II. COLONIES JUIVES
la divinité des fondateurs de Tempire, et, en même temps, il effaçait l'une après Tautre toutes les institutions chères à son peuple ; le souverain pontificat et le synédiium étaient avilis, les lois nationales étaient méprisées et la terreur planait sur toutes les têtes fidèles à l'ancien culte. * ' " '"'" *' Mais les Juifs n'étaient pas seulement en Judée. Ce petit peuple avait pullulé avec une incroyable fécondité, et pour lui la dispersion était commencée. <^ Il serait diflicile, dit Strabon, de trouver un lieu sur la terre habitable qui ne les eût reçus et où ils ne fussent fermement établis. A Alexandrie, ils occupent une grande partie de la ville et ils y forment comme une république vivant sous ses propres lois. » A Cyrène, en Asie Mineure, dans la Thrace, dans les îles, à Corinthe, ils étaient en grand nombre, même à Rome, où ils firent éclater tant de douleur à la mort de César^ A "Babylone, Hyrcan en trouva toute une tribu. A Séleucie, plus de cinquante mille furent tués en une fois^; autant seront égorgés à Alexandrie, sous Néron'. Dès le temps de Mithridate, ceux d'Asie Mineure étaient assez riches en numéraire pour envoyer à Cos, en dépôt, huit cents talents. Chaque année le temple de Jérusalem recevait leurs offrandes, car, avec l'indomptable ténacité de leur race, c'était vers le
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1. Il y avait plus de huit mille familles juives à Rome en !'an 4 avant J. C. Jos., A, /., XVII, 12. 11 y en avait en Crète, à Mélos, à Pouzzoles. Â Gyrëne, ils étaient en si grand nombre qu'ils formaient une des quatre classes de la population. Jos., ^1. J., XIV, 7, 2.