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'G Twv 'Pw//Ktwv xôfjjLOç. (Dion, LUI, 260 Orbis rumaiius. (Digeste, I, vu, fr. 17.)
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Les anciens États avaient su conquérir; pas un n'avait su administrer. Rome républicaine, avec d'excellentes vues sur le gouvernement des provinces , se montra tout aussi incapable d'assurer ce que les maîtres doivent au moins aux sujets, l'ordre, la sécurité, la paix. Cette tâche sera celle des empereurs, de ceux du moins qui se montreront dignes de leur titre. Avant de les suivre dans cet immense travail, il serait bon de voir de près ces populations qui, tout à l'heure, donneront à Rome des grammairiens, des rhéteurs ou des poètes, et à l'empire ses chefs les plus glorieux. Devant le grand spectacle de cette république, assaillie de toutes parts , chancelante , ruinée enfin et jetée à terre, volontiers on les oublie. Maintenant même, qu'elle
l/ÉGMJTE CIVÏLE.
est tombée, à chaque pas encoro, on heurtera contre ses débris : sous Vespasien, sous Trajan, phis lard même, on parlera de république, de sénat, dépeuple romain'«»et dans toute l'histoire de l'empire, beaucoup ne voudront voir que les protestations de la liberté et les vengeances du despotisme. Mais se rappelant alors que les mots dureiU pîuslcyngtemps que les choses qu'ils expriment, on ne prendra pas au sérieux ces regrets appai^ents, et l'on se détournera des scènes sanglantes ou hideuses du palais ou de la ciirie, pour voir un monde nouveau peu à peu monter et se répandre par-dessus ces raines et ces souvenirs.
Ces hommes et ces choses de l'avenir, ce sont les provinciaux qui vont arracher à l'Italie ses vieux privilèges el élever leurs nobles familles au-dessus de ses maisons patii ciennes; c'est la religion chrétienne qui, à l'égalité civile donnée par des empereurs nés à Séville , à Lyon ou à Leptis, ajoutera la fraternité chrétienne. De ces deux grands bienfaits l'un précède l'autre, et doit être étudié le premier. Mais pour mesurer cette marche rapide des provinces vers régalité de droits, de civilisation, de richesse, et plus tard, de religion, il convient de marquer nettement le point d'où elles sont parties. On verra mieux ensuite se former le peuple nouveau dont parle Bossuet, et qui « allait naître de toutes les nations enfermées dans l'enceinte de l'empire. ).