Les amendeset éOnfScations 0e TD DOTE
9. Le revenu casuel, y compris certains honoraires, intérêts sur deniers déposés dans
les banques et autres recettes diverses... 9,154 12 9 10. Honoraires de justice, versés en fonds... 3,330 18 2 Le résultat général étant pour— ; BéveuR. ei dobiii es AE 2600 DE 4 6 Dépenses. ae) delta 1102 indiquant dans les transactions financières de l’année un excédant du revenu sur les recettes, se montant à................. 170,562 13 7
35. Les états qui précèdent sont soumis avec l’espoir qu’ils pourront jeter quelque jour sur l’état actuel et sur l’avenir de cette partie intéressante de nos concitoyens, qui, sous la protection de la Grande-Bretagne et dans la jouissance d’institutions britanniques, grandissent dans le voisinage immédiat des Etats-Unis, avec une rapidité qui n’est peut-être pas aussi
fastueuse et bruyante que. celle de la république voisine, mais : qui peut cependant lui être comparée avec avantage.
J'ai, etc.
ee) ELGIN ET KINCARDINE.
Au très-honorable Sir Joux S. Paxin@rTonw, Bart.
etcuetc. elc.
Copie d’une dépêche du Comte d'Ereix et KiNCARDINE à S@ Gräce le Duc de NEwcasTie.
OISE DU GOUVERNEMENT, Québec, 16 Aout, 1853.
[No. 58]
Mirror» Duc,
J'ai honneur de vous transmettre ci-joint le livre bleu pour 1852, et deux volumes imprimés contenant respectivement les EGhhptes publics de la province et le tableau du mouvement du commerce et de la navigation, pour la même année.
2. Dans ma dépêche à Sir John Pakington, No. 116, datée le 22 décembre 1852, et accompagnant le fe bleu pour 1851, j'ai cherché à set avec autant de détails et Det que je le pouvais dans un document de cette nature, l’exposé de la condition et de l’avenir de la colonie à cette époque, et de l'effet que la’ législation récemment adoptée, tant dans le parlement impérial que dans le parlement provincial, pouvait avoir sur ses intérêts moraux et matériels’; il est donc inutile pour
moi dans le moment de revenir sur le même sujet. Je mai qu’à examiner jusqu’à quel point Pexpérience d’une année de plus peut avoir modifié les conclusions auxquelles j’en étais venu:
8. La valeur des importations en Canada pour l’année expirée le 5 janvier 1853, est portée à £4,168,457 8s. 5d. contre £4,404,409 Os. 3d. pour Pannée Drécédente: Iciilya donc driationt bien que ce ne soit pas pour un fort montant ; et c’est de cette diminution qu’il est convenable de ben À la cause.
4. Si l’on examine bien les tableaux qui accompagnent cette dépêche, on verra qu’une partie considérable de la réduction en question s’est opérée dans les articles de marchandises qui sont classifiées comme marchandises libres et dont la valeur totale en 1851 était de £373,058 11s. 10d., et en 1852, de £256,407 16$. 8d. Parmiles articles de marchandises compris dans cette catégorie et dont l’importation a subi une diminution en 1552, se trouvent les approvisionnements militaires,—le blé dont je mentionnais spécialement l’importation considérable des Etats- Unis en 1851, dans le second paragraphe de ma dépêche à Sir John Pakington, sous le No. 116, à la date; du 22 décembre dernier, —et les espèces et lingots qui, dans les importations de 1851, représentent une somme de £90,397 2s. 8d, mais qui sont entièrement omis dans les tableaux de 1852. Ces circonstances peuvent. en quelque sorte expliquer le fait que la diminution dans les importations de l’année n’a pas été accompagnée d’une diminution correspondante dans le revenu des douanes, puisque ce revenu était :
: Brut. ........." £606,114 5 2 LL PO ren 571,158 15 5 : Brütssssoast 60061348 D 519,964 1 10
9. Quant aux articles soumis aux droits, il parait ÿ avoir eu une diminution dans les cotons qui, en 1851, ont été importés pour le montant de £802,492 15s. l1d., et en 1852 pour le montant de £636,321 17s. 8d. Dans les laines, toiles et beaucoup d’autres fabrications, il y a eu d’un autre côté augmentation pour cette dernière année sur la première ; mais en somme, je suis porté à croire que les marchands qui importent ont été : tout particulièrement prudents dans leurs opérations de 1852, à la vue de l’accroissement rapide et considérable des importations annuelles, qui de £2,468,130 6s. 9d. qu’elles avaient été en 1849 s'étaient élevées à £4,400,409 Os. 2d. en: 1851.
6. Cependant, dans la vue de constater si cette réaction, survenue en 1852, dans le chiffre progressant avec rapidité des importations canadiennes était ou n’était pas due à des causes qui pouvaient être permanentes de leur nature, Je fis préparer des états indiquant les sommes et valeurs comparatives des importations des six premiers mois de 1852 et de 1853 respectivement. On voit par ces états que les importations de la
province, durant les six mois expirés le 5 juillet 1852, se montèrent en valeur à £1,182,464 13s. 11d., et durant.les six mois expirés le 5 juillet 1853, à £2,811,970 10s. 1d., faisant une augmentation de plus de 50 pour cent dans la dernière période sur la première. Je ferai encore remarquer que l’importation des articles-qui payent un droit ad valorem de 125 pour cent, et dans lesquels se trouvent compris les"cotons et autres fabrications, s’est portée de £1,198,096 19s. 2d. qu’elle était dans les premiers six mois de1852, à £1,910,055 17s. 3d., qu’elle a été durant la même période de 1553.
7. Les exportations de l’année 1852 ont excédé celles de l'année précédente.
Total de la valeur des exportations en 1852.
Des ports de mer........... £1,602,290 3 11 Des ports intérieurs......... 1,285,923 15 4
£2,888,214 O0 O0 Contre...... £2,663,983 14 0 pour 1851. Ou bien, en ajoutant dans l’un et Pautre cas 20 pour cent à la valeur des exportations des ports intérieurs, pour se rapprocher de la valeur réelle :
Grand total des exportations en 1850 EP RUN 29, 145,298 APT LES Co Un &S AT LC E AR EUR
8. Dans cet état des exportations se trouve comprise la valeur des vaisseaux construits à Québec dans chacune des añnées en question. Elle est évalué pour
PISE L à NU A Re EI GDON REG RENAN EE PART PRE LEE D
l'évaluation de la première année se trouvant ainsi excéder de beaucoup celle de la dernière. Mais il est convenable de dire que d’après les informations que j’ai reçues, j'ai toute raison de croire que les états de l’année courante, lorsqu'elle sera terminée, indiqueront pour 1853 une augmentation considérable sur 1852, dans le nombre dé vaisseaux construits à Québec.
9. Lestableaux transmis ci-joint donnent l’état suivant du commerce du Canada avec les pays ci-dessous mentionnés pour Pannée 1852. |
. : * — Exportations. Importations.
ns
mes
£ sic: £ sad Grande-Bretagne ...... .,11,388,390 5 8 2,192:098 D 00 Colonies de PAmérique
es, ee n
Britannique... ... + ++ 166,877 18 4 98,826 3 9 Indes Occidentales Britan-
HIQUES : SON IMNREE . 2,868: 15 5 1,050 19 O ETATS SLR ALORS +11,291,340 1 8 11,741,991 15 4 AUTES pays. 4,00 USE TOUS 02 133,890 0 0
Cependant, quant au commerce avec les Etats-Unis, il faut remarquer qu’il consiste en grande partie des deux côtés en marchandises qui traversent le pays en transit. Les importations des Etats-Unis comprennentune grande quantité de thé, de sucre des Indes Occidentales, et d’autres articles non indigènes, et les exportations qui s’y font comprennent, entre autres choses, la nourriture végétale, pour la valeur de £654,711 9s. 64.
10. Le produit des droits de péages sur les canaux de la province qui était . È en 51e FR nn 20 5 à Guiren 1862 de RME God 3 7 et le mouvement total de la propriété sur les canaux était en tonneaux :
— Welland. St. Laurent. Chambly.
La diminution dans la circulation qui se faisait sur le canal Chambly est probablement due à la concurrence effectuée par les chemins de fer récemment ouverts au commerce, et qui ouvrent une voie de communication directe de Montréal aux Etats-Unis. |
11. La proportion de l'augmentation dans le mouvement total de la’ propriété sur ces canaux en 1852, telle que comparée avec celle de 1848, parait être comme suit :
Wellandinrronenne DRE Me 1014 St.- Laurent. si. DES Ce site siée 11998 Chambly... 44 JP - 2646
Aussi, bien que de En sur h Hal hi ait diminué en 1852, la proportion dont elle a augmenté pendant un plus long espace de temps est encore plus élevée que celle des autres canaux. Cette augmentation rapide est due à la grande “demande du bois de sciage du Canada originée dans ces dernières années aux Etats-Unis.
12.. Le nombre et le tonnage des vaisseaux de la mer qui sont entrés dans les ports de api et de Montréal, ont été
En 1851,..:.. 1,469"vaisseaux. 513,397 ton/x ai
EM PRET EE SU AIRE UTC CE NE Et sur ces chiffres on voit comme vaisseaux étrangers appartenant aux pays ci-dessous mentionnés : |
Pays. RUES Se PEN ANT NT Nombre. ® Ton%,|.. Nombre: |, Ton/x:
Brôémess. re ET Ph 1 134 Mecklenbaurg. . 2 0478 2 469 Norvège, 47 17,640 58 21,541 Prusse........... 21 1,667 32 10,314 Hambourg . ..... — — 1 599 Portugal: : ...:... — — 6 Drni019 Suede este . Het D 8 vbs EE Etats-Unis....... . 39 20,062 13 36,304 Hanovyre....,. .... 1 212 — — LS A RE - 8 366 — — HO" 6 EL T 57,116 | 176 11,409
13. Le revenu de laprovince du Canada pour l’année 1852 a été de £723,124 Ts. 5d. ; les dépenses, y compris l’intérêt sur ladette publique et le fonds d’amortissement, ont été de £535,171 68. 7d. |
14. Avant de terminer ée rapport, j’offrirai, avec la permission de votre Grâce, quelques remarques sur deux districts, que j'ai visités dans la province, depuis la clôture de la session du parlement, et qui, pour n’être point sur la ligne des grandes voies de communication, n’en possèdent pas moins un caractère digne du plus profond intérêt.
15. De ces deux districts, celui que jai visité le premierest situé au sud du St. Laurent, à environ soixante milles de Québec. L’or que l’on a découvert en divers endroits de ce district, et plus particulièrement dans le lit et sur les bords de quelques-uns des petits cours d’eau qui se déchargent dans la rivière Chaudière, à beaucoup occupé l’attention publique dans ces dernières années, La formation géologique dans laquelle cet or a été trouvé est considérée comme le prolongement des montagnes vertes du Vermont et les stratifications ont beaucoup d’analogie avec celles qui traversent la Virginie, les Carolines et d’autres états du sud, où l’on a, par intervalle, trouvé l’or à l’état de veines et dans les dépôts dalluvion. L’exploitation de ce minerai n’a été jusqu'ici faite dans ce district que sur une bien petite échelle par des compagnies qui ont employé des hommes à gages ; et, pour des raisons qui sont bien évidentes, il est difficile sous ces circonstances de constater le produit de cette exploitation. Dans tous les cas, lencouragement que les compagnies ont rencontré a été assez grand pour les engager, après une expérience de deux ou trois années, à continuer.leurs opérations. Je n’ai pu visiter les exploitations les plus productives, mais il a été retiré en ma présence une quantité considérable d’or du gravier. pris sur la rive d’un petit cours d’eau appelé Rivière des Plantes, qui tombe dans la Chaudière. Je n’oserais point dire si Pexploitation des mines d’or dans le Bas Canada peut devenir quelque peu productive, et si, dans le cas où elle le deviendrait, ce serait à avantage de la province, mais l’on ne peut point douter que ce riche métal se irouve en quantités vraiment appréciables dans le district que j'ai visité et dans un pays étendu qui sort de ses limites.
16. On peut vraiment se demander si la principale richesse minérale des townships du Bas Canad&<e trouvera bien dans les dépôts aurifères. Le minerai de cuivre, le fer spéculaire magnétique et oxidulé et d’autres substances susceptibles d'applications utiles se trouvent aussi dans la région que je
viens de nommer; et bien que je ne sois pas disposé à formuler des opinions spéculatives dans un document qui ne doit contenir que ce qui peut être susceptible de preuve, je me crois tenu de dire, cependant, que des personnes que je considère comme formant une hauüte autorité, m'ont dit à ce sujet des choses qui sembient faire espérer qu’à une époque qui n’est pas éloignée, quelques-unes de ces substances seront exploitées avec profit. | ;
17. J’ai ensuite visité le district qui, dans le moment, fait probablement plus qu'aucune autre partie du pays pour mettre le Canada en état de se porter comme acheteur sur les marchés étrangers. Dans mon dernier rapport je mentionnais le fait que les tableaux de 1850 et 1851 faisaient voir que dans ces années les exportations du bois de construction et des produits agricoles pour la province se balançaient presque sous le rapport de la valeur ; les tableaux de 1552 donnent un semblable résultat. Les produits de la forêt exportés durant cette année se montent à £1,351,713 9s. ?d., et les produits agricoles, y compris “les animaux et leurs produits,” “la nourriture végétale ” et ‘autres produits agricoles,” à la somme de £1,214,214 3s. 10d. Sur la somme immense de richesses que représentent les produits de la forêt dans ces chiffres, la vallée de POutaouais contribue pour une partie considérable et toujours croissante.
18. Ce pays important a emprunté le nom, sous lequel il est connu dans le langage populaire, à la grande rivière qui l’arrose et qui, bien que tributaire simplement du St. Laurent, est la plus belle rivière qui coule sans interruption de sa source à son embouchure, dans tous les domaines de Sa Majesté. Elle égoutte un superficie de 80,000 milles carrés et reçoit à différents points de son cours les eaux de cours d’eau dont quelques-uns égalent en grandeur les principales rivières de la Grande-Bretagne. Ces cours d’eau ouvrent à la hache du bûcheron les forêts presqu’inépuisables de pins dont cette région est couverte et offrent pour les produits autant de moyens faciles de transport. De simples particuliers dépensent des sommes considérables à améliorer ces avantages naturels. Le parlement dans sa dernière session a voté £50,000: courant pour enlever certains obstacles qui entravaient la navigation
La
de la partie supérieure de l’Outaouais, en construisant un canal à l'endroit où la rivière est maintenant embarassée de rapides.
19. D’après la nature même de ses transactions, le commerce de bois tombe nécessairément, pour une grande partie, entre les mains de capitalistes qui employent un grand nombre d’hommes dans des endroits éloignés des marchés et qui, partant, se trouvent obligés de faire des avances considérables tant pour nourrir leurs hommes et leur fournir les choses nécessaires, que pour construire les glissoires et faire les tra-. vaux propres à faciliter le flottage des bois, dans les cours d’eau et les rivières. Plusieurs milliers d’hommes sont ainsi employés durant l'hiver dans ces forêts éloignées, à préparer le bois qui se transporte, dans l’été en trains ou en bateaux s’il est scié, à Québec quand il est destiné pour l’Angleterre, et dans la rivière Richelieu quand il est envoyé aux Etats-Unis. Ilest. un fait bien intéressant, tant-au point de vue hygiénique qu’au point de vue moral, c’est que depuis ces quelques dernières années, les liqueurs fortes ont été rigoureusement exclues de la plupart des chantiers, ‘comme on appelle les cabanes des bûcherons dans ces régions éloignées ; et que malgré les froids en hiver et l’humidité dans le printemps auxquels ces hommes sont exposés, l’expérience a parfaitement bien réussi.
20. L’effet que le commerce de bois a eu sur l’établissement des terres est un sujet bien digne de remarques. Le cultivateur qui veut arracher à la nature quelques acres de terre dans les pays nouveaux s’apperçoit généralement que chaque pas qu’il fait en avant dans le désert a non-seulement leffet d’augmenter le prix de ce qu’il a à acheter, en l’éloignant du. centre du commerce et de la civilisation, mais encore a l'effet de diminuer le prix de ce qu’il à à vendre. Il n’en est cependant pas ainsi du cultivateur qui suit la hache du bûcheron. Il trouve au contraire dans les besoins de ce dernier un marché toujours ouvert pour tous ses produits, à un prix qui non-seulement est égal à celüi qu’il peut avoir sur les marchés ordinaires, mais à un prix qui couvre le coût du transport depuis ces marchés jusqu'aux lieux où le bois se fait. Ces circonstances ont, sans doute, contribué puissamment à Pétablissement de ces districts, et poussent la population vers une partie du pays qui, sans ces motifs d’encouragement, resterait probablement longtemps inhabitée.
21. Le pays de l’Outaouais, à part ses ressources en bois de construction et en pouvoirs d’eau et son immense étendue de terres fertiles, est considéré comme bien riche en minéraux qui, probablement, ne seront point longtemps sans être exploités. Il est encore digne de remarques que c’est par l'Outaouais, le Mattawa, le Lac Nipissing et la Rivière des Français, que les européens pénétrèrent d’abord dans l’ouest. En 1615, Champlain suivit cette route jusqu’au Lac Nipissing, et de là jusqu’à cette mer intérieure vaste et tranquille à laquelle il donna le beau nom de Mer Douce. Le Père Récollet, Le Caron, porta l’évangile aux tribus sauvages sur cette même route, et fut bientôt suivi des missionnaires jésuites dont les souffrances et les travaux constituent l’âge vraiment héroïque des annales américaines. Cette route a cependant été en grande partie abandonnée depuis quelque temps pour celle du St. Laurent et des lacs. Cependant la distance de Montréal à la Baie Georgienne, immédiatement à l’entrée du lac Michigan, se trouve vidé l'Outaouais, n’avoir qu’environ 400 milles contre plus de 1,000 milles vid le St. Laurent. Depuis cet endroit jusqu’au Sault Ste. Marie, le plus élevé des trois Détroits (Sault Ste. Marie, Détroit et Niagara) où les pays situés sur les deux côtés des quatre grands lacs Supérieur, Huron, Erie et Ontario, se rapprochent les uns des autres, il y a une distance d’environ 150 milles. Il est donc bien probable qu’avant bien des années cette route sera de nouveau considérée comme donnant une ligne favorable pour un chemin de fer, si non pour les communications par eau, avec les régions fertiles du nord-ouest.
22. Je vous transmets le supplément d’un journal local dans lequel se trouvent les copies d’adresses qui m’ont été présentées à divers endroits, durant ma visite dans l'Outaouais. Votre Grâce remarquera avec plaisir le témoignage uniforme qu’elles portent à la prospérité du pays et au bonheur des habitants. Des rapports qui me viennent d’autres parties de la province tiennent à ce sujet le même langage. Le Canada a eu ses jours de prospérité avant aujourd’hui, mais il est bien douteux que l’on puisse citer aucune époque dans l’histoire de la colonie où il ait existé aussi peu de ces sentiments de haines personnelles ou d’animosités de partis qui détournent l’attention des intérêts
matériels et détruisent toute coopération dans le bien public.
23. Je ne me propose pas de rechercher dans le moment les causes politiques qui ont amené cet heureux résultat. Lorsque lirritation qui accompagne malheureusement toujours les périodes de transition se sera entièrement calmée, alors il est probable que les Canadiens reconnaîtront les avantages qu’ils ont retirés de lapplication honnête de principes salutaires dans Padministration de leurs affaires, et ils regarderont avec plaisir à l’époque où ils ont commencé à sentir pratiquement que les intérêts qu’ils ont en commun sont plus importants que les intérêts qui les divisent, et que tout en restant fidèles à la couronne, ils peuvent exercer ces facultés—caresser ces aspirations qui, dans les sociétés comme dans les individus, sont le propre de l’âge mûr. :
J’ai etc., (Signé) ELGIN ET KINCARDINE.
Sa Grâce le Duc de Newcastle, etc., etc., etc.
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