J16 ^ II. LES ROMAINS ET LES JUIFS
natureJle entre le Nil et l'Euphrate, un poste »vanc«'îO(mlii;> les Parthes , les Arabes et la tuibaieute Âiexandiie. ÎH/ Peut-être à Tintérêt politique s'était-il joint uu lespjecît involontaire pour les doctrines si pures du cuUe uiosaiqwe. Strabon les admire, et, malgré son mépris hautain pourra peuple qu'il connaît mal, le superstitieux Tacite lear rehd hommage^ Quand Pompée prit Jérusalem, il respecta ren ligieusemeiït les tréiors du tempki?;.., Agrippa y «aorifmv comme autrefois Alexandre , et les gouverneurs que RjÉ*ïie! envoya aux Juifs , loin de s'offenser du zèle souvent intoléri rantde ce peuple, relevèi^ent réclat 4i(e ses fôtes en y ass©^ ciant l'autorité impériale ^ Un signe pltis' certain, ee'sœittefil privilèges accoitiés aux Juifs déjà répandus en grand nombre
1,itl;'i7;. 1 ij ,imil iiU liiliUluij ii.J.it>.i'
la^rn
1. Strab.,XVI, n, p. TGO.Tac, ff/sf., Y, 5, lîarle magnîRquHlient do la manière dont Us avaient conçu 1» Divinité : Men\e mlat unumqwe nurnen inlelligunt,,,. summum illud et iciernum^ neque mut^^M^ neque iutPr riturum.
•2: Joseph, B. J., !, 6, parle de l'admiration dont Pompée- fut (\^pf[ié eu voyant les Juifs s'abstenir de tomba tu-e ie jour du sabl^at, malgré Jch plus grands dangers, par respect pour leurs lois. Mais il faut faire la part des exagérations patriotiques de Joseph. ■^•^Ji""i'
8. Durant la f6t« de ['âques, les soldats jH)mains en garaison à Jérusar leni étaient placés à la porte du temple. Jos., li. J., 11, 20. Ponce-Pilate avait fait venir à Jérusalem une légion avec ses enseignes j sur les instances des prêtres, il consentit à renvoyer les drapeaux à Césarée pour ne pas bksser les yeux des Juifs par des images que leur religion réprouvait. Jos., B. J., 11, 14. Tibère lui ordonna encore d'enlever de Jérusalem les boucliers dorés qu'il y avait lait placer et dont le&inscrifptions renleiv mant des noms de divinités païennos, étaient un sujet de scandale pouH les Juifs (Pliilon, de legattone ad Caium^ p. 1033). Même sous Néron, un lieutenant du gouverneur de Syrie , étant venu à Jérusalem faire des informations sur un commencement de révolte , « monta dans le tanpie, dit Joseph {B. J., 11, 28), et y adora Dieu et les saints lieux sans entrer plus avant que notre religion ne le lui permettait. » Enfin les officiers de l'empereur offraient chaque année des victimes en son uoûi. Quand les révoltés sous Néron \eutent qu'on les refuse^ tes sacrificateurs crient à r Impiété et invoquent l'exemple de toiis les temps, les ÛQi\s offerts par les étrangers dans le temple , et dont ils formaient le principal 0PB«»ii ment, etc., etc. /rf., ibid.y 31, t liiiil' nyu li,
Al GL! iTE wr Htm ibe . 117
dans toutes tes provinces : l'égalité avec les habitants des villes où -ils étaient établis, sans l'obligation de contribuer aux charges ♦ ûè'M iellé*;ï'la ^permission d'obiserver partout leUiJs tois et leurs fêtes; inème l'exemption du service militaire.'.' ■■• ^!"î .'*•"■"■ "î S'il
f Hérode, chef de ce peuple, profita habilewieiit pour lui-? même de ces Iradi lions de la politique romaine. Auguste luitémoigna ^ipe^raçide faveur et lui donna la Traconitide, brBdlhtiîée^et'^l^àmwmiidé,* pouTtq«i*îl les débai?rassâl des l)rigands qui infestaient \ts environs de Damas Mais un jour que le roi juif poursuivit ces bandits jusque sar les teirnes des Arabes naiKjtéem, rempereur crut à uaie e3tpé-! dition sérieuse, à des projets de conquête, et réprima dure-t ment lambition de son vassal. «« Jusqu'à présent, lui écrivît-il, je t*ai traité comme un ami ; à l'avenir je te traiterai ron^me un sujet*. » llérode s'humilia. ^^ j^^
Cependant, pour plaire au maître, il n'épargnera lien : statues, temples, villes de marbre seront élevés en son honneur sous les yeux des Juifs indignés de ces nouveautés sacriléçes; mais, imbu des mœurs grecques, Hérode n'était plus un prince israéÇte. 11 p(^j;^si9fti^it des p(jefes k Rome, il distribuait des prix aux jeux d'Olympie^ il adorait
ri .".',;
i. Jos., Anf. Jud.^ XVI, i, et le ch. x tout entier où sont rapportés plusieurs édits : de même au liv. XIX, 4 et G, où un édit de Claude rappelle l'égalité qui doit exister entre les Juifs et les Grecs.... (rJ[i.'Koki.tmza^ai, T(jt.* "lO/Tidi; seulement il faut se souvenir que l'authenticité de ces édits, au moiiLS dans quelques-unes de leurs parties, a été fort compromise par la' critique. Voy. Egger , Examen des historiens d'Auguste ^ p. Id2 et"Sf[C[. -9l 19 ■
2. Joseph, >t Ht. Jud., XVI, 15, en l'an 6 avant J. C. Il rebâUt vers l'an 24 avant J. G. Samarie, où il éleva un temple niagnilique et à laquelle il donna le surnom de Sébaste, Âugusta. Jos., Ant. Jiid.^ XV, 8, 5. Les constructions d'Hérode à Gesarée sont de l'an 8 ou 9 avant l'ère vulgaire.
:}. Il fut nommé iuttndanl perpétuel des jeux. Joseph, Jf.J^, Ii^MiIr