‹ Etat et avenir du Canada en 1854, tel que retrace dans les depeches du tres-honorable comte d'Elgin et Kincardine, gouverneur-general du Canada, au principal secretaire d'Etat de Sa Majeste pour les coloniesChapitre 4 sur 19 · ÉTRANGERS · texte numérisé non relu

ÉTRANGERS

DE

Avec cargaison.

À lest.

Avec cargaison.

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Bâtiments. Tonneaux.

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Tonneaux,

Colonies île l'Amérique Piitaiinique du N . .

Autres pays,

Colonies de l'Amérique Britannique du IN. .

Autres pays,

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1850 —Royaume-Uni J " \r

Colonies de l'Amérique Britannique du N. .

Autres pays,

1851 — Royaume-Uni,

Colonies de l'Amérique Britannique du N.

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Autres pays

1853 — Royaume-Uni,

Colonies de l'Amérique Britannique du N.

Colonies de l'Amérique Britannique du N.

Autres pays,

lest — résultat du, on peut le croire, à l'importation toujours croissante par la voie du St. Laurent d'articles pondéreux, tel que le fer en rails et le sel destiné aux états de l'ouest.

15. La quantité considérable de terres incultes que possèdent des individus et des corporations, fait de la vente du domaine public une question moins pressante dans cette colonie que dans quelques-autres. Il règne dans la province une opinion très prononcée sur les facilités que l'on doit offrir aux vrais cultivateurs de s'établir sur de petits lots de terre, et sur les obstacles qu'on doit susciter pour empêcher que les terres ne tombent entre les mains des spéculateurs. Cette opinion est sans aucun doute fondée en partie sur la jalousie que l'on porte aux grands propriétaires,rmais on peut l'attribuer, je le crois, en grande partie aussi au sentiment des inconvénients et des dommages que les jeunes pays ont toujours éprouvés lorsque de vastes étendues de terres sont placées en dehors du marché, dans des localités qui sont en voie d'établissement ; c'est à ce sentiment qu'est dû cette hostilité que l'on a originairement entretenue à l'endroit des réserves du clergé. Le prix de départ que le gouvernement a fixé en Canada pour les terres incultes, varie de 7s. 6d. courant à ls. courant par acre, suivant la qualité; et, d'après les règles maintenant en force dans le département des terres de la couronne, ces terres, excepté dans quelques cas particuliers, sont concédées en lots de 200 acres au plus, à condition pour le concessionnaire de s'y établir, d'y bâtir une maison et de défricher le quart du lot avant de pouvoir obtenir lapatente. Dans quelques endroits du pays, le prix d'achat se fait en dix paiements annuels ; dans d'autres en cinq, — avec intérêt dans les deux cas à compter de la date de la vente.

J'ai peu de confiance dans 1'efhcacilé de ces plans pour arriver à l'établissement réel de ces terres ; ils gênent la libre circulation du capital, sont facilement éludés et semblent particulièrement être hors de place partout où les terres incultes sont soumises à la taxe municipale pour les besoins de municipalité, tel que c'est le cas pour le Haut Cauada.

16. Je joins un état des terres publiques vendues chaque année, dans le Canada, depuis 1847 jusqu'à 1853 inclusivement.

Nombre d'acres des terres de la couronne vendue dans le Canada Est et Ouest :

Année.

Acres.

Valeur totale.

Total...

£203,172 ls 2d

Nombre d'acres des terres du clergé dans le Haut Canada, vendues en vertu de la 3 & 4 Vict. ch. 78.

Année.

Acres.

Valeur totale.

Total...

£370,322 17s ld

Nombre d'acres des terres du clergé dans le Bas Canada vendues en vertu de la 3 & 4 Vict. c. 78.

Année.

Acres.

Valeur totale.

Total

Nombre d'acres des terres des écoles de grammaire vendues en vertu de la 4 & 5 Vict. c. 19.

Année.

Acres.

Valeur totale.

Total

Nombre d'acres des terres des écoles communes vendues en vertu de la 12 Vict. c. 100.

Année.

Acres.

Valeur totale.

Total

17. Une grande partie des terres du Bas Canada sont tenues en seigneurie, espèce de tenure féodale qui a soulevé une controverse qui menace de produire les résultats les plus fâcheux, si l'on ne se hâte de la régler de quelque manière équitable. Une certaine classe de jurisconsultes prétendent que d'après la coutume établie dans le pays, avant qu'il fut cédé à la Grande- Bretagne, les seigneurs étaient tenus de concéder leurs terres par lots d'environ 100 acres au premier demandant, en par lui payant certaines redevances et une rente qui, prétendent-ils, n'a jamais excédé un denier par acre ; et ils citent les édits des rois de France pour prouver que le gouverneur et l'intendant pouvaient, lorsque le seigneur devenait contumace, s'emparer des terres et les concéder malgré lui, et retirer les rentes pour la couronne. Les seigneurs, d'un autre côté, allèguent les décisions des cours de justice, depuis la cession du pays, pour justifier le droit qu'ils ont de recevoir les rentes qu'ils pourront stipuler. A part cette controverse, les circonstances qui accompagnent cette tenure sont, sous d'autres rapports, très propres à exercer une influence défavorable au développement de la province, et si cette tenure peut être abolie sans injustice, ce sera indubitablement conférer un bienfait immense au pays que de l'abolir.

18. D'après les tableaux préparés pour les fins de la taxe, le montant total des valeurs mobilières et immobilières dans le Haut Canada, est donné comme étant de £35,455,980 10s. 6d., et le montant total des obligations dues par les municipalités est comme suit :

Montant garanti par des débentures. . . . £886,077 10 8

Montant non garanti 97,667 13 5

Actions possédées par les municipalités. 546,218 12 7 Les tableaux sur lesquels ces dernières estimations sont faites, ne sont cependant pas bien exacts ; et l'on ne saurait beaucoup compter sur les résultats donnés.

19. En 1847, le seul chemin de fer qu'il y eut dans la province, était une ligne de 22 milles de longueur, allant d'un point de la rive du St. Laurent, vis-à-vis Montréal, jusqu'à la ville limitrophe de St. Jean ; et l'avenir de la province, sous ce rapport, semblait si désespérant que, plus tard même, à la fin de l'année 1849, on lit les quelques lignes suivantes dans un document préparé avec soin et publié et signé par plusieurs

marchands intelligents, dans le but de hâter l'annexion dn Canada aux Etats-Unis. " Pendant que les Etats voisins se " voient enlacés par un réseau vivant de chemins de fer, le u Canada n'en possède que trois lignes, qui toutes ensemble " n'ont guère plus de cinquante milles en longueur, et dont le " capital pour deux de ces entreprises a subi une dépréciation " de 60 à 80 p. cent, symptôme fatal de la torpeur qui s'ap- " pesantit sur le pays."

Le tableau qui suit indique les chemins de fer maintenant ouverts ou en voie de construction en Canada, et les capitaux qui y ont été placés jusqu'aujourd'hui. Dans le cours de l'été dernier, 20,000 hommes au moins ont été engagés dans des travaux de chemins de fer ; et bien que ce nombre ait considérablement diminué depuis, cependant l'activité la plus grande se déploie encore dans toutes les parties de la province. De front avec ces travaux, se poursuivent encore des travaux de grande importance et qui employent un nombre considérable d'ouvriers. Durant le cours de l'année dernière il a été érigé dans toutes les parties de la province un nombre extraordinaire d'édifices publics, de magasins, de moulins, de manufactures et de résidences, et toutes ces causes réunies ensemble ont puissamment contribué à augmenter le prix de la main-'dœuvre. TABLEAU.

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