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eux pour les salaires. C’est aux surintendants locaux nommés par les conseils de comté qu’il appartient de répartir entre toutes les écoles le montant de l’allocation législative, et d’en faire rappot au surintendant en chef. Les bureaux d’instruction publique de comté quise composent du surintendant ou des surintendants locaux, et des syndics d’écoles de grammaire de comté, examinent les candidats à la charge d’instituteur, et donnent des certificats de capacité qui sont bons dans le comté, le surintendant en chef donnant lui-même aux élèves des écoles normales des certificats qui sont bons pour toute la province. En même temps le surintendant en chef, qui tient sa charge de la Couronne, a sous ses soins particuliers, aidé dans certains cas par le conseil de Pinstruction publique, la direction des écoles normales et modèles, outre qu’il exerce une surveillance générale sur tout le système; ces devoirs sont honorablement remplis par l’homme habile qui est à la tête du départernent—le Dr. Ryerson—à qui les habitants du Haut Canada doivent particulièrement ce système d'instruction publique qui jouit de tant de succès parmi eux.
32. La question de l’instruction religieuse, dans ses rapports avec le système des écoles communes, présentait encore des diffcultés plus qu’ordinaires dans une société où l’on remarqne une si grande diversité d'opinions en fait de religion, et où toutes les dénominations religieuses se trouvent aux yeux de la loi placées sur un pied d'égalité. IL est établi comme principe fondamental que, comme les écoles communes ne sont point des pensionnats mais bien des externats et comme les élèves se trouvent tous les dimanches et une grande partie de la semaine, placés sous la surveillance de leurs parents et de leurs protecteurs, il ne fant pas substituer aux fonctions du père ou du protecteur de l'enfant celles d’un instituteur d’écoles communes. Aussi, la loise contente-t-elle de dire à ce sujet : ‘Que dans ‘€ toute école commune ou modèle, établie en vertu de l'autorité “ du présent acte, nul enfant ne sera tenu de lire ou étudier dans “aucun livre de religion ou de se joindre à aucnne pratique de “ dévotion ou de religion—auxqnels ses parents ou protecteurs “ pourraient s'opposer : pourvu toujours que, dans ces limites, “ les élèves pourront recevoir l'instruction religieuse que leurs “€ parents ou protecteurs désireront, suivant les règles générales “ qui sont établies par la loi” Etla loi autorise en même
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temps, sous certaines restrictions, l'établissement d’une école séparée pour les protestants ou pour les catholiques romains, suivant le cas, lorsque l’instituteur d’une école commune appartient à une croyance religieuse différente.
33. Le conseil de l'instruction publique insiste sur la nécessité d’inculquer à tons les élèves d’une école les principes de religion et de moralité, et prescrit à ce sujet les règles suivantes : “ La pratique des exercices de religion dans chaque ‘ école restera matière d’arrangement mutuel entre les syndics ‘et instituteur, et ce sera à l’instituteur et au parent ou pro- “tecteur de l’enfant à décider si l'enfant devra réciter dans “les écritures ou le catéchisme, on autres abrégés de la “ doctrine religieuse et des devoirs attachés à la croyance à “ laquelle appartient tel parent ou protecteur. Ces leçons ‘“ cependant n’interviendront nullement dans les exercices “ régulicrs de l’école.”
34. Comme garantie ultérieure que ces principes seront respectés, les membres dn clergé de toute dénomination religieuse reconnu par la loi sont, ex ofjicio, visiteurs d’écoles dans les townships, cités, villes et villages dans lesquels ils résident ou dont ils ont la charge pastorale. Et le surintendant en chef remarque à ce sujet :
‘“ Les membres du clergé dans le pays ont libre accès aux “ écoles ; et nous ne connaissons point de cas où la maison ‘“ d'école soit devenue le champ de la discorde religieuse ; “# mais au contraire nous pouvons citer beaucoup de circons- “tances, surtout à l’occasion des examens trimestriels, où & l’école a vu se réunir et s'entendre cordialement le clergé des “ diverses dénominations religieuses, et devenir ainsi le foyer “ radieux de l'esprit de charité et de coopération puissante du “ christianisme, dans l’œuvre important de la civilisation et du “ bonheur du peuple.”
Relativement à la question générale, il ajoute: ‘“ Plus on “examinera avec soin la question de la religion dans ses ‘t rapports avec un système d’écoles communes, et plus lon & verra clairement, je pense, qu’elle a été laissée à qui elle & appartient proprement—aux municipalités scolaires des lo- & ealités, aux parents et aux directeurs des écoles—le gouve:- ‘ nement se chargeant de protéger les droits des parents et des “enfants ; mais au-delà de ces soins, et en dehors des prin-
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“ oipes et des devoirs de morale communs à toutes les classes, |
tj] ne contraint ni ne défend,—il reconnaît les droits des vo
“ pasteurs et des parents comme ceux des syndics d’écoles et lec
“ des instituteurs, et considère que les travaux réunis de tous, , dû
{| “ constituent le système d'éducation propre à la jeunesse du av
{l « pays.” | | a j
85. Les élèves qui fréquentent l’école normale doivent né- | ple
cessairement laisser leur résidence pour venir à Toronto où est le :
située l'institution, et par conséquent ils se trouvent soustraits
à la surveillance de leurs protecteurs naturels. Conformément de
: aux principes établis plus haut, les autorités scolaires se croient sui
donc tenues d’exercer dans ce cas une surveillance plus stricte ? de
sur leur éducation religieuse et morale. Ci-suivent quelques- ins
unes des règles que le conseil de l'instruction publique a . du
# prescrites pour l’école normale : rai
| “ Les instituteurs-élèves pensionneront et se logeront dans la pa “cité, dans les maisons et soumis aux règlements que le tot
“ conseil de instruction publique approuvera.” 1eu
NL Û # Chaque instituteur-élève est obligé, tous les vendredis après- le : # midi, de 8 à 4 heures, d’assister ponctuellement aux classes
“ consacrées à l'instruction religieuse séparée donnée par le “membre du clergé du corps religieux anquel il appartient. ‘ Tout élève qui n’assiste pas à ces exercices devra transmettre ‘ par écrit une explication de cette absence.” f On s'attend à ce que les instituteurs-élèves mèneront une “vie stricte et régulière, qu’ils seront rendus à leur domicile “€ respectif tous les soirs avant neuf heures et demie, et qu’ils “ assisteront régulièrement au service divin de leur église. ‘Toute inconvenance de conduite sera portée à l’attention spt- ‘“ ciale du surintendant en chef des écoles.” J’ai visité l’école normale, dans le cours du voyage que j'ai . récemment fait dans la partie ouest de la province, et l’adresse qui m’a été présentée dans cette occasion par le conseil de Pinstruction publique contient des renseignements très intéressants ; je prends la liberté d’en faire un extrait : ( ‘ Après un intervalle de trois années, nous, les membres du conseil de l’instruction publique du faut Canada, avons beaucoup de plaisir à rencontrer de nouveau votre excellence.” “# Nous saluons cordialement votre excellence à l’occasion de sa première visite, dans unc institution qui a été commencée si sous ses auspices.”
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“ A Poccasion de la cérémonie intéressante accomplie par votre excellence, en posant la pierre angulaire de lédifise dans lequel nous sommes aujourd’hui assemblés, nous nous étendîmes sur les objets nobles et patriotiques que la législature avait en vue dans cet établissement. Ces objets, on ne les a Jamais perdu de vue, et nous avons aujourd’hui un grand plaisir à présenter à votre excellence quelques statistiques sur le résultat obtenu.”
“ Depuis Pétablissement de l’école nornale, dans l’automne de 1847, 1456 candidats se sont présentés à l’admission ; et sur ce nombre 1264 ont été reçus après examen ; et sur ce dernier nombre, il y en a environ 150 qui ont €té parfaitement instruits chaque année ct envoyés dans les différentes parties du Canada Ouest. Nous avons eu à diverses reprises l’assurance qu'ils ont éminemment réussi à instruire la jeunesse du pays, et relever le caractère de nos écoles,—et les demandes toujours grandes et croissantes que l’on fait des bons instituteurs, nous engage à faire de plus grands efforts pour augmenter le nombre de ces serviteurs méritoires et précieux du public.”
‘ La grande libéralité de la législature, qui a récemment établi un fonds de £500 par année pour venir en aide aux instituteurs Agéset épuisés, deviendra, le conseil ne peut s'empêcher de le croire, un motif puissant d'encouragement pour un grand nombre à entrer dans une profession jusqu'ici si mal rétribuée, pendant qu’elle ne manquera pas de provoquer chez ceux qui s’y sont déjà engag£s un redoublement de zèle et d'efforts.”
‘ Votre excellence apprendra avec plaisir que le système de bibliothèques publiques établies dans tout le Haut Canada, a été mis en opération avec beaucoup de succès, en 1558 et 1554. Depuis Décembre de l’année dernière, près de 75,000 volumes, embrassant les départements les plus importants des connaissances humaines, ont été mis en circulation par lentremise des municipalités de townships et des corporations d’écoles ; et le conseil en attend les résultats les plus salutaires.”?
“ Pour prouver cette coopération cordiale du peuple à promouvoir le système d’éducation publique établi par la législaturc, nous pouvons ajouter avec plaisir qu'une somme considérable, à peu près un demi-million de piastres, a été prélevée pour cet objet, par la libre volonté du peuple, exclusivement de l’aide législative.”
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“ Ces faits, nous en sommes certains, ne seront pas moins
agréables à votre excellence qu’ils sont consolants pour nous et : dignes du peuple du Haut Cauada,.et nous espérons que dans Je cours de quelques années, lorsque les écoles de grammaire auront été avantageusement greffées sur notre système d’éducation, le résultat général de nos opérations n’en sera pas moins satisfaisant.” À ù 36. Le recensement de 1851 fournit la récapitulation suivante de la population du Haut Canada, sous le rapport des croyances religieuses :
Eglise d’Angleterre....,.............. 228,190 Eglise d’'Ecosse......... vrcrorosooss | 07,549 é Eglise de Rome...... sos docteurs 107,695 Eglise libre-—Presbytériens.... .... ... 65,807 | Autres Presbytériens...........,...... 80,799 fa Méthodistes Wesleyens.............. 96,640 | Méthodistes Episcopaux.......,..... 48,884 ” in Méthodistes de la nouvelle connexion... 7,547 d (. Autres Méthodistes........,..... c.. 59,585 e Baptistes......... consocssessosseces 45,858 ÉAUUÉMIONB NS 082 06h po ere das cer 12,089 Congrégationalistes......... sosooocee 7,147 À Chasse centre qe Jéteress «+ 7,460 Chrétiens de la Bible................ 5,726 LB 41001 4 ALU SAN ER RINARENEENREER css 9099 Second Avénement. ... sous sosossoee 663 PPORNANN ee roses cena ssenseoss : 1198 Disciples....... séismes 004 ITS PNR EN ET ES ES NOT 108 Ménonistes et Tunkers.........,...... 8,230 Urniversaliates.,. uses se vosesese . 2,684 UD es roumaine tuer 834 MotMons,. 45.1 PTE CT TELE 247 Inconnus......... “suce Sésshe se... 6,744 ,
Croyances non-données...., ......... 85,150 Autres croyances non-classifiées......., 7,805
Total de ja population....... 952,004 1 Le nombre total des instituteurs employés dans Jes écoles HN communes du Haut Canada en 1852, est de 8,258-—2,451 in-
1e stituteurs et 807 institutrices ;—leur croyance religieuse est à conime suit :
si Eglise d’Angleterre..................... 700 " Catholiques Romains................... . 358 vai Presbytériens.................. nevsdisés QUE " . Méthodistes: : «sec sse dos secs nesRte 893 | Baptistes............. és sue vosvessess 196 de Congrégationalistes................. TEL.
68 ButhOMENRs sde onvsiosor cie vec 4 QuARTAS se secemerre cresson éaetdoecses 45 Chrétiens et Disciples....... TR TT 25 6 Rapportés Protestants”............... s…, 936 Universalistes et Ünitaires................ 23 Autres CYOYANCES. . ces .ssesseress ET 12 Croyances non-rapportées..........,...... 28 Le nombre total des écoles communes rapporté pour la pré sente année est de 2,914, et celui des écoles séparées de 18,— dont trois pour les protestants et deux pour la population ‘de couleur.
87. En comparant l’état de l’éducation dans le Haut Canada, dans les anntes 1847 et 1858, on obtient les résultats suivants : À Population de 5 à 16 ans:
HOT ss ceddréiétan drée dr dar. 0000000 RS ESS HET bte vaio sache O0 DT tomes j 1858 So ne 02.88.04 0.00 Éd 194,736 Total des étudiants et élèves fréquentent le porn collèges, académies, écoles de grammaire, écoles privées el communes :
"1853... a 6.00. + 203,896 Montant total disponible pour les salaires desVinstitateurs des écoles communes :
coles enr £ 68,780 O0 0 Vin Bis eu seendteececse L'INRTE E
Montant total disponible pour les salaires des instituteurs, maisons d'école, bibliothèques, instrumenis :
1847... oorvecoco ces. Point de rapport 1858... soso 132,960 16 5 Moyenne du nombre de mois pendant lesquels chaque école a
été tenue ouverte par un instituteur compétent : ”
FL ET TT Tr 1868, , 60000 0000000000 0000 19 mois
Ces chiffres ne représentent cependant pas d’une manière correcte le progrès que le système des écoles communes a fait, car la politique du département a plutôt été d'encourager agrandissement des arrondissements actuels d’écoles, que d’en créer de nouveaux ; et durant toute cette période de temps, les écoles normales et modèles ont eu constamment l'effet d'élever le caractère des instituteurs des écoles communes. On voit encore augmenter rapidement les écoles gratuites, telles qu’elles se distinguent des écoles en parties supportées par les contributions des élèves. Avant 1650, il n’était pas fait de rapport sur cette description particulière d'écoles. Dans cette année il en fut rapporté 252, et en 1853 ce nombre s’était monté à 1052. A propos de ces faits et d’autres faits de même nature, le surintendant en chef des écoles pour le Haut Canada, en terminant son rapport pour l’année dernière, lequel a été mis devant le parlement et n’est pas encore imprimé, résume ainsi sommairement le résultat en fait d’éducation obtenu depuis ces quelques dernières années: ‘ Ce sera toujours une source de satisfaction pour votre excellence de penser que c’est sous votre administration qu'ont été passées les lois qui ont organisé tout notre système d’éducation,—que nos écoles normales et modèles ont été établies et ont produit tant de fruits, — que le nombre des élèves de nos écoles, que les sommes volontairement fournies par le peuple pour les soutenir, que le perfectionnement dans le mode d’enseignement, dans la construction des maisons d’écoles comme dans les ameublements et autres commodités ont été portés à un point sans exemple jusqu'ici, —qu’un, système général de bibliothèques publiques d'écoles a été établi avec succès, et que toutes les pensées du peuple sont tournées vers le progrès de l’éducation et des lumières de même que vers le développement des chemins de fer, des manufactures, du commerce ct de l’agriculture.”
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38. Dans le cours de la présente session, la législature pourvoira de nouveau aux besoins des bibliothèques d’écoles et elle doit voter une somme qui sera spécialement appropriée à l’établissement d’une Ccoie modèle de grammaire qui se rattachera à l’école normale à Toronto. Les écoles de grammaire occupent le rang intermédiaire entre l’université et les autres institntions collégiales de la province et les écoles communcs. L'école modèle de grammaire relèvera Pinstruction que ces institutions donnent et lui donnera un certain caractère d’uniformité. Quand ce but sera attcint, ce ne sera point trop ôser que de dire que l’on aura mis à la portée des enfants de toutes les classes dans le Haut Canada, des moyens d’éducation qui ne sont surpassés en aucune partie du monde.
39. La position de la province inférieure sous le rapport de l'éducation n’est pas aussi satisfaisante. L’on n’a encore dans cette partie du pays ni école normale ni bibliothèques d’écoles,' bien que l’on ait déjà fait quelque chos: pour les établir. Les commissaires d'écoles sont encore en trop de cas des gens sans instruction.et les instituteurs ne sont. point trop compétents à remplir leur charge ; et l’on voit des paroisses dans lesquelles sous un prétexte ou sous un autre, la contribution locale destinée au soutien des Ccoles n’a pas encore été prélevte. Mais il est Juste de dire que dans quelques districts du Bas Canada éloignés des villes et dans Jesquels l’hiver est bien long et bien dur, les habitants y souffrent beaucoup de la pauvreté. Néanmoins, il y a eu progrès dans ces dernières années, et l’on remarque des indices de progrès encore plus grands. Peu de temps après l’établissement des écoles communes dans le Bas Canada, l’on crut nécessaire par suite en partie de la manière imparfaite dont fonctionnait le système municipal et partie par suite de la mauvaise volonté que montraient les habitants à s’imposer ce devoir, de rendre la taxe des écoles obligatoire au lieu de laisser aux municipalités, commé dans le Haut Canada, Ja liberté de se taxer, à la condition toujours qu'aucun arrondissement d'écoles ne recevrait sa part dans la libéralité du gou-
-vernement, il n’était prélevé un montant égal dans la localité.
Durant les premières années de mon administration, les adversaires de Ja taxe onéreuse eommirent de temps en temps des actes de violegce. Cette espêce de résistance à la loi a main-
“tenant cessé, gt l’on voit aujogrd’hui dans Ja population des
aus
dispositions générales à s’y soumettre.
stitutions d'éducation dans le Bas Canada s’est porté de
1,827 qu’il était en 1847 à 2,352 en 1858, er les élèves qui
ue se montaient qu’à 68,133 à cette époque, se montaient
l’année dernière à 108,284. Ce dernier chiflre comprend
8,524 jeunes filles instruites dans 53 écoles de filles supérieures
et 2,786 qui sont instruites dans 44 couvents, 4,923 élèves qui
fréquentent 83 écoles indépendantes, 1,169 qui fréquentent 19
écoles classiques préparatoires, et 2,110 étudiants qui sont ins-
truits daus 14 colléges catholiques romains. Les termes de ces dernières institutions, pour ce que l’on donne comme éducation de première ordre, sont excessivement modérés. Toutes les dépenses d’un étudiant, y compris son logement, sa pension, sont de £14 à £1S par année. Ces institutions peuvent donner
Péducation à ce prix bien bas, parce qu’en partie elles sont
| généralement bien dotées et en partie parce que le“ professears
étant des ecclésiastiques, ne reçoivent pour leurs services d’autre i rémunération que le vêtement et la nouriture.
' 40. Il est pénible d’avoir à détourner les veux du progrès constant de la population europtenne et de ses descendants qui se sont établis dans cet'e partie de Amérique, pour envisager la condition et l’avenir des tribus aborigènes. On n’a pas raison de dire, je crains, que l’on a réussi sur ce continent à résoudre d’une manière satisfaisante le problème diliicile qui se présentait de réconcilier les intérêts de la race native et inferieure des aborigènes, avec ceux d’une race intruse et supérieure. Dansles Etats-Unis, la marche que l’on a généralement suivie dans cette question, a Cte de forcer par l’influenre de la persuasion ou de la force, l’homme rouge à céder st place à Phomme blanc, en retraitant de plus en plus dans le désert : mode d'agir qui nécessairement mène quelques fois à l’adoption de niesures cruelles et qui cesse d’être praticable lorsque Ja civilisation approche des limites du territoire que l’on veut occuper. En Canada, on a permis aux tribus de continuer à vivre au milieu des scènes de leurs premiers souvenirs, de leurs plus chères traditions, sur des terres enlevées au flot envahissant de Ja population blanche, et réservées pour les aborigènes. Mais ce système, bien que plus humain que l’autre dans sa manière de fonctionner, n’est pas sans ses difü-
shhéa, Les lois que l’on à passées pour les pratéger, et dans
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