‹ État et avenir du Canada en 1854 (volume 2)Chapitre 21 sur 22 · Q @- LE Q · texte numérisé non relu

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qui ont été faites en vertu de l’acte, et je trouve qu’elles sont comme suit :

La valeur totale de la propriété imposable dans le 2 Canada pour l’année

199 hRétaut de. «er 22,422306,202;17826740m0 LS Oo E TEE NE ER 31,695,931 4 8

Pour arriver cependant au chiffre réel de la valeur, il faut, Je crois, ajouter 20 pour cent au moins à ces montants.

25. Le recensement des Etats-Unis pour 1850, le dernier qui a été fait, indique une plus grande somme de propriété en proportion de la “population libre ;”? le chiffre de la population étant de 20,089,909, et la valeur cotisée des biens-meubles et immeubles étant portée à 6,010,207,309 piastres, environ £1,210,000,000, auquel il faut ajouter 20 pour cent pour avoir la valeur réelle. Il faut cependant observer d’abord que l’évaluation aux Etats-Unis est bien plus ancienne dans les habitudes qu’au Canada, et par conséquent on peut croire qu’elle y est faite plus strictement que dans notre pays ; et en second lieu, que les

classes ouvrières des Etats du sud, qui se montent à 3. 179,589 âmes, au lieu dè tendre à grossir le chiflre de la Re sont jetées comme des bêtes de somme dans la balance des propriétés imposables. En parcourant les rapports du recensement, lon remarque quelques points très intéressants de comparaison entre le progrès des Etats-Unis et du Canada.

Total de la population libre des Etats-Unis— En 1840.......... secs. 14,582,102 EDS OR SEEN soie AU OU UD Augmentation 37.71 pour cent.

Total de la population esclave des Etats-Unis—

EnAlSA0 RSR ERREUR 2481808 LAWIS50 707 ie ER ao enetsr NU Augmentation 27.81 pour cent.

Total de la population du Canada— En 1841... MN EN OM 0 139 ETS DIL ES, SERA AS Nr 1,542,265

= Augmentation 59.34 pour cent.

Total de la population du Haut Canada— ERP... 010 FAURE 465,357 ETS ES ER MR ECO 952,004

Augmentation 104.57 pour cent.

Récolte de blé, Haut Canada— ‘os Boisseaux. À chaque habitant.

Ens1841; 434 Me 829916: 6.60 Eny 1847250 20% 71,008, 018%: 00 10.45 ns ISERE 2.692852: 45080 13.33 presque quadruplé en dix ans.

Récolte de blé, Bas Canada—

| Minots. À chaque habitant.

En 1843..... tee O2 30 ete 119010 ÉD ISO PAR 010606 en se de 240

Le minot est d’environ un douzième de plus que le boisseau. Récolte de blé, Etats-Unis— | Boisseaux. À chaque habitant.

ENS OP AU 479, 150 OM AOENSS Valeurdes importations des marchandisesanglaisesen Canada— | Importations britanniques. Population.

En 1851 .... £2,475,643 14 7 ,..... 1,842,265 Environ £1 6s. par tête.

Valeur des importations des marchandises anglaises dans Ie Etats-Unis— Importations britanniques. Population.

En 1850 .... 75,159,424 dollars. .... 23,246,301 | Environ 13s. par tête.

Les importations anglaises dans les Etats-Unis se sont montées en 1551, à 93,847,886 piastres, faisant environ 165. par tête sur le Chr Le Ja pue

26. Cependant pour revenir un moment de cette tn au point le plus immédiatement en rapport avec ce sujet— la propriété imposable du Haut Canada—(et en le faisant je me crois tenu de dire que je ne pense pas que l’on puisse beaucoup compter 'sur des états semblables à ceux qui. sont mentionnés plus haut, autant plus que les données sur lesquelles les évaluations et les estimations sont faites dans différents pays ne sont pas toujours unilormes,) il est important de constater la somme des charges qui pèsent sur ces propriétés pour les fins municipales. Les meilleurs renseignements que je puisse obtenir sur ce point me portent à croire que dans le moment ces charges ne dépassent point en tout la somme de £572,115 128. Ad. L'acte 12 Vic. chap. 81, passé en 1849 contenait des dis-

positions rigoureuses pour protéger les créanciers des municipalités et pour régler et restreindre dans les municipalités le pouvoir de créer de nouvelles dettes. L’acte de cette session qui pourvoit à la création d’un fonds d’emprunt municipal pour le Haut Canada, (16 Vic. chap. 22) a le même cbjet en vue. Il est à espérer qu'avec ces moyens, l’on arrêtera cette tendance que certaines localités ont à encourir des dettes extravagantes et excessives, tandis que le crédit des corporations municipales du Haut Canada se trouvera assis sur une base inébranlable, et sera rendu à ses fins légitimes.

27. Pendant que la prospérité matérielle de la province se développe ainsi, ses intérêts moraux et intellectuels ne sont pas négligés ; indépendamment des réserves du clergé—des dîmes prélevées dans le Bas -Canada sur là population catholique romaine et pour des fins catholiques romaines—et des diverses dotations et octrois spéciaux faits aux institutions collégiales, écoles normales et autres établissements de même nature dans les deux sections de la province, il est annuellement réservé sur les fonds publics une somme de £41,095 17s. 10d., qui sont divisés pour les besoins des écoles communes entre le Haut et le Bas Canada, suivant la population respective des provinces. Chaque municipalité d'école pour avoir droit à une part dans ce fonds doit prélever un montant égal au moins par voie de taxation locale. Dans le Haut Canada les sommes ainsi -prélèvées excèdent de beaucoup le minimum exigé. Les rapports de 1851 font voir que, dans cette section de la province, il y avait 3,001 écoles communes en opération pour cette année là; que 168,159 enfants les fréquentaient, et que le montant total des sommes appropriées aux salaires des instituteurs et à la construction et aux réparations des maisons d'écoles était de £98,226 15s. Yd., dont £20,547 18s. 11d. venaient de l'octroi parlementaire, et la balance des taxes et eotisations locales imposées par les syndics d’écoles. Dans le Bas Canada, où la taxe directe est particulièrement odieuse, cette taxe locale fut déclarée obligatoire, et pendant quelque temps il en résulta des difficultés. Cependant, le peuple dans cette partie de la province se réconcilie généralement à une taxe dont il retire des avantages si sensibles, et le système

des écoles communes fait encore parmi eux des progrès satisfaisants.

28. La distinction entre les affaires civiles et ecclésiastiques dans cette province est si absolue et le nombre des dénominations religieuses dans le Haut Canada est si grand, qu’il est difhcile de donner des renseignements précis sur la condition des ressources offertes aux besoins religieux de la société. L'état suivant est assez correct, je crois : ,

Diocèses de l'église d'Angleterre, trois ; membres du clergé, 243 ; population, 268,592. . |

Dicées de bénlise de Rome, sept ; membres du clergé, 543 ; population, 914,571.

Membres du Riene de toutes dénominations dans le Bas Canada, 641; population, 892,261. Haut Canada, 869; population, 952,004. FA

Sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, l’on trouve des renseignements bien précieux dans les excellentes lectures du révérend M. Lillie, sur le progrès et l'avenir du Canada ; ‘jaieu l'honneur de vous en transmettre copie dans ma dépêche du 15 Avril, No. 35. Ci-suit un état de la manière dont as été approprié le fonds des Réserves du Clergé en 1851: .

Eglise d'Angleterre, Haut Canada, £10,394 5s. 11d.

Eglise d'Angleterre, Bas Canada, £1,786 15s. Od.

Eglise d’'Ecosse, Haut Canada, £5,847 : 16s. 7d.

Eglise d'Ecosse: Bas Canada, 2893 1s. 5d.

TERRE Uni de Dé église Prsbytéreme, Haut Canada, £464 18s. 4d:

Eglise Catholique Romaine, Haut Canada, £1,369 17s. 3d.

Méthodistes Wesleyens, Han Canada, £639 Fe Od.

Comme il existe des impressions Éien erronées en général sur la sévérité du climat du Canada, il n’est peut-être pas inutile que je rappelle ici le fait que bien que la moÿenne annuelle du thermomètre soit indubitablement très élevée dans les districts de Pest de la province, les grands lacs qui couvrent une superficie totale de 91,860 milles quarrés, tempèrent considérablement les éxtrèmes de la chaleur et du froid, dans les districts ouest, et augmentent l’humidité de l'atmosphère, rendant ainsi le climat particulièrement favorable à la culture des céréales.

Le tableau suivant donne le maximum et le minimum moyen de la température, avec la série des différents mois de l’année, tel qw’observé à Toronto, à l’observatoire de Sa Majesté. Ta

moyenne est pour onze années, de 1840 à 1850, inclusivement, si | +

Moyenne. | Maximum. | Minimum. Série.

JAN VICT ERA ARR EE A 407 45°53 4'A1 | 49:74 PéVrier Rennes SU NVOATA 46*35 4'31,K.150:72 NT TE RE RS 80:83 | 53:31 7:59 | 45:92 ANTON RATES RP ATEATS 42:17 1144 17-96 53°48 NAT RS SN TR TO LO 76°76 28:82 47°94 OITE RS ie Si ges e LS ee 014 1644 39 4221 408 SULLEL EU es RON E DUO GODU 88°11 A4°05 44°06 ADULTE RNA NU | 65:76 | ‘83:98 | 45:02 |\ 38-95 Septembre.-.......s SHOT 89°19 | 32:07 42:12 Octobre sieste Sert 44°50 66:10: 1939-17 44.30 Novembre. ram NS ET 51:03 15:98 43°60 Décembre. 4. se D'LA 45°25 902 4627

Moyenne annuelle, 44:39.

Le climat de Toronto est de béaucoup plus doux que celui des autres lieux de mêmeldatitude, situés à l’est et à l’ouest des . grands lacs et à une distance qui a éloigne de leur influence. Un pamphlet très utile a été publié sur le sujet par M. Henry Youle Hind, maître de mathématique et professeur de chimie et d'histoire RAT à l’école normale de la province, à Toronto, sous le titre de À Comparative View of the Climate of Western Canada, considered in relation to its Influence upon Agriculture.”

30. Comme les communications postales n’exercent pas une influence médiocre sur les intérêts sociaux et intellectuels de 1a société, je terminerai mon rapport par quelques remarques sur la condition de ce département qui a été transféré à la direction des autorités provinciales, dans de mois d’avril, 1851. A l’époque. de ce changement de direction l’on substitua le tau* de port, uniforme de 3d. courant (environ 24d., par demie once, à l’ancien taux qui variait suivant la on et qui se OL en moyenne à 9. courant (environ 74d. ) par demie once sur toutes lettres passant par le bureau. Les rapports du département indiquent que dans l’année FRRRe le 5 avril, 1852, la malle a parcouru une distance de 2,931,375 milles—augmentation de 444,360 milles sur RE précédente, et qu il a été établi 243 nouveaux bureaux de poste. Le revenu brut des frais de poste pour la première année des taux réduits a été de £59,004 11s. 10d., celui de Pannée précé-dente ayant été de £77,097 10s. 8d. Ce revenu a été de £9,862 Os. 11d. de

moins que les dépenses ; maïs il est estimé qu’une somme de 43,281 13s* 5d. sufhira pour combler le déficit de la présente année.

31. La condition des sauvages en Canada mérite d’être mentionnée dans ce rapport. La législature et le gouvernement de la province ont toujours été bien disposés à leur égard. A mesure que les circonstances l'ont exigé, il a été passé des lois dans le but de les protéger ; et l’on n’a pas eu recours ici pour les forcer à reculer devant le progrès de la race blanche à ces mesures de violence et de fraude qui ont été adoptées dans d’autres pays. Les sauvages de la province supérieure cependant, ceux au moins qui habitent’ des contrées établies, sont, sous plusieurs rapports, plus favorablement placés que ceux de la province inférieure. Ils ont toujours été censés posséder certains droits territoriaux dont l’acquisition est devenue le sujet de négociation, à mesure que les établissements et la population se sont avancés.

Ex retour de la cession formelle qu’ils ont faite de leurs terres à la couronne, ils ont reéu compensation sous forme d’annuités, et il leur a été permis de se réserver de bonnes étendues de terres pour leurs propres besoins ou qu’ils ont pu vendre à leur propre profit. Les sauvages de la province inférieure au contraire n’ont aucun moyens (excepté une ou deux seigneuries de peu d’importance,) saufs les présents annuels qu’ils doivent à la générosité du gouvernement anglais. Pour remédier en pärtie à cet inconvenient, le parlement provincialen 1851 passa un acte (14 et 15 Viet. chap. 106,) réservant pour leur usage une étendue considérable de terres et une somme de £821 18s. 4id. par année. Dans le Haut Canada on porte à 7,500 environ en chiffres ronds lé nombte des sauvages établis dans les district habités ; et à environ 8,000 ceux qui résident dans les districts non habités. Dans le Bas Canada, cette même population peut être portée à 8,500 et 2,000 respectivement. Il nest pas facile de constater d’une manière précise le nombre de ceux qui résidént dans les districts non établis, et il est à craindre que ce nombre va en diminuant. La population sauvage, dans les districts établis, semble être généralement stationnaire ou fait peut-être quelque progrès. : Elle fait aussi, mais à des degrés différents, quelque progrès

en fait de civilisation. J ’espère cependant que les écoles d’indusiïie ouvertes aux jeunes gens et sur lesquelles j’appelais Pattention du comte Grey dans ma dépêche du 81 janvier 1849, No. 19, seront d’une grande utilité sous ce rapport. |

32. Avant de terminer ce rapport, Je pense qu’il est juste d'offrir quelques remarques au sujet de la dette, GE dépenses et du revenu de la province.

Cette partie de la dette publique de la Re qui a été contractée pour exécuier des travaux de nature productive que le gouvernement se propose de retenir sous son contrôle, se monte, ainsi que Je l’ai déjà dit, à £2,834,234 1s. 1d.; sur ce montant £1,500,000, ont été empruntés sur la garantie du gouvernement anglais et portent un intérêt de quatre pour cent. À la fin de 1851, le capital placé dans le fonds d’amortissement destiné au rachat de cet emprunt, àinsi qu’on le voit par la dépèche du comte Grey, à moi adressée le 22 janvier 1852, No. 682, se montait à £119,884 Os. 10d.; depuis cette époque il y a été ajouté diverses sommes se montant à £180,000. Les autres dettes de la province se montent à £890,166 2s. 6d., et se trouvent en partie représentées par les travaux locaux qui conformément à la pratique adoptée en 1849 sont graduellement vendus, et portent à 8,659,146 15s. 1d., le montant total de la dette de la province. En dehors et en sus de cette dette sont les charges que la province a assumées et continue à assumer pour la confection de certains chemins de fer. J'ai déjà dit les conditions auxquelles ces avances sont faites ; et il n’est nullement probable qu’elles deviennent jamais une charge sur le trésor de la province. |

Le montant total des dépenses de la province pour l’année 1851, se montaient à £521,643 11s. 2d., y comprenant—

L'intérêt sur la dette publique ..Æ183,749 1: Fonds d'amortissement. ....... 60,000 0 . Dépenses de la législature..... 39,128 18 Education, . 00008 SOMMES OS OM Sociétés d'agriculture .. «45. * 10,617 : 4 HOPIAUX US ON ERNST TA PPLRSEET Annuités des sauvages. ......, 6,373 19

RÉ voue

Laissant pour frais d’administration proprement dits, y compris les dépenses du gouvernement civil, l’administration de la justice, le pénitentiaire, la milice, les pensions et une variété

d’autres charges diverses, une somme de £152,946 13s. 1d., environ Îs. 8d. par tête sur la population, somme que l’on ne peut pas considérer cornme excessive ; car si l’on compare ces dépenses en Canada avec celles de rt Etats de l'Union, on ne doit point perdre de vue qw’ici Pon paie à même le revenu de là province un grand nombre de dépenses qui, dans les Etats-Unis, sont portées contre Le fonds du gouvernement fédéral ou des municipalités.

34. Le Revenu pour la même période était de <a 4s, 9d. comprenant :

1. Le revenu des douanes se montant, déduction faite des droits remis et des frais de collection qui sont d’environ cinq pour cent sur toutes les recettes, à £578,843 2s. Id.

2. Le revenu des droits d’accise provenant.principalement de la taxe sur les distilleries, licences de magasin vendant des spiritueux, licences de colporteurs ou regrattiers, et licences d’encanteurs, rapportant en 1851, déduction faites des frais de collection (environ douze pour cent sur le tout) £16,586 17s. 3d.

3. Le revenu Pen) comprenant les rentes de traverses et le RE des terres et forets publiques se montant en 1551,

i nn 3s. ‘7d. revenu brut.

£16,406 10s. 10d. revenu net.

La grande différence que l’on remarque entre le revenu brut et le revenu net, dans ce cas, peut s’attribuer en partie à la nature nécessairement dispendieuse des devoirs attachés au département et en partie au rachat de terre et de scrip de milice que Pon reçoit comme paiement des terres de la couronne. C’est ainsi qu’en 1851 il a été racheté pour £31,395 14s. 2d. de ce serip. Afin de rendre ce point plus clair il est peut-être bon de mentionner que par un acte de la province, passé en 1841, (4 et 5 Vic. chap. 100,) l’on a mis fin aux octrois gratuits des terres dans cette province (à l’exception cependant de l’octroi de 50 acres accordés à ceux qui s’établissent dans les'environs des chemins publics dans les nouveaux établissements.) Les personnes qui avaient à réclamer des terres (ces personnes se trouvèrent géné-

ralement les loyaux de VE. U. des miliciens et des pensionnaires militaires.) dûrent se présenter avant le ler janvier 1843, et si elles pouvaient prouver leur réclamations, elles are un scrip sur le pied de 4s. par acre pour leurs réclamations. Ce scrip était reçu comme argent comptant dans les ventes des terres de la couronne ; par un acte passé en 1849 (12 Vic. chap. 81) le temps fixé pour présenter ces réclamations fut prolongé ; mais aujourd’hui il west plus émis de scrip. Le monfant total émis en vertu de ces actes est d’environ £190,000, dont plus de £170,000 ont été rachetés—reduisant ainsi d’autant la dette publique de la province.

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