SIR
J’ai eu honneur de vous transmettre, avec ma dépêche No. 82, datée le 9 septembre, deux copies des “ tableaux du mouvement du commerce et de la navigation de la province du Canada pour 1851,” et je vous transmets aujourd’hui le livre bleu, avec une copie imprimée des “comptes de la province,” et le rapport du commissaire des travaux publics pour la même année. Ces documents fournissent la preuve la plus satisfaisante du progrès et de la prospérité de la colonie, et justifient entièrement les espérances que j’exprimais à ce sujet dans ma dépêche No. 94, datée le 1 août, 1651, accompagnant le livre bleu de 1850. Pour éviter tout malentendu au sujet du défaut de correspondance entre les sommes portées dans cette dépêche et les mêmes sommes que l’on voit dans les documens imprimés, il est peut-être à propos de dire que, dans ma dépêche, les sommes sont données en sterling de £1 4s. 4d. . pour la livre courant, et dans les documents, le plus souvent en argent courant.
2. Les importations, ou principaux articles de marchandises anglaises ou étrangères entrés pour la consommation en Canada, durant l’année expirée le 5 janvier 1852, se montaient en valeur à £4,404,409 Os. 3d., sur lesquels £606,114 5s. ont été prélevés comme droits de douanes ; et les articles déposés dans les magasins d’entrepôt, ce jour là, furent estimés à la valeur de £233,545 15s., sujets à £76,660 2s. 3d. de droit.
Les chiffres correspondants pour l’année précédente sont :
Pour importations .............. £3,489,466 3 4 POUMUrOLREDIE le VéSe en. 2e ee ee 0 « 506,050 8 6 Marchandises en entrepôts. ...... 150,709 18 7 Droits payables sur icelles....... 49,871 13 6
Sur les marchandises importées de la Grande-Bretagne pour la consommation il y avait—
En 1851; pour la valeur." : £2,475,643 14 77 En 1850, g eue 01010,10 116082
Des Etats-Unis— PAM OIP ER hiieonte 0:10 TT LDMSSDESERRERS SSSR RS SOON Si l’on analyse les tableaux de 1851, on verra que les importations rangées dans la catégorie des ‘ marchandises payant des droits spécifiques et ad valorem,” et des ‘“ marchandises libres? sont celles qui indiquent la balance la plus forte en faveur des
Etats-Unis contre la Grande-Bretagne ; à savoir :— 1. ‘“ Marchandises payant des droits spécifiques et ad valorem,” importées en Canada en 1851 :
Dé la Grande-Bretagne pour la valeur de £ 70,957 18 6 Des" U MIS eee eee ocre AUD ADO RE
2. Marchandises libres”? importées en Canada, en 1851 : De la Grande-Bretagne... ....1%1V/#£160/2540 3010 Dés, Etats Unis. RENNES SAS SORTONRT
La-première classe comprend, entre autres articles, beaucoup d'articles de provenance étrangère tels que le thé, le sucre, le café, qui sont introduits par les Etats-Unis mais qui ne sont point le produit du pays ; car il convient de mentionner que les marchandises sont classifiées comme importations du pays où elles ont été achetées, et par conséquent, lorsqu'elles sont introduites des Etats-Unis, elles sont entrées comme importation de ce pays, à moins qu’elles n’y passent en entrepôt. La seconde classe comprend les livres, les espèces et lingots et une quantité considérable de blé. Il est un fait de quelqu’importance par rapport à la portée qu’il peut avoir sur le libre échange entre le Canada et les Etats-Unis, c’est qu’une aussi grande quantité de blé ait été importée. de. ce pays en Canada durant année 1851.
3. Avant de laisser le sujet des importations il est peut-être à propos de porter à votre attention la preuve que ces tableaux fournissent sur le degré d’extension que, dans certains départements, le commerce des objets manufacturés des Etats-Unis a pris sur nos marchés canadiens. Il retire sans doute quelques avantages du rapprochement des lieux ; mais je suis porté à croire, d’après tout ce que je puis apprendre sur le sujet, que leurs concurrents en Angleterre soutiendraient bien mieux la lutte contre eux s’ils se montraient aussi zélés à se mettre au fait des besoins et des goûts de leurs pratiques.
Durant l’année 1851, il a été importé en Cannda, en coton manufacturé :
De la CAN: pour la valeur de £609,281 4 7 DAS TATSEUNISS SERRE 142 09112021 EN CUIRS.
DértiGrande.Bret4one ae esse se MULIS AO. 4 DES TA IS LIRISNES, OO TER 32,817 08 EN TOILES.
De la Grande-Bretagne. .:....,...... 84,194 10 7 DÉS RNOISELRIS TS See RAR ON 9,204 4 5 EN SOIERIES.
De la Grande-Bretagne........,..... 129,000 017 DO PAS DIR nan nee sb neo pente «. 29,262 14 7 EN, LAINES.
Detla:Grande-Bretagne m0 NU, 486,030 9 3 Des Etats-Unis ee ee. ° PAT . 111,898 12 4
| EN MECANISMES.
Déla Grande -Drélapne sie. Ur AIO 1 ECM MER ANNEE ss. 33,103 17 6 EN FER ET CLINCAILLERIE.
Dé Grande-Bretagne. %,.:,. 00 260,467 14 5 Des Etats-Unis......,.. ee SPNEE 118,969 14 9
Néanrñoins, les importations de la Grande- -Bretagne en Canada pour l’année 1851, ont été évaluées comme Je lai déjà dit, à £2,475,643 14s. 7. faisant environ £I1 6s. par tête sur toute la LA Ib
4. Les exportations d’articles de produits et manufacture canadienne, durant l’année expirée le 5 janvier 1852, sont évaluées dans ce rapport à £2,663,953 14s, 24 contre £2,457,886 Is. 1d. d’exportations durant l’année expirée le 5 janvier 1851. Ces sommes restent bien en deça de la valeur calculée des importations durant le terme correspondant, C’est une chose qui se rencontre cependant constamment dans les tableaux annuels du mouvement du commerce, faits dans la province, ainsi que l’on le voit dans le tableau suivant, qui comprend une
période de dix années :
Année.| IMPORTATIONS. EXPORTATIONS.
s EVER £ sd:
1842 | 2,127,643 5 8 |1,291,213 9 10 |La valeur des expor- 1843 | 1,990,115 3 11 |1,317,958 14 | a POSER 1844 | 3,559,767 16 10 |1,680,350 6 0 || Montréal AO 1845 | 3.444925 6 8 |2,084,930. 6 9 {| bec, vu qu'il n'a été 1546 3.711.633 15 6 |1,965,004 9 9 | transmis aucun rap- 1847 2,966,870 15 0 |2,203,054 3 8j] port des ports in- 1848 | 2,628,584 17 11 |2,302,830 17 6 | “Teurs. 1849 | 2,469,130 6 9 |2,193,075 0 3 1850 | 3,489,466 3 5 |2,457,886 1 2 1851 | 4,401,409 O 2 |2,663,953 14 4
Tous les ans il est retiré de la Grande-Bretagne et dépensé dans cette province des sommes considérables apportées par le commissariat et par les individus qui reçoivent des revenus d'Angleterre. Il est probable aussi qu’une partie du produit des emprunts obtenus.en Angleterre pour les travaux publics dans la province va grossir le montant des importations annuelles. D’ailleurs on peut, avec raison, supposer que les exportateurs donnent la valeur la plus basse aux articles destinés, comme c’est le cas pour une partie croissante tous les ans des exportations du Canada, à des marchés où ils se voient soumis à payer des droits ad valorem.
5. Les articles qui figurent le plus sur la liste des articles d’exportation canadienne, sont :