‹ État du monde romain vers le temps de la fondation de l'empire [microform]Chapitre 80 sur 191 · Dion, XLIX, 32. Strab., XII, 569. App.,. B. C · texte numérisé non relu

Dion, XLIX, 32. Strab., XII, 569. App.,. B. C

112 g H. LE VONT ET LA CILICIE.

prodigue du titre de roi, le plaça bien cette fois, il le dçnna avec une partie du Pont' à Polémon , le fils du rhéteur. Ce pâ^^,'où s'agitait toujours une noblesse turbulente ^, avait besoin d'une main ferme qui y mît un peu d'ordre. La politique romaine tenait d'ailleurs, et cela lui importait da-

^varitàge , à placer près de l'Arménie un prince dépçndîiiit iqui eût les yeux constamment ouverts sur cette paiHie de l'Asie*. Cette combinaison eut les meilleurs résultat^ ; lorsqu'en Van 33 Tes Partlies et les Mèdes se brouillèrent pour le partage des dépouilles d'Antoine, Polémon décida Ârtavasde, le roî riiède, à s'unir étroitement avec le triupivir, qui, en reconnaissance de. ce service important, ajouta la petite Arménie à ses possessions'. Toute la frontière

*' orientale, du Pont-Euxin jusque vers la Ciliçie, jq trouva afînsr placée sous la surveillance d un chef habile; Auguste se garda bien de le punir de l'amitié d'Antoine. .,

^' Dans la partie orientale de la Cilicie régnait naguère un

Tarcondimolos que César avait fait foi et qui avait ratpené

l'ordre dans le mont Amanus. Il en avait chassé tous les

petits chefs et avait réuni les montagnards sous son gouvernement. Mais il venait de se faire tuer à Aclium pour le compte d'Antoine, et ses enfants, moins heureux que Polémon parce qu'ils étaient moins nécessaires, allaient payer

ce dévouement au prix de l'héritage de leur père, toutefois le rendra dans dix ans à l'un d'eux *.

Auguste

tuim

— rr"t(rP"OM Poî(?moniaqiic , qui descendait au sud jusqu'aux sources do liris , formait un triangle dont les points extrêmes étaient Zéla , Polénio-

f îTium et Trap'èzonte. Strab., XII, 677.

2. Iconium en Lycaonie appartenait à Polémon. Strab., XIl, 5G8. Antoine la lui avait donnée avec la charge de grand prêtre de Jupiter à Olba et le titre de dynaste de deux peuples voisins, les Lalasscs et lesOnnates.

^i -'«î^;î)îon XLïX, 43. Le roi mède reçut anSsi quelques districts arméniensi

4.Strabon, XIV, p. 674, Dipn , \A, 2 ; LIV, 9, 11 reste des médailles de Tar

C0MM.\r.ENE.

i',)„4< t.fi

*'J^ L angle compris entre le mont Amanus et l'Euphrate fortnait la Conîmagène, petit royaume qui servait d'avantposte à la Syrie. Samosale, sa capitale^ était une des fortes placés de ces régions. A quelques lieues au-dessous d'elle on trouvait Zeugma , le pa.ssage le plus fréquenté du tleuve. Séléucie , sur la rive gauche , qui en commandait les ap-

*^ proches du côté de la Mésopotamie, avait été réunie par P6mpééà là Commagène, dont le dernier roi , Antiochus, avait bravement soutenu un siège dans sa capitale contre

''''les lieutenants d'Antoine. Un Mithridate y régnait alors. Son successeur Antiochus ayant fait tuer un émissaire qu'un de ses frères envoyait à Rome, Auguste l'obhgea à venir répondre de ce meurtre devant le sénat; condamné à mort, îl fut exécuté, tout rotqifil était (27 av. J. C. . On voit que Rome se réservait la haute juridiction sur tous ces petits tyrans qui n'avaient que trop longtemps fatigué le monde de leurs passions sanguinaires*.

'**' La Commagène touchait à la Syrie, dont nous avons

'^ parlé; dans la Syrie même et au delà, jusqu'au royaume des Nabaléens, dans l'Arabie Pélrée, venait une foule de chefs arabes ou juifs, les uns pillards insoumis, les autres se partageant entre l'empire et lesParthes, suivant l'occurrence; mais les meilleurs étant encore d'une fulé- Tité douteuse-. Les Ituréens se signalaient entre tous par leurs brigandages, que favorisait un pays dont les montagnes étaient percées d'innombrables cavernes. Une de

fondimotos I*' avec le titre de paaiXeûç. Eckhel , J). A'., III, p. 8^. II y avait dans c^tte même province la principauté de Teucer dont j'ai parlé plus haut.

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