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l'absence des quelles ils deviennent la proie facile de quelques uns de leurs voisins plus énergiques mais moins scrupuleux, n’ont l’ellet que de les garder dans un état de tutelle continuelle, et les rapports qui existent entre eux et le gouvernement qui les traite en partie comme des peuples indépendants et partie comme des enfants confiés à sa tutelle, entrainent bien des anomalies, bien des contradictions. A moins qu’il n’y ait quelques bonnes raisons d’espérer qu’à la fin ces tribus seront absorbées dans la population générale du pays, le système que l’on suit en Canada cst probablement destiné à devenir aussi désastreux pour elles que l’est celui des Etats-Unis. En 1846 et en 1847—l’on essaya pour la première fois à établir parmi eux des pensionnats d’industrie, supportés en partie à même leurs propres moyens. Si des écoles de cette espèce étaient bien conduites, je pense que l’on pourrait espérer que parmi les jeunes gens qui y seraient élevés, il en sortirait un certain nombre qui scraient assez civilisés pour pouvoir se frayer un chemin dans la vie, sans avoir besoin de priviléges ou de restrictions exceptionnelles. {1 serait bon, je suis porté à le croire, que tout sanvage qui montrerait cette aptitude pût, après une épreuve raisonnable, recevoir à même les biens communs de la tribu à laquelle il appartient (à condition toutefois que ni lui ni ses descenclants n'auraient pour cela des réclamations sur les deniers,) une somme équivalente à l'intérêt qu’il y possède, afin de le mettre en état de commencer une vie indépendante. Un plan de cette nature, il était mis à effet avec discrétion, ne pourrait guère manquer de devenir un moyen de transition qui les ferait sortir de l’état demi barbare dans lequel ils se trouvent. Dans l'intervalle, il a été réglé d’une manière satisfaisante depuis quelques années des questions qui avaient soulevé les réclumations des sauvages à certains territoires vers lesquels le flot de la population canadienne se dirigeait, et qui pouvaient devenir plus tard une source de grands embarras. En 1550, les districts à mines, sur la rive nord des lacs Huron et Supérieur, furent cédés à la Couronne en considération d’une annui pour les tribus qui étaient censées y posséder desintérêts ; et M.Oliphant, le surintendant général actuel des affaires des sauvages, à récemment ggnelu un arrangement qui jette immédiatement sur le maroh& la Peninsule de Saungeen,—réserve des sauvages d'une gra de étendue et d’un grand prix, et qui se trouve située
dans le cœur du Haut Canada,—et cela au grand avantage des tribus et de la population en général.
41. En 1850, la législature canadienne passa un acte qui accordait une annuité de £821 16s. 64. aux tribns sauvages du Bas Canada qui jusqne-là avaient 616 sans ‘:rres ou sans fonds à eux appartenant, et réservant à leur profit, une étendne de 230,000 acres de terre. Ces mesures et d’autres mesures qui ont. été adoptées ont tellement amélioré la position des sauvages sous le rapport des ressources, que le gouvernement de Sa Majesté a senti que l’époque était arrivée où il était justifiable d'adopter des mesures définitives pour éteindre la charge qui depuis un si grand nombre ‘d’années pesait sur le tr£sor anglais à leur profit. Les présents annuels qui constituent l’item le plus important, ont déjà considérablement ét6 réduits, et dans peu seront tout-à-fait discontinués ; et il est probable que le jour n’est pas éloigné où l’on pourra transférer aux fonds des sauvages ou de la province toutes les dépenses que le département entraîne pour le gouvernement impérial. de joins un état indiquant le chiffre de la population actuelle des diverses tribus sauvages en Canada, le montant de leurs fonds et les charges qui pèsent sur ces fonds. Les sommes portées duns la cédule suivante sont en argent courant ; toutes les autres sommes mentionnées dans ce rapport sont en sterling.
42. Tl ne sera peut-être pas sans avantage dans le moment actuel d'examiner quelque peu attentivement ces tableaux, dans la vue de constater si l’on y peut trouver des faits qui puissent servir à démontrer l’influcnce que le traité récemment conclu entre Sa Majesté ctles Etats-Unis au sujet des pêcheries et du commerce et de la navigation, excrcera sur les intérêts généraux de ces provinces.
43. Les princivaux avantages que les provinces ont concüdé ox Etats-Unis par le traité en question, se trouvent compris sous les trois chefs suivants: Premièrement, l'abolition de droits qui pesaient sur certains articles de la provenance des Etats-Unis, introduits dans la province pour la consommation intérieure ; secondement, l’admission des citoyens de ce pays à l'exploitation des pêcheries sur le rivage ; et troisiëmement, la libre navigation du St. Laurent et des canaux qui s’y rattachent.
44. Quant au premier de ces avantages, il semble d’après Pétat transmis ci-joint, que le montant tota] du revenu prélevé
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