LES JUIFS ET LES GRECS
temple de Salomon que se toi|rn^ient leurs prières, quand ils ne pouvaient venir eux-mêmes y célébrer leurs rite^^ i\ une fête on en compta trois millions dans la cité sainte*.
Chose étrange, deux petits peuples,^, to^^ deux partis d'une terre stérile, tous deux d'une inépuisable fécondité, couvraient et se disputaient déjà l'Orient. L'histoire des voyages apostoliques de^.$fiiit Paul nous montre des synagogues s'élevant dans toutes les cités, à côté, en face de l'école grecque. Ce sont plus que deux peuples, ce sont deux,,(fivilisatipns ciui vont à la rencontre l'une de l'autre, qiîi se'haïssent déjcà', bientôt vont se combattre^ et plus tard se fondront l'une dans l'autre. Je sais que, à ne regarderç(u'à la surface,. Ij^ polythéisme et le judaïsme étaient près de s'entendre! que les hommes émi|aeiitsdela Gj^ce et de Rome ne croyaient plus guère qu'à un seul dieu, comme Joseph et riiilcjn étaient moins des docteurs de la loi que des philosophes déistes. Maisja foule n'accepte pas ces compromis qui se font au-dessus de sa tête. Les Juifs pénètrent en Grèce jusqu'au pied du Parthénon, d'où ils insultent à la fille de Jupiter; la civilisation grecque avance triomphante jusqu'en Judée ^ « où elle consacre à Pan et mx nymphes l'antre d'où sort le Jourdain. Elle construit un théâtre à Jérusalem , à Tibériade un palais orné de peintures qui, malgré la défense de la loi de Moïse, représentent des figures d'animaux ; elle place à Joppé, au bord de IM'riilîf, la délifrance d'Andromède par Persée, un de ces
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