Jos., 5. J., II
,„2. La cause de cette haine n*était pas seulement dans l'opposition des doctrines et des cultes, les Grecs étaient encore jaloux des privilèges conférés aux. Juifs par les Romains et reprochaient aux premiers de ruiner le pays qu ils habitaient par les exportations d'argent qu'ils faisaient chaque année pour Jérusalem. Voy. ci-dessus, p. 110, U7 et notes.
3. Strabon dit, XVI, p. 759 : « Antiochus le philosophe était d'Ascalon. Gadara a vu naître Philodème Tépicurien » Méléagre , Ménippe le satirique et Théodore le rhéteur. » Hérode allait bâtir Césarée, ville toute grecque.
12Q ^ 11. ATTKMJi XïJiS JLIFS.
des villes au sein de la Palestine, Scytliopolisj^ entre, ^ijtr^;^^.^ qui ne manque pas de rapporter son origine ^ lj;^çc|iu^j^ elle fait 'adoptçr sa langue paij lys jJi^j^, Ç^^ çn.gnec q^ufj^ le^ apôtres annoncent rÊvangile au monde, c'est. ,en,^f;t;fl| que Philon et Joseph défendent la loi judaïquf. Las çiyiljs^Yg lion grecque semble avoir vaincu là comme ailleurs, et c'est là pourtant qu'elle vient échouera »
A l'époque qui nous occupe, le moment suprême de la lutte était proche, car U haine pouxv les idées ^angèi?esï croissait eh pi^opot*tîon liiême dé l*oppî^ëy^f(ÏTi' 'qii'e ':W^h peser sur le peuple juif le prince qui était le représentant d'une union impossible. Un despotisme odieux, chez ^m peuple énergique, amène presque toujours une réaction morale': oh se sauve du présent dans les iflusîohs deï'avénif*' plus s'accroît la misère^ phas aussi l'espoir grandît, car il ïî'V à'pasde suicide pour les* i[i^i^1ekVHfe'^^pèï^èWVt!(^^ jours, et les plus malheureux sônl èeîix qui croieiit Tépliiy^ fermement à des jours meilleurs. A ce titre, mil" ne 'aevîiit être dans une plus grande attente que celui qiir,'de^ùi^^^i)i'' oenls ans, avait tant souffert. Au^'sî liés éè'prits étaieiït-î1s^ agités d'une smguHère fermentation,^ on se répétait les pi^ô.messes des livres saihts; on tehsaitlcJS-aMqués'prophe^ qui montraient d'a'i^aWèe le nouvel âge d% et le règne gld-^ rieux et saint d'un fds de David. A Jérusalem même et jus-" que dans la cour et dans la famille d'Hérode, six mille Phài'isiens, qij?'k^aft'hV refusé' W sytî{i^iit"défldé'litè= 'àU r'<)f et à Rome, annonçaient l'avènement d'un roi, maître de toutes choses et qui accompUrait.des miracles-.
Ce maître, tout l'Orient l'attendait, et, dans la Judée, plusieurs se croyaient appelés à réaliser la prophétie. C'ér,^
■IW Hiji m-
■ï rrn.
I. M. Saint-Marc Girardin, Revue des Deux Mondes, 1''^ oiftrs 4849. ifi
.'f.l^^of^' ¥.^9^^ m i/.aiv«(j tàTcâvia etv^jit, etf , Jos., Ank 4f^ti*^ W^ll,
LA 'éHETAGNi:. 121
tait aanc'k Jerusalernv en face de é? .^i ^fgc"iiaP'<"i'a^yt;' cfia^l'é de ÛaVid, qu'allait s'engager le combat dés croyan- ' ceS'!'k'ët4U4à';'î<yèfaùt d'AlhèneS , de K(^eWifk\àm-^ dH'é\'lîVréfes î.uxVui''frt*i)féé? âérêktë ^ï'aë'tariiphithéâtre, que s'étSit réfugiée toute la' vie morale du mdnd^ aridëhv On l'en verra bientôt softfr. '' ^** ""'"'*'
§ 111. LES FRONTIÈRES ET LES PEUPLES ENNEMf^
El ab fmé'îqiu Hrmmm si , 'ii mp • •!':it A
Froiilièrôs ilu nord^ BrctfiiiSv€«r mains et Daces.» --a i1«'rtifl(ièrès êe Tcbl, tieres du sud : Arabes et nomades Africains.. . . ,
uiiiHifyàviq'n el liiils lu: \ m Uni ■ ! îiMoa "•
LES HRKÏOKS, Î.ES GBRMàliSSiv LE^ DAlfe'ET IJESiSd^tHlîJtil **
^^^^'^?î^^^"''^'"iâH^ ^'^ ^\m^'' '"'Wfh i^.iiiflBSi
restp,^ pass.er eu reyuç,Jes|)feu pies qui bordaient la frontièç^, de l'cmpife ,et qui serOjUt incessamment mêlés à sQii hiiUoir^,^
La Pretagqe sejattachait à la GauJe par sa population çlei ménip of'igine, ses druides afliliés à ceux du cooliiient ^j.»
dépendan(>e politiquf,.,^ Malgré, sa double expédjtioif^, s jQé^j s'était contenté d'un faible tribut, que les insuîah'es avaient
nonçà tout à fait à cette mauvaise fCréance.Oi^iîeiconnu^^çfl^ effet que la conqu^ de la Bretagne était moins ; iudiâpe%p
'«.^ci^ité des provinces que |)aigne,l» Manche '. .,,fl ^ ,.,
Il II II" ■ — ■ ''^'•-•■•••^mmmmCmÂMiÊHmmièÊ^^ ■ ■"- ■ — n" «m" ■i"*"- «m- i»i ii» ■ m imm«— ii^ i
3. Voyez dans Joseph, Ant. Jud. et fî.J.^les troubles qui éclatent en Judéa à la mort d'Ht-redc ^ un berger se déclara roî, uu ancféh serviteur dlïérodé prit aussi ce litre^ il ne fallut pas mains de -trois- légions à Varus avec^ le* troupes auxiliaires des rois voisins pour apaiser ces désordres. Il lit crucifier tleok wille 'Juifs." ■■'"■'^'- '•■w^'-V M^ ' ^ ..fiib'iiiiJO 3iBM-imeè M .) ,11 'Strab<*n\ échô, encèteridroft, delà politique d'Auguste et de TiÏJèrè,
ft
i Mais il avait deviné juste pour Test. Au delà du Rliin,; il y avait un péril toujours à craindre, parce que les tribus qui se pressaient le long du fleuve étaient la tnJ^ de coloonedui monde barbare, en marche depuis des siècles vers les pays de l'Occident ^ Jamais les Gaulois n'avaient su défendre le passage du fleuve-; les Belges, les Cimbresra,vaient fi^^çhi„s et les Suèves avaient eu quelque temps une province en Gaule. Les cent vingt mille guerriers d'Ârioviste étaient r^avai^t-garde de ce grand peuple, dont les tribus s'étendaient des sources du Danube jusqu'à la mea: Baltique ^ Aussi la victoire de César n'avait pas ébranlé sa puisa^mce; et c'était devant lui que fuyaient, au nombre, de quatre ce^\< mille, les Usipiens et les Tenctères, quand ils rencontrèrent! encore les légions du proconsul, qui les rejetèrent, après un fii^iejux massacre, sur la rive (Jrgite^d^i^ Jlhin . Nous avons vi|, les mesures prises par Agrippa pour prévenir le retour de ces tentatives des Germains sur la Gaule; mais l'habileté des chefs, le courage des légions et toutes les précautions défensives ne feront que retarder le péril. En touchant le Rhin, Rome y a trouvé une guerre qui, commencée avec Arioviste, ne finira qu'aux bords du Tibre, avec Alaric.
Les légions n'avaient pas encore assez sérieusement inquiété les Germains pour que ceux-ci eussent organisé déjà la résistance et, sous la menace de l'invasion, rapproché leurs tribus. Dans leurs plaines sans limites et sous leurs forêts séculaires, dont une seule avait une longueur de soixante journées de marche, fermentait un chaos de peuplades sans liens
dit: « On estime que ce que les insulaires payent de droits sur nos marchandises dépasse ce que rapporterait un tribut annuel, déduction faite de la solde des troupes nécessaires pour garder l'île et y lever l'impôt. »
1. Quum vîderet Germanos tain facile impclli ut in Galliam venifent^ Caesar, IV, 16.
2* Çermanos consuescere Rhenum transire^ Caesar, 1, 33.
3. Jai donné une énumération de ces tribus avec l'indication de leur position dans ma Géographie romaine, 3" éditioîij p. 169-167.
Les (iEKMAlNS. IM
et sans projets, mais insaisissables, parce qu'elles n*avaieîit point de villes ; invincibles, parce que le souffle énèrvatit de la tivilisation romaine ne les avait pas eilcoie touchés K Chet eux, point de superstition |^**o§sîèt*e qui aVilîf él compririiât l'ftme, ni de ces représentations tigUrées des dieux qiiî les dégradent, en faisant voir et touche^ ce qui ne doit êtfe ni touché, ni vu; ils adoraient cette nktlire qu'ils aiiffiéîlt lànt encore, Ift terre, les sources, les montagnes et les grands bois si pleins de iiiystère et de religieuses émotions. PoiiU de caste sacerdôtAle^ ni d'brî^bcratié guèri*îlfô'cfîll*1êfe'tiïrt sOUS le joug; leurs prf^tres étaient soUvent leurs chefs mêmes, et leurs chefs étaient élus parmi les plu^ braves. Les rois ^euTs, choisis dfenidfe^ familles tàMtt^éi devaiëilt leur dignité à leur naissance*; mais, simples représentants de la tribu, ils n'avaient guère d'autre prérogative que de tdûim^^ fuililè niatioha1e;fei'côflseil deS chefs, {)ttiè lé peuple, examitiait les plus importantes iiflfaires, et Ton dé^ cidait par le suftrage des arnfles*.
' Aînsî, Tli la rèligiotï, tii l'orgdiilsâtîon sociale H'afrêtaiétît chez les Germains l'élan de leur fougiïeUse nature. Et cetlë liberté, ces ardeurs d'iin sang trop jeune, ils les dépensaient dâtts les combats et dans dëè jeiii pifesque ililS terribles : sauter au milieu des glaives et des framées menaçantes, ou descendre sur leurs boucliers, à travers les précipices, la
1. « On les vaincra, dit Tacite {Germ., 23), moius parles arme«qu*e^ développant leurs vices, b
2. Le chef de famille consiillàît le sort lotit comme le prêtre de la cité,
et le roi ou le chef prenait avec celui-ci les auspices pour les affaires publiques. Si la religion avait des serviteurs particuliers, elle n'était donc pour personne un monopole. Cf. Taé., Gérm., 10. Quchpies historiens ont même cru que leà Germains n'avaient point de préircs distincts de leurs chefs.
3. Regesexnohililatey duces ex virtute sumunt. Jd., ibid.yl. Il y avait cependant une sorte de noblesse héréditaire acquise par les grands services. Ibid., 13.
•i, Framcas concutiunt,,, armis laùddre.
ft
l vî
5 m. MQKIUS IlES (iEiiMijlNS.
pente rapide des. ipontagnesV Apx^ès la vicfoLre vie^imieut |ps orçies s^ns.|in;toui le ft}l|inj,pa^^^^ m^pç^it les courses lointaines. Car un honiine libre,, îUftfilsf de ce (dieu Tuiston qu'ils célébraient daqs leurs vieux cbaialsi n^Uonaux, ne travaillait poifl^;J},^j^t,jougi d'anj^gser ipurj l^.^u^ur ç^ .clu'il pçuvait gagner avec du sang. Ses esclayes*, anciens prisonniers de guerre, sa fenmie, labouraient son. chanip; pour lui, jamais, iî]^me,d^^^sle^feî^tir^ il n« quitn t^it ses armçi^ l^a chasse.^tle^ combats devaient seuls occu-» per un guerqer. ^rj.,|>jf > {^ si mnt m ri'i
Les femmes germaines éti^e,nt,liî5 djgpes conipagn/^p df|»
*® £q?i .^I^P'iÇr \^P^^s A% ^^9^^y elles leur ,affriiie^t ^^^ bœufs, un cheval de guerre, un bouclier avec le glaive et. la framée, annonçant par ces don^vi^mkqu'ellesjreçite.iiî»,^
"jLes^g ne les effrayait pas. Où, riipport^ ses blas^ur^!^,à lïnemère, à une épouse, et celLes-ci ne çraign^ut pas de
lée, elles donnent aux combattants des, vivres et des encouragements. On a vu, dit-on, des ai'ijjées chancelantes et à demi rompues q^e des femip^s,f(|3tTaiT)paée^.^ ^ cti^rge.^a pressentant leur sein aux fuyards, en leur jnontrant la captivité pire que la mort..... Aussi çroient-i|s qu'il y a dans ce sexe quehju^cho^e de^di^jt Je^pïipph^liqHi^^.lJs^j,^, dédaignent pas ses Q(j)nseils et n'Qublient jamais s^s prédicrj lions. »... * -
• A Rome, c'e^t en prenant la 1.çg;ç, l'lîa^U.^e.jUpij^4 et de , \à^^,,(^e\ej^Yne honpime était fait citoyen.,,£;hez,,le3 (îermàînà, ce n;éuit qu'après ayojr re.çii dans Vaas^mblée publique le bouclier et la lance qu'il poMvaits'assçpirpa^nâ les guerriers. De ce jopip, il s'aUa^chait à ujji.cUef jTfjf^owï^é.,