Le conseil regarde comme un devoir impérieux d’ex
clure de ces bibliothèques tout ouvrage ayant des tendances licencieuses, vicieuses ou immorales, ainsi que tout onvrage hostile à la religion chrétienne. ”
2, “Et le conseil est d’opinion qu’il n’est pas conforme à l’objet que l’on a en vue dans l’établissement des bibliothèques publiques , d’y introduire des ouvrages de controverse sur la théologie ou sur les dénominations religienses : bien que lon ne doive pas désirer exclure tout ouvrage historique ou autre dans lequel on mentionne ou discute ces questions, et qu’il soit à désirer que l’on y mette un choix d’ouvrages convenables sur les preuves de la religion naturelle et de la religion révélée.”
8. Quant au, livres sur l’histoire de l’église, le conseil s'entend sur le choix des ouvrages les plus approuvés des deux côtés. ” |
4, “ Avec ces exceptions et ces restrictions, le conseil est d’opinion que l’on doit étendre autant que possible le choix des livres utiles et intéressants qui ont une valeur constante et qui fournissent dans les différentes branches des connaissances humaines une lecture populaire, en laissant à chaqne municipalité le soin de consulter son goût et d’exercer sa discrétion dans le choix des livres inscrits au catalogue général, ”
5. “ Le conseil, en admettant certains livres dans le catalogue général, n'entend pas exprimer une opinion sur le mérite des sentiments qui y sont inculqués ou combattus ; mais l’on ne doit voir en cela qu’un simple acquiescement de la part du conseil à ce que les municipalités aient la liberté d’acheter ces livres, ai elles le jugent à propos. ”
6. “Le catalogue général des livres qui conviennent aux bibliothèques publiques d’écoles peut être changé et étendu d’année en année, suivant que les circonstances pourront le suggérer, et à mesure que de nouveaux ouvrages de prix pourroni paraître. ?”
29. Le catalogue en question, et dont je vous transmets copie, fait voir amplement l'esprit d'intelligence et de libéralité avec lequel le conseil de Pinstruction publique a suivi les principes que je viens d'exprimer plus haut, Le surintendant en chefre:
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marque que pour les bibliothèques qui ont été établies jusqu'ici, les autorités locales ont, dansiun grand nombre de cas, laissé le choix de ces livres au surintendant en chef ; que dans quelques autres, ces livres ont été choisis parun comité qu’elles nommaient entre elles, et que dans d’autres elles en ont choisi pour le montant de leur propre appropriation, priant le surintendant en chef de choisir le reste, jusqu’ à la concurrence du montant de l’octroi fait par le gouvernement pour la bibliothèque. Le surintendant en chef recommande ce plan comme le meilleur. Le nombre total des volumes transmis par le département de l’éducation aux bibliothèques publiques dans le Haut Canada, depuis le mois de Novembre 1853, époque à laquelle les premiers livres en sortirent, se montait à la fin du mois d’Aout dernier à 62,866.
30. Le système de l'instruction publique dans le Haut Canada est grefTé sur les institutions municipales qui, par l’acte passé en 1549, ont reçu une organisation complète dans les détails et admirablement propre à développer les ressources, asseoir le crédit et promouvoir les intérêts moraux et sociaux d’un pays nouveau. La loi qui règle les écoles communes a été passée en 1850, et elle embrasse toutes les modifications et tous les perfectionnements suggérés par l’expérience acquise dans le fonctionnement des divers actes d’écoles adoptés depuis 1841, époque où fut, pour la première lois, introduit dans notre législation le principe important de l’allocation en faveur de chaque comté, à condition qu’un semblable montant serait prélevé dans les localités par voie de cotisation.
31. Le développement du sentiment de l’indépendance ïindividuelle et de l’esprit d’émulation dans les localités, sous la surveillance d’une autorité centrale qui exerce une influence presqu’exclusivement rnorale, constitue le principe dominant du système. Ainsi, c’est aux tenanciers et franc-tenanciers de chaque arrondissement d’école à décider si leur école sera maintenue par, souscription volontaire, par contribution payée par chaque enfant qui fréquente une école (qui ne doit cependant pas excéder 1s. par mois) où par taxes imposées sur les propriétés. Les syndics élus par les mêmes tenanciers et franc-tenanciers ont la charge de déterminer le montant qui sera prélevé, pour les besoins d’écoles de tout genre, dans leurs arrondissements d’écoles respectifs, —d’engager des instituteurs dans la classe de personnes qui ont des certificats de capacité et de s’entendre avec
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