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en Canada en 1853, sur les articles en question, a été de £22,823. 5s. Je ne puis consulter, je regrette beaucoup de le dire, aucun rapport qui puisse indiquer avec précision la somme de sacrifices que les autres provinces seront appelées : à faire à cet égard. Je crois cependant que pour aucune des colonies, à l’exception de Terreneuve, pour laquelle il sera nécessaire de prendre quelqu’arrangement spécial, la perte de ces avantages ne sera suivie d’aucun inconvénient, vu l’état florissant dans lequel se trouvent leurs revenus, et le champ immense que le traité va ouvrir à l’activité croissante du commerce. | | | |
45. Il existe de bien fausses impressions sur l’étendue des sacrifices que la concession du second chef entraîne. L’impression générale sur ce point c’est qu’un monopole gigantesque et de la nature la plus précieuse, va être abandonné ; mais ce point de vue ne se trouve nullement justifié si on examine la ‘ question plus à fonds. Les citoyens des Etats-Unis ont déjà accès, en vertu de la convention de 1818, aux pêcheries à morue les plus importantes sur les côtes des possessions anglaises Le traité de cette année conserve aux sujets anglais le monopole des pêcheries de rivières et d’eau doucé, et les avantages que l’on concède aux citoyens américains se montent en substance à ceci—c’est qu’il est permis aux citoyens américains de participer légalement dans les pêcheries de maquereau et de -harengs, et qu’il est mis une fin à ces empiètements illégaux qu’il était pratiquement impossible de restreindre, ainsi que l’expérience de plusieurs années l’a démontré. D’ailleurs pour déterminer la valeur des avantages ainsi concédés, il est un fait bien digne d’être mentionné—c’est que ‘d’après les habitudes constatées du maquereau, il semblerait qu’il n’existe pas de bien grandes certitudes qu’il continuera à fréquenter les côtes où on le trouve aujourd’hui en abondance. ‘ Le maquereau,”” dit M. Perley, dans son précieux rapport sur les pêcheries de mer et de rivière du Nouveau-Brunswick, ( était autrefois très abondant sur les côtes de Terreneuve, ‘ mais il n’en a plus été pris depuis 1837. Il était encore très € abondant autrefois dans la Baie de Fundy près du Grand Manan et des Isles de l’ouest, où l’on n’en prend que bien peu & aujourd’hui.” Et dans une lecture faite l’année dernière devant l’Institut des artisans de St. Jean à Terreneuve, sur
‘ Terreneuve et ses pêcheries,” je trouve qu’il est dit: “En
‘ 1832, il.fut expor té de Terreneuve 916-Barrils de maquereau ;
fice Hoisson qui est devenu un article de commerce si précieux
‘et un met si recherché, a déserté nos côtes depuis plusieurs années.” L’extrait ue du rapport ofliciel des expor-
tations de lerreneuve vient à l'appui de mes assertions :