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La circulation se multiplie d’une manière remarquable sur ces lignes. Ta plupart de celles qui sont entrées en opération en 1853, 0. “ià presque doublé leurs recettes hebdomadaires dans une pi : de 12 mois ; et celles qui ne sont ouvertes que depuis le commencement de la présente année, indiquent déjà un résultat qui ne sera pas moins satisfaisant.
21. Dans la ligne du chemin de fer du grand tronc se trouve compris le pont Victoria, jeté aur le St. Laurent vis-à-vis Montréal. L'endroit où il traverse le fleuve a environ deux milles de largeur, mais au moyen de terrassements la longueur réelle du pent se trouvera réduite à 8,000 picds. 11 se forme de tubes en fer de 16 pieds de large et d'environ 20 picds de baut, supportés par 25 piliers et 2 culées. Les piliers les plus rapprochés des culées auront 36 pieds au-dessus du niveau du fleuve en été, et s'élèveront graduellement jusqu’à ce qu’au milieu du pont ils aient une hauteur de 60 pieds. Les piliers du centre seront éloignés l’un de l’autre de 330 pieds, et les autres de 240. On calcule que la pesanteur du fer qui entrera dans les tubes sera de 10,400 ton. et de la maçonnerie dans les piliers et les ceulées de 205,000. Cet ouvrage étonnant est déjà commencé. Le terrassement nord est bien avancé, la eulée qui s’y rattache est déjà au niveau des eaux du St. Laurent en hiver, (17 pieds au-dessus de celui de lété,) le pilier le plus rapproché dn terrassement est complété et le suivant est bien avancé. Il sy attache un intérêt tout particulier en raison des phénomènes qui accompagnent larnoncellement des glaces sur le St. Laurent et la pression à laquelle semble devoir être exposé tout obstacle qui #’oppose à son mouvement. M. Stephenson est cependant d’opinion, que cette pression peut s’évaluer et que les constructions que l’on fait dans le fleuve sufliront pour y résister.
22. En 1849, le système qui dès les commencements de la colonie a été une source si féconde en gaspillage et en in trigucs—le système qui faisait à même le trésor public certaines allocations pour des travaux locaux, a été finalement discontinué. Avant cette époque, ce n’était que trop souvent l’habitude de dépenser l’excédant des revenus de la province en petits travaux de cette espèce, et d’invoquer ensuite l’aide impériale, soit sous forme de garantie ou autrement, pour l’exé-
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cution de travaux d’une importance plus grande et d’un caractère national. Depuis que cette résolution a été adoptée, le développement général du pays et la législation judicicuse qui y a été faite ont tellement angmenté lex ressources et le crédit des municipulités que les travaux locaux se sont faits avec plus de vigueur comme aussi plus de jugement et d'économie qu'auparavant, pendunt que les fonds de la province ont été laissés à la disposition de besoins plus légitimes. Dans une dépêche qui accompagnait le livre bleu de 1851, je me suis Gtendu quelque peu an long sur les résultats de ce changement de système, ct je n’en parle ici qu’en passant, parceque je crois que cette mesure à puissamment contribué au progrès que l’industrie à récemment fuit dans la province,
23. Les statistiques suivantes sur les opérations de la compagnie du télégraphe de Montréal indiquent l'activité croissante et l'essor qui ont ét6 donnés au commerce de la province, durant cex quelques années dernières. Cette ligne de télégraphe fonctionna d’abord entre Montréal et Toronto, dans le mois d'Avril 1847, et dans lautomne de la même année elle s’étendait jusqn’à Québec. La longuenr de Ja ligne principale et de ses embranchements est aujourd’hui de 1500 milles, avec 66 bureaux où se transigent les affaires du public, sans compter les stations maintenues pour les be: ins des chemins de fer.
en : : s Elle se relie aux chûtes de Niagara, avec les lignes qui vont à Buffalo, Cleveland, Cincinnati, St. Louis et la Nouvelle Orléans, et à Portland avec d’autres lignes qui vont à St. Jean . Ê “, V9 nl P s du Nouveau Brunswick, à Ilalifax de la Nouvelle Ecosse, à Boston et à New-York. Le tarif des charges est aujourd’hui réduit de 50 par cent au-dessons de ce qu’il était en 1847. En 1848, les dépèches transmises sur toute Ja ligne se montaient à environ 60,000 (bien que dans le temps il n’a pas été tenu un compte bien exact du nombre.) Elles se sont élevées en 1552 à 161,878,et en 1233 à 242,876,à part les rapports télégraphiques fournis aux journa 1x, qui couvrent tous les jours d’une deinicolonne à deux colonnes de matières imprimées.
24. Je joins ici un tableau statistique indiquant les divers états dans lesquels s’est trouvé chaque année le département des nostes depuis 1851, inclusivement.
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| m1 . Led No. de | Milles | Milles par. | No. de
* Dat Bureaux de courus an- [lettres de la au. de routes | nuellement semaine Poste. | Postales! par la Malle. (précédente. pe ni à PRE on 6 Avril, 1851... 601 7,595 i 2,487,000 41,000
5 Avril, 1852... 840 © 8,618 : 2,931,573 71,726 31 Mars, 1853.. 1,016 : 9,122, 3,430,474 81,896 Do 1854... 1,166 10,027 4,015,816 98,350
murs, 1854, out été de £80,955 Is, 4d.,fuisant 412,685 de plus que les recettes de l'année précédente ; et les déboursés de £88,748 7s., v compris £14,579 10s, Id, de frais de port par les paqnebots anglais, —indiquant un déficit de 47,193 5s. &8d, sur les opérations de l’année.
25. J'ai choisi dans les statistiques générales compilées d’après les rapports du département de Péducation pour le Haut Canada, quelques détails intéressants sur Pérat comparatif de Péducationu daus le Faut Canada, pendaut lex années qui se sont écoulées de 1847 à 1853, inclusivement, C’est en 1847 que fut établie l'école normale que Pon pent considérer comme lo base du système scolaire, et c'est verës la fin de 1553 que le département de Péducation a distribué le premier volume de ces bibliothèques publiques d'école qui en sont le couronnement et la fin. Si l’on peut dire que la réciprocité de commerce avec les Etats-Unis introduit une nouvelle ère dans histoire commerciale de la province, on peut je crois dire également que cette dernière mesure a inauguré une nouvelle phase dans son histoire scientifique et intellectuelle. Le sujet est d’une telle importance que je prendrai la liberté d’en dire un mot avant de pusser outre. Dans le but de prévenir tont malentendu, je dois dire que les termes “bibliothèques d'écoles” ne veulent pas dire des bibliothèques exclusivement destinées à l’usage des enfants qui fréquentent nos écoles communes,
Dans le fait, elles sont des bibliothèques publiques destinées à
l’usage de la population en général; et elles sont appelées bibliothèques d'écoles, parcequ’elles ont été établies par les Actes des écoles, et que l'administration en est confiée aux autorités scolaires,
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26. Aussi dex bibliothèques publiques d'écoles, telles que celles qui sont maintenant introduites en Canada, sont en opération depuis plusieurs années dans quelques états de PUnion voisine, et c’est à ce système américain que nous avons em prunté quelques uns des traits les plus précieux du nôtre, Dans la plupart des états cependant qui ont consacré des deniers pou les bibliothèques, le choix des livres à 616 laissé aux syndics que les diflérents districts se sont choisis ; plusicurs d’entre eux sont bien peu qualifiés à remplir leur tâche, et le résultat a été que des colporteurs itinérants qui offraient aux plus bas prix possibles lex livres les plus brillants en apparence ont princi palement contribué à monter les bibliothèques. En introdui sant le système en Canada, l’on a pris des précantions qui, je l'espère, auront Peflet d’obvier à ce grand mal,
27. Dans l'acte des écoles de 1850, qui le premier répartissait une somine d’argent pour l'établissement et le sonticn des bibliothèques publiques, ilest déclaré que le surintendant en chef de l'éducation sera tenu de distribuer aux conditions snivantes les deniers que la législature vote à cette fin : Nulle aide ne sera accordée pour établir ou maintenir des bibliothèques d'écoles, si les localités ne prélèvent et n’employent aux mêmes £n3 nn montant égal,” et le conseil de l'instruction publique est tenu d'examiner et de recommander ou désapprouver à son choix les livres qui seront en usage dans les écoles on qui seront placés dans les bibliothèques d'écoles ; Pourvu qu’ancune partie des deniers d’écoles votés par la législature ne sera employée à supporter aucune école dans laquelle on se servira de livres désappronvés par le conseil, lorsque telle désapprobation aura été publiée. ?”
28. Le conseil de l'instruction publique, dans l’exécution des devoirs qui lui sont imposés, a, entre autres règlements généraux pour l'établissement ct la régie des bibliothèques publiques d'écoles dans le Haut Canada, adopté la règle suivante : ‘ Pour empêcher qu’il ne soit introduit dans les bibliothèques “ des livres qui ne conviennent pas, il est prescrit qu’aucun “livre ne sera reçu dans aucune des bibliothèques publiques “ d'écoles établies en vertu de ces règlements, s’il ne se trouve “ pas dans le catalogue des livres de bibliothèques publiques
“ d'écoles préparé suivant la loi, ” et l’extrait suivant des mi-
putes de ses délibérations fait connaître les principos qui l'ont gt $
guidé dans le choix des livres qui doivent composer ces bibliothèques.