es, ^y; mais utiles victoii'es sur ces incommodes voisins*. Dès que ;.!5 i^ .Euain de Rome cessait de peser sur eux, on les voyait accourir pillant et tuant, àja ¥eilte môni^«dô! l'empipey sous fiitPjison, les ïhracesse jetèrent sur la Macédoii>e, coupèrent .ila grande mute militaire qui traversait la province et répân- :ii te^nt un Mi^oi vjusqnedtmsTlies^aloniq^îeque leshébijit lants se nii^'e^it à relever ieurs murailles, comme si Tépée de Rome ne les protégeait plus ^. Gicéron parle mômoî'de

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1395, 2140, et le n° 1543 que Bœcklj place à la date de 143, parle de Koïv-

' '^^t4>à6ii(3ç' Mkit\j.o; àvÔ<I;7tdro;I>w!xa':wvi exerçant à t)ymes un acte

j;| d'autorité. Mala d'autre part Pliitarque dit qu'au tehips de Luc«Hirs, les

. Romain^ n'enyoyaieut pas encore de gouverueur en Grèce (Gimon, 2). La

'iîérltéé^Vsàiik doute, que l'Achaïe fut le plus ordinairement gouvernée

par le procoBsni de Macédoîne, comme les deWx provinces d'Espagne

avaient été i;éunies en une seule dur^ant la guerre de Per64e(ï. Live, XLIV,

17; XLV, iG), comme Cypre qui était réunie au gouvernement de Gilicie.

CicéroiiflwPi^ô^.^ lG}ilità IMson: «Tu as fait doiiticr à ton gouvernement

^ de Macédoine l'extension que ta cupidité souliaitait ; lege autem ea quam

""nemo legem.... putavit, omnis erat lihi Âchaia^ Tliessalia, Atheiur,

cuncta Grœcia addicta. » S'il fallut une loi exceptionnelle pour opérer

cette réunion, c'est que sans cette loi les deux provinces fussent restées

-•'■'Séparées. , " * '^^ [l .

^'^■^'^ 1. Scrlbônius Curioû, proconsul de Macédoine, pénétra, en 76, jusqu'au

BâTiUbe, à travers la Mœsie ^S. Rufus, Brevtfir,\ 7 ; flujtfop., Vi, 2}. Mais

'^' (iéttéTîrovince ne pârâu avoir été domptée qu'en l'an 29 par Licinius Gras-

-*'^ eus, Dion, LÏTI, 7, et 0run|^nn„ IV, p^ 1 1;^. ^,

2. « De 1^ Macédoine on n'a jamais ^>i revenir de proconsul sans qu'il ait tfî'éiiiphé.S» Cic, mPts.. 17.

3. Gic, in Pison., 17, et le discours sur les provinces CQiisula|rep.

DARDANfE?s'S/<

plusieurs; villes d'Étolie, prises et saocagéos pnr'd'aulros bai'bares.

I :. La police sévère qu'Octave avait commencé à faire dans t^ i:fliyrie protitait cependant à la Mac<^doine , car îa soumission des peuples qui bordaient un côté de sa frontière réagissait naturellement sur ceux qui enveloppaieÈr'les

1 autres. Au nord, les Dardaniens àmi^efôis très-redoutés dans la vallée de VAxius (Vardar) étaient réduits à un tel état de misère, qu'ils n'avaient pour demeuras qiw des hutte»' d^eusées sous des ta^ de fumier. A l'est, les Th races n'étaient à craindre qu'autant qu'on les craignait, La Macédoine pourra donc, dès qu'une main fefme «laintieiidra ilordre partout, développer les richessoè qu'elle recèle. Après la mort de César elle avait vivement embrassé le parti de ses meurtriers, et sa belliqueuse populatioii'^âiait donnée Brutus deux légions qu'il exï;i*çd à la romaine'. Avant la bataille de Philippes , livrée sur sa frontière , elle

-eut à nourrir les armées d'Octave et d'Antoine qui Fépuisèrent. Elle ne semble pourtant pas avoir été durement ti^aîtée par les vainqueurs. Thessalonique était déjà sa principale ville; Amphipolis de l'autre côté du Strymon était la " ' '"^^"^^J^"^^s deux pdt^feîferif lëlîlt'é de villes libres, privUege accordé aussi à Dyrrachium et à plusieurs peuplades de l'intérieur». Mais à la place de Pella, son antique capitaie, on ne trouvera bientôt plus qu'une bourgade \

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;;'ii.App., B. c, m, 79.

vin •;*'/"""""''. '"S «'■«te et les Scolussai. PI., IV, lO; Ck., fam.,

mt PI 'l^t,' *;'^-' '"' ^* ' ^'"''•' ^'"' P- 326.- Tliasos iu^ssi éUil irore, ri., IV, u de même que sur la côle de Tlirace, Abdôre, .Euos et

Sicle, trouvés à la bibliothèque de l'Escurial. il est quesUon du8e tentative pour soulever la Macédoine contre lesHoinains. [lli^u. Gr^c, fraum. edidu Didot, ,. n, vrafa,., XXIII, 3.); mais je „•«, puis îifd'iquer Té-

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