PROSPÉRITÉ DE LA CISALPINE
l'Italie du sud, sur im sol fertile, en face d'une mer d'une inépuisable fécondité, retrouvait ses richesses d'autrefois , si elle ne retrouvait pas sa puissance.
Ainsi sauf la Campanie et un point ou deux de la Grande Grèce l'ilalie se dépeuplait au profit de Rome où se promenait une royauté en haillons, mendiante et fière, qui voulait s'asseoir chaque jour au festin de l'empire, servi par le maître qu'elle s'était donné. Ce mouvement de concentration sur la capitale élait passager, parce qu'il dépendait de circonstances politiques, Uti autre pïus durable poussait la population au nord, vers ce nouveau monde qui commençait à se révélera La Grèce et l'Italie péninsulaire^ comme deux terres épuisées par une production trop forte, semblaient ne pouvoir plus porter des générations pressées et fécondes. La vie remontait le long de la voie tlaminienne, vers le Pô, vers les Alpes, vers le Danube'. Déjà Padoue est le municipe le plus riche et le plus peuplé des provinces
Hj ijc dis trop peut-être en parlant d'un courant de migrations de l'Italie péninsulaire vers la Cisalpine. Mais la population des bords du Pô multipliait, parce qu'à côté d'une agriculture florissante elle trouvait de l'industrie et du commerce, c'est-à-dire plus d'un moyen d'échapper à la misère. S'il était permis de conclure des usages du temps de Pline 1^ jeune à ceux de l'époque qui nous occupe, nous dirions que la culture dans la Gaule Cisalpine se faisait par des fermiers et non par des esclaves. PI. Epist.,n\, 19.
2. Strab., V, '^2C, dit : « Jo^ie les villes situées le long de la voie Flaminienue sont assez peuplées. » Plus haut il avait dit encore : « La Cisalpine surpasse le rpste de rilalie pour la population , le nombre des grandes Nilles et l'opulence. » (V, p. 21 8.) Mediolanum n'était autrefois qu'un bourg, c'est une ville considérable ; de même Vérone, Padoue qui a 500 chevaliers et 20 000 combattants , Raveune , très-graiide cité et très-salubre , Como trois fois colonisée, en dernier lieu par César qui y envoya 5 000 colons dont 500 grecs. Tout le pays de Lucques et de Luna sont fort peuplés, Polybe avait déjà annoncé cette prospérité de la Cisalpine. Savigny, Ueber die tafel von Heracleay dans la Zeitschrifl fur gesch. Recht§w, IX, 321, soutient que la Cispadane avait le droit de cité depuis la guerre sociale. La Transpadane l'obtint de César en l'an 49. Dion, LXI, 36. Cic, PhiL,
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104 § I. RAVJENNK, AOUILiK.
occidentales^ Près de Verceil sont des niiii<js d'or asst'z riches {>our que le sénat défende d'y faire travailler plus de cinq mille ouvriers ^ Dan&trpis siècles, Ra^enne^a^libinivt Aquilée, « splendides colonies, » auront reai placé Rome S k Gaule, la Norique, la Mœsie et la Thrace seront couverties de cités» et toute la vie de l'eiB^ire paraîtra s'y étre> aréfun gfcée. C'est le mouvement moderne qui se produit, la ùm-^^ lisation et la puissance de l'Europe septentrionale qui!) vwt \CQm^ encere ' » " v> 1310 p lusq i u .ui l, ;
On a trouvé à Fana une pieri*e sépulcrale sur laqueHe était gravée une figure de lion, et au-dessous le nom d'un vétéran de la xxl^ légioû \ i.C;«!ft|i aiosi que âeyaj.hienlcifq rUalie; tQmbeau vide, mais, au-des8us,tou}ours une grande 1 image, parce que ce nom seul évoquj^ra de grands souvenic&iji
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Du gouvernement par les indigènes. — Wois ^Wes^' dlei Thrace, defeappa- * ; jloce^ dcGalatie et dtj Pont. -*. Hérorle et les Juifs. '^ * '