J4ÉR0DE
sait vaincre que par celui qui pouvait l'écraser, et il l'avait ilomptée par le» supplices. Il étaitr 4'jmi pp. et d'une époque où l'on donnait, où l'on recevait la mort avec une facilité qu'heureusement nous ne comprenons pas; et, de tous C6UX qui eurent alors ce triste droit du sang , personne n'en abusa comme lui. Se^ amis, ses proches même périrent; sa femme, la belle Mariamne, fut décapitée; il fit étrangleri' deu% ie^^fiU^ et cinq jours avant sa mort il ordonna encore le supplice d'un troisième. Sûr de la haine du peuple et voulant cependant que sa mort fût pleurée, il réunit dan§i Ubipi^fk^nie de ijériçho les principaux de la nation et commanda qu'on les tuât dès qu'il aurait rendu l'esprit, afin que le deuil et un deuil véritable fût dans tout le pays \ Mais i;94'R'ût a toujftPl*s fiiit bon marché de lî^ vie de l'homme ; il aime la force et la magnificence ; Hérode , qui savait etïVayer et éblouir, régna trente-cinq ans et reçiit le titre de Grand.
Il était d'une racb'(^dîeu se aux Juifs; son père, l'Iduméen Antipater, avait détrôné, avec l'appui de César, le dernier iles rois Maccabéçs, Jean Uyrcan; et lui-même if devait toute sa fortune à Antoine, Après la bataille d' Actium il se rendit à Rhodes auprès du vainqueur et lui avoua noblenient son amitié pour j»on hi^pfaite^r, QcI^ya> febgué de bassesses, prit plaisir à rencontrer enfin un homme de cœur; il lui laissa son royaume, qu'il augmenta même de tous les dons faits à Cléopàtre aux dépens de la Palestine*. C'était du reste la vieille politique du sénat, favorable depuis deux siècles à ce petit peuple dont le pays, placé sur la grande route de l'Egypte, était comme une forteresse