I. TROIS PROVINCES £N ASIE MINELHE
de Cypre, la limite des provinces atteignit presque l^ méridien d'Aiitioche ; dans les terres, elle reculait, peu s'en: faut, jusqu'à celui de Byzance. i -
i'Asie romaine formait trois provinces, Bitbynie \ Asie
1. La Paphlagonie et une partie du Pont jusqu'au Thermodou reievaienl du gouverneur de Bilhynie. Strab. , XII, p. 541. Voyez sur la Bithynie , Mém. de rAcad. des inscr., t. XLII, p. 54, un savant travail de M. Hase, inséré au t. XIX de VHist. du Bas-Einfirc , de Lcbeau , édit. de SainL- Manin;Ch. Menn, Proyontiaca, 1827, et sur r Asie : Bergmann, de Asiç, nomanorum provincia, Berlin, 1846. L'an 129, le royaume de Perganie, cVsl-à-dire la Mysie jusqu'au mont Olympe, l'Eollde, la Lydie, l'Iouie, la l>isidie,l'lsaurie cl la Pkrygie nréiidionale, était devenu proyiiwe romaine, liv. XXXVlll, 39. La Carie, déclarée libre en 108 (Polyb.,XXX, 5), faisait partie de cette province. La Phrygie reçut en 120 l'autonomie (App. M., 57 cI>p'jY(av... aÙT6vo[j.ov fAeer,x£v [r] BouXtî]) , mais trois diocèses phrygiens (Laodicéc, Apaméc et Synnade) furent rallacliés à la Cilicie (Cic. , 1 , m Ftrr., 38,) qui les rendit vers l'an 49 à la province d'Asie (Cic, F«ïn., XIII, 2,67).— La Bilhynie, ou toulelacôte, duRhyndacosàla ville d'Héradée, fut léguée par Nicomèdc II! aux Romains en 74 (Lutrope, VI, 6). En 63, Pompée aj.>uta à celle province toute la côte d'Uéraclée à Sidéne (App. M., 112), qu'il divisa si; £vSExa uoAiT£ia;(Sirab., \\l p. 541). Amisus lut dès l'origine mise dans la dépendance de la Bilhynie (Eckhel, D. N, F.,ll,p. 396).— Eu 103, iM.Anlonius vint en Cilicie combattre les pirates (T. Liv., épit. 68). Un propréleur fut ensuite envoyé dans cette contrée pour obliger au repos les uioiUagnards de la Cilicie Trachée. Sylla y vint ai'ssi en 92 (App. M., 57); Dolabella en 80 et 79 (Cic, I, in Verr., 17). ServiUus Isauricus (78-75) pacilia enfin pour quelque temps ces régions, et organisa la proviuce de Cilicie, formée de la Lycie, de la Pamphylie, de l'Isaurie et de la Cilicie Trachée , avec la Myliade et les trois diocèses phrygiens de Laodicée, Apamée et Synnade (Eutrop., VI, 3; Rufus, Breviar., II; Vell. Paterc, II, 19). La Cilicie champêtre [campestris] , à TE. de Soles, resta à Tigrane jusqu'en 66 (App., Syr., 48 ; M. 10.5, et Chnton , Fasti //d/en., III, p. 340). A celte époque , Pompée s'en empara, et deux ans plus tard réorganisa celte proviuce, qui couiprit alors six districts phrygiens (T. Liv., ép. 101, ciCic, ad AU., \, 15,2l;Vl,2; i-am., 111 , 5; XV, 1, 3). En 58, on ajouta à ce gouvernement l'ile de Cy[)re enlevée à Piolémée (Cic. , Fam., 1, 7). César réorganisa la province à son passage en 47 {llisL B. Alex,^(Jii), Antoine en 36 donna Cypre et 1 1 Cilicie Tiachée à Cléopâtre (Strah., XIV, p. 685 et 671); la Phrygie orientale, la Lycaonie, l'Isaurie et la Pisioje au Galate Amynias {Id., XII, p. 568; Dion, XLIX, 32). — On connaît en Cilicie six villes libres ; Tarse (App., B. C, V, 7) , avec l'innuonité accordée par Auguste (Lucien, Maxpoêiot, 21), Auazarbe , depuis Commode (Eckhel, D. iV., IH, p. 42), Corycos (Id., il>id.-, 53), Mopsueste (W.,