I. LES TURDÉTANS
à peu adoucit leurs niœurs et désarma leur t'érocilé. Les Turdulos et les Turdétans montraient avec orgueil des \\yf}(d^ d'histoire, des poèmes et des lois écrites on vers depuis six mille ans, disaient-ils^ JVlais les Romains, dédaigneux de cette littérature qui n'avait pas le mérite d'ê4*ei néjç, au l)ord de l'ilissus ou du Méandre, détournaient l^ yeux et passaient, en accusant ces gciùte pacifiques d avoir amolli les courages : TurdcUmi.d^ fnaxime imbelles.fïti\lii esUla puissaiite action des lieux sur la vie des peuples : k même race, d opiniâtre 'eliit*rflu9© daiis les rochers df rAf>enmn, s'énerve dans les jardins de Valence ei, te plairi im àa Grenade. Les Ligiires et les Turdétans sont frèr^, La Bétique, foyer de cette culture indigène, comptait deux cents villes * et acceptait le joug et les mœurs dr Rome aussi facilement qu'elle avait pris autrefois ceux des colons phéniciens, restés longtemps les maîtres du pays 'K Grâce à la paix que lui donnait rempîfe, elle allait mettre à profit les richesses d'un pays à qui le ciel n'avait riet>> refusé, le plus heau climat, la fertilité du sol et des mineS qui semblaient inépuisables \ ,, ,
f. l\ est \rai que, suivant Masdeu, Histona crîtica de Espana, les Turdétans comptaient leurs années par saisons, ce qui ramènerait ces 6000 ans i line antiquité moins problématique , environ l500 av. J. C. Cf. Rossei| Sainl-Hilaïre, Hist. d'Espagne, t. 1. iArZ^V
2. Pline , IIT, 3, dit seulement cent cinquante-cinq; Plôlértiéï^, quatrevingt-douze.
3. Du temps de Strabon ils formaient encore la classe dominante, liv. 111, p. liO. 11 ajoute que c'était ce peuplq maître de la plupart des villes de la Turdétanje et des contrées voisines qui ^vait fait U sérieuse résistance <|ue Scipion trouva dans ce pays.
4 Sirabon vante beaucoup la richesse des minés d'argent de la Sicrr^aioi^na vers llipa et Sisapon lAlmadcM). Dans ce dernier lieu existe encure la plus riche mine de mercure i(ç l'I^urope.Un peu plus lom^on tirait de l'or et du cuivre (xaxà oè xà; KtoTÎva; UYO!X£vac;).Phylarchos,ai7. Athénée, lib. Il, c. 21 , cdid. Schw., appelle les Ibères le^i]Ius riches des hoimnes, 7i).ojavo)xâxov:, et Justin dit, liv. XLIV, 1 . lit ommfifruQum gênera fenindn est; adco ut non ipsis tanlum incolis^ vcrum etiam Italie Vrlique