Pausanias, II, cli. xviii
2. Strabon, Vilï, p. 388. Mantinéc,Orchomène et onze autres qu'il cite, ou n'existaient plus ou laissaient à peine apercevoir quelques traces de leur existence. Tégée seule s'était passablement conservée; mais Octave lui avait enlevé sa statue de Minerve en ivoire et les défenses du sanglier de Calydon. Pausanias, VIII, 46.
3. Tyrium aut Getulicum vel Laconicum unde pretiosissimœ purpuras. Plin., XXXV, 20.
4. Ce n'est pas le lieu de parler ici des avantages faits aux Spartiates par Auguste. Cf. Pausanias. liv. III, cli. xxi, xxviii, et liv. IV, cli. i, xxx, XXXI cl xxxvu
fT
! ir
LES CVCLADES, OLYMPIE. 39
« Il n'y a pas dans toute la Grèce trois mille hommes dtî uerre. » C'était moins qu'une seule ville , Mégare, n'en envoyait à Platées ^
Les lies n'étaient pas plus heureuses , à l'exception de Délos, le plus grand raarcl^é de l'Qrient *. Dans les Cyclades, les pirates avaient tout ruiné et souvent tout pris, même les habitants, de sorte que les empereurs trouveront la solitude et la misère qu'ils veulent pour leurs bannis, dans ces îles qu'autrefois habitaient les dieux de la Grèce, et (|ui nous rendent aujourd'hui d'immortels chefs-d'œuvre. A Rome on dira: mériter 4i^t|*e,^sfpyfi dans une des Cyclades, comme on dirait : être digne des galères.
Aude aliqiiid brevibus Gyaris et carcere dignum \
La Grèce n'avait donc pas désappris seulement la liberté et le culte des muses sévères, mais la vie même des nations. Les hommes manquaient, plus encore les croyances et les idées, c'est-à-dire tout ce qui fait battre fértenient 1(^ cœur d'un peuple! Avant qu'un autre autel eût été dressé, lë& anciens étaient abattus; les chênes pro{)hétiques de Dodôrie ne rendaient plus d'oracles. La Pyth?e étjiit nuiette, son temple désolé, et les Amphictyons, gardiens du sanctuaire, avaient cessé de foraiei* tëlDonseil qui rappelait au nnôins la fraterhelle origine dés tribus helléniques * Dans l'Élide, Olympie avait bien conservé ses riches offrandes , ses tableaux de Panœ^nos , même la statue d'ivoire et d'or
1. De defectu oracuL, viii. MôXi; àv vî^v ôXïi naf-aa/.oi tpiaxiA'.oj;