‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 43 sur 191 · I. DOMAINE DIRECT DE HOME · texte numérisé non relu

I. DOMAINE DIRECT DE HOME

tueuses et froides, privées d'eau, riches pourtaut eai bétaij, et où se trouvait la petite ville d'iconion, ni de l'isaurio, cauton du Taurus , couvert de forteresses, et dont les tiiibijfants firent aux Rouiains une résistance désespérée; Lps Pamphyliens et les Ciliciens n'ont pas d'histoire , bien qtte ces derniers aient vu passer par leurs pays tous les conquérants de l'Asie j. fit aient joué un certain voh à un momeat des temps anciens , quand Rome , ayant détruit toules les marines militaires, laissa la mer hbre , €t que des pirates ciUcien^ la parcoururent en maîtres. La PaplUagonie , pr^ie incessamment disputée par les rois de Pont et de Bylhyniê, rfi'eut guère d'existence indépendante. Nous parlerons plus loin de la Cappadoce et de l'Arménie. ^^ ' ï ^ ' / > TrC'î

On voit qu'il y avait encore bien des diversités, sinon de races, au moins de mœurs et d'existênct' politique dans la grande péninsule asiatique, xifuand les Romains y arrivèrent. Mais chez tous ces peuples brisés par une longue servitude, il ne restait pas ombre de vie publique, à moins qu'on ne prenne pour la vie quelques rivalités de cités, quelques troubles intérieurs. Les Romains conquirent donc aussi facilement l'Asie Mineure que les Lydiens, les Perses, les Macédoniens et Mithridate. C'avait été l'aflatre d'une bataille. Pour lu conserver, ils avaient eu moins de peine encore. Ils avaient d'abord laissé les rois indigènes , gouvernei? pour eux , ensuite ils avaient pris doucement leur place. Maintenant ils la possédaient tout entière. Cependant, ils n'avaient mis sous leur administration di-

JS^Ji? SmM ¥m^^ mmmèM^^ë^^^ et de Blthynie, avec une partie des côtes qui regardent Rhodes et Cypre ; c'est-à-dire qu'ils n'avaient voulu se charger de régir par

, eux-mêmes que l^s populations à peu près grecques, par Forigme ou par la LuigUè,* et cftlî;' frini^èeléesèii une fouie de villes formant autant de petits Étals, avaient besoin qu'une autorité supérieure leur imposât l'ordre et la

CHAN(;EMENrS DANS LES ÂNCIE^NNES LIMriES. .>7

liflîi*. Laissant donc aux indigènes le' toTtt^êll%t, les Romains avaient pris toute la région occkientaîe; seulement ils avaient, de là, jeté comme deux bras autour de la presqu'île pour atteindi^, par d«là SiiiOp^, le Thei*[ff1(>don, par "é^làî Tarsus jusqu'aux portes syriennes. Ils occiipaient -ainsi tous les débouchés de la péninsule, commandaient ilioules ses cominunictitïoas avec le dehors et BVkiéW la «lÉcHn sur les cités gl^cques 'kssis^eSile long de ses ritagés. Pour mieux effacer les anciens souvenirs d'indépendance, 4ls' livaien^danp leur nouT^liedistributiofn d« l'Asie Cëfifèfndù Msiieùprés 3t iéûrrtë]t»Hîôrrés:*»r^i dit Strabon, de déterminer au juste ee qui ajjpartîent à la Phrygie, à la Lydie, à ki Carie ou à la Mysie, car les Humains n'ont pas tenu cdrhpte,^âiiil^îëlîrsdîVislon'^ hdîili\iistralives, de la différence des nations. Ils les ont parti^gées on juridictions, ayant c^cune une ville principale où se "irend la justice. ■»» '.ilqu'ui rrjj .<-:i,ii;- ■■'■■^-•^. '■ - ' •■

Quant à l'intérieur, conime ils avaient trouvé dans îes peuples de vieilles habitUideâ de soumi^àsion à^es dynasties nationales, et dansîicellei-cî uw erlipresséél'«lflf intéï4s§l5 à ne régner que dans les vues de Rome, ils s'étaient donne de garde de supplanter des gens qui faisaient si Meil lies affaires de l'empire. II était résulté de c^lîdéslfitérdsséltiont api)arent que de ce côté les frontières présentaient une oonforniation singulitTe; tandis que sur l'Euxin et la nier

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1. Antoine avait donné anx Rliodlcns Aiidros , Tenos, Naxos et Myiidôs. Mais il lut bientôt après i)h\\gé do les leur rqjirndre w; <r/>r,p6TÉpo/ àr//ovT£;. App., /?. C\, V, 7, 8\lla leur avait df'jà fait cp présent , ^vec le pays des C.auniens : Et omnes confugerunt ad senatum Jiobis ut rectiyal potius quam Ulwdiù penderenf. Cicéroii ajoute : Simul et illaâ A^«i cogitet, unUaiiita se iiçque belii e^tcri!Ki,.iie(pie domeslitarum disc^rdiarum caiamitatem dlfuturam fuissefSi hoc imperio non iQ^eietw. . ,tqno animn^ parte aliquâ siiofum fruchium, pdccm sibi senipîternam redtmataiqueotimi.MQ^nnt^il-tiiii. iiilHJj

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