PARTIS
Avec cargaison 1,228 518,580
En lest Aucuns. Aucuns.
Il est donc plus que probable qu'aussi longtemps que le bois continuera à être expédié sur une grande échelle à Québec, le prix du fret pour l'extérieur aura une tendance à la hausse beaucoup plus considérable dans ce port qu'ailleurs, où le cornmerce d'importation et d'exportation se balance plus correctement sous le rapport du volume.
14. Les menus circonstances qui, cependant contribuent à élever le prix du fret d'exportation, servent à rehausser les avantages de la voie du St. Laurent, connue comme voie ouverte à l'importation. Le système admirable et vaste de nos communications intérieures qui s'étendent depuis Québec jusqu'à plus de 1,500 milles vers l'intérieur du continent, et la certitude qu'il y a d'y trouver du fret, sont de nature à donner à cette route la préférence sur les autres routes rivales pour les transports pondéreux tels que le sel et le fer, et le transport des émigrés qui se destinent vers les vastes régions qui baignent nos grands lacs. Ces avantages ne sont pas encore généralement connus, et ils n'ont pas été appréciés aussi hautement qu'il le méritent. L'état suivant donne le nombre des émigrés qui sont arrivés aux ports de Québec et de New-York respectivement dans chacune des quatre dernières années :
Années. Québec. New York.
bsiO 38,494 220,603
ls;,2 39,176 234,258 jusqu'au bu- Novembre.
Bieo qu'il n'y ail point d'augmentation dans le chiffre de L'émigration à Québec dans le cours de l'année courante, c'esl un fait intéressant que ce chirrre comprend un nombre extraordinairemenl grand (7256) d'émigrés étrangers, qui ne sont venus dans ce porl qu'attirés par la supériorité de lu route qu'il offre. .)'■ suis aussi informé que dans le cours île la dernière saison, un grand nombre <!<• vaisseaux qui avaient transporté dei émigrés d'Europe à New York, sont venus en lest de ce port au St. Laurent, a la recherche de fret.
15. Pour terminer le sujet, je joins un état indiquant le nombre et le tonnage des vaisseaux construits à Québec, dans chacune des dites années finissant en 1852. No. de Vaisseaux. Ton'x.
Ko. de Vaisseaux. Ton'x.
11 y a bien peu de ports qui offrent autant de facilités que le port de Québec pour la constrnction des vaisseaux, parce que tous les matériaux nécessaires à cette fin sont à bas prix, que la main-d'œuvre, durant les mois d'hiver au moins, est en abondance et à des prix modérés, et qu'en tout temps il y a du fret d'exportation. Le principal inconvénient qui accompagne l'extension de cette branche d'affaires est la désertion que la grande demande de matelots nécessaires aux bâtiments neufs occasionne parmi les équipages des bâtiments qui arrivent dans le port. Ce système de désertion règne à Québec à un point qui cause bien des plaintes. Le sujet occupe maintenant l'attention du gouvernement qui vent y remédier. On est aussi sur le point d'établir une école de navigation dans l'espérance que l'on pourra inspirer à la jeunesse du pays le goût de la navigation.
16. Avant de passera d'autres sujets, il est peut-être à propos que je dise ici quelques mots sur les grandes obligations pécuniaires que la province a contractées pour les grandes entreprises de chemins de fer qui sont maintenant en voie de propres ou en contemplation. A l'époque où le gouvernement adopta la résolution dont j'ai parlé au sujet des travaux d'une nature locale, on exposa avec force et justice que les objections qui existaient indubitablement contre le principe d'accorder l'aide publique pour des travaux de cette nature ne s'appliquaient pas aux travaux de grande importance auxquels s'attachait un intérêt provincial plutôt que local, et qui cependant, dans les circonstances où se trouvait alors la province, étaient évidemment au-dessus des moyens individuels. Dans cette catégorie l'on plaçait une ligne de chemin de fer d'une longueur considérable qui relierait ensemble les parties de la province les plus éloignées les unes des autres et qui devait tourner au
grand profit du commerce en général. Il fut donc convenu que, sous des restrictions et des 'conditions convenables, Ton pourrait venir en aide à ces entreprises à même les fonds ou le crédit de la province, sans se départir aucunement du principe salutaire qui avait été adopté en général pour les' travaux d'une nature locale. Il fut décidé cependant que dans la répartition de celte aide, les intérêts financiers de la province seraient protégés avec plus de soins qu'ils ne l'avaient été dans les avances faites pour les travaux locaux. L'acte provincial 12 V. c. 29 (passé en 1849) fut établi sur le principe que des sommes avancées sur le crédit de la province pour aider à des entreprises de cette nature ne devraient jamais aller au-delà de la moitié du montant dépensé sur les travaux, et que toutes les ressources et propriétés de la compagnie seraient engagées pour le remboursement de ces avances et pour le paiement de l'intérêt qui en proviendrait. Dans toutes les entreprises de chemins de fer auxquelles la province a prêté son aide, le même principe a été suivi. Ces entreprises sont :
1. Le chemin de fer du St. Laurent et de l'Atlantique allant du
St. Laurent, vis-à-vis Montréal, jusqu'à la ligne frontière où il se relie à un chemin de fer américain qui s'étendra, lorsqu'il sera achevé, jusqu'à Portland dans l'état du Maine ; longueur 126 milles.