MOKURS DE CES PEUPLES
qu'il habitait', descendait chaque année à la côte pour loiier ses services , au moment de la récolte des olives * ; et s^ les affaires allaient mal; il vendait ses enfants pour se remettre en fonds ^ Le Lydien faisait comme lui , et se vendait lui-même pour quelque douce domesticité. On pouvait lui demander tous les services, même les plus honteux , pourvu que ce ne fût pas trop fatigante besogne. Dès le temps dlïéiodote , ce peuple passait pour le plus efféiiii^é de l'Asie; et le curieux conteur, embarrassé d'expliquer cette mollesse sans exemple, en faisait une sorte d'institution politique. Aux deux extrémités , dans la Carie et au pied du mont Olympe*, les poptiiations él'âîefit plus fortes. Les Cariens avaient jadis dominé toute la mer Egée, et sous Mausole encore, soumis Rhodes et la Lvcie. Maïs ce peuple finit mal. Les marchands d'hommes trouvaient !si facilement à s'approvisionner dans ce pays, que le nom de Carien devint synonyme de celui d'esclave*. Les hommes de laiMysie, rudes riiontaghards difficiles à tenir sotindife',* avaient donné beaucoup de mal aux satrapes perses^ ; ils en donneront plus encore aux gouverneurs romains ^ Nous n'avons rien a dire de îà lycaonie, pays de plaines mon-
1. « Ceinte de tous côtés de chaînes de montagnes, la Phrygie lié présente que des terrains brûlés. Les productions végétales y sont peu abondantes : elles consistent en orge et en froment.... L'aspect général est sauvage et tj-isle. >» Fellow, Nouv. ann. des voy. t. LXXXII, p. 185. CepcndanL Homère vanlait ses vignes. 11 l'appelait àjAiîfiXôfgaa. Yarron. De 11. il.. 1, 2.