JÎI. DANGERS SUR LE RHIN
hommes terriblos; quaucl ils niarcheat à l'ennenii, leurs cprpa gig^tesquea à deini couverts par la dôpouillç des urochs et des bêtes fauves, et qu'ils chantent, la bouche serrée contre leur bouclier, leur bardit sauvage, il n'y a pas de cœur si ferme qui ne tremble ; mais à leurs yeux bleus et vaguer, à leur frais visage ombragé d'une blonde chevelure, ne voyejî-vQus pas que ces grands enfants s'apaiserqnt up jour et sa laisseront doucement conduire parla voix ^mie qui réveillera en eux les instincts mïh. Le Sicambre adoupi baissera la tête, pour écouter lesoiseaux du ciel, les mill^ brui^ mystérieux des grands bois, ou les hymnes des jPP«tres ^perdant sous les arceaux des cathédrale» gothiques. ,- ,, , ,!,, .f <. . 'lî.i'/i.'i
Dans toutes \m pv<^viilce romaine^s, nous n'avons rien : rencontré de pareil à oes hommes, à ces mœurs, à eo sol noyé sous les eaujy paresseuses des fleuves, ou cliché sous d'impénétrables forêts, aux bords du Rhin finissait le jïUQQdt? gréco-romain, avec ses barbares qui bientôt ne le ,1 seront plus; sur l'autre rive commençait un monde nouveau, inconnu, où Uome ne trouvait cette fois personne qui y, Iw eût préparé Içs voies, lin Afrique, Carthage, en Espagne, , les Phéniciens et les Grecs; en Gaule, Marseille; dans l'Asie, les débiles successeurs d'Alexandre avaient d'avance lutté, jÇOnquis pour çUe; partout elle avait trouvé un point d'appui, un travail d'assimilation commencé. Ici, rien; pas un reflet de la civilisation antique n'avait passé le Rhin ou le Danube, pour guider au delà ses pas et éclairer sa route. Et ce monde nouveiiu où bouillonne une vie exubérante, elle y touche au moment où elle-même elle a perdu sa sève